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cette particularité d'intéragir avec nos sens sans l'intermédiaire d'un écran. Les images sont directement projetées sur la rétine - on pense pouvoir utiliser de petits lasers comparables à certains systèmes en cours de développement à l'intention des ophtalmologues - l'écran de- vient illimité. Hommes terminaux, nous sommes dans l'image ! organisait en octobre 1990 une présentation du "Legible City". Une installation qui simule un déplacement dans l'espace d'une personne à vélo. En pédalant et en orientant le guidon d'une vraie bicyclette, le spectateur visite une ville imaginaire, virtuelle, qui défile sur un grand écran face au cycliste. Compte tenu de la baisse du coût des équipe- ments, déjà envisagés par des spécialistes comme Jaron Lanier de VP Research, avant la fin de la décennie, les entreprises vont pouvoir ac- céder aux applications des espaces virtuels. Dans un tel pseudo- monde, équipé de votre casque et votre raquette-virtuelle-à la main, vous gagnez votre premier match de tennis - immatériel - de la se- maine. Les aiguilleurs du ciel auront une vision exacte en trois dimen- sions de leur environnement simulé par de multiples capteurs permet- tant de suivre les mouvement aériens, les nuages et même des phéno- mènes que la vision naturelle ne permet pas de voir comme les rafales de vent. Les pilotes de sous-marins auront l'impression que la coque de leur navire n'existe plus. Le chirurgien, lui, visitera le corps de son pa- tient ; un jour conduit par ses gants électroniques un robot télé-opèrera à des milliers de kilomètres de là. laire au "système virtuality" de Jonathan Waldern vous pourrez entrer dans un monde virtuel, éventuellement dans une sorte de cinquième dimension délirante, soumis aux caprices des concepteurs de ces mondes imaginaires. D'ici là, plus sagement vous visiterez votre futur appartement, votre futur quartier, créations artificielles assistées par ordinateur. Et de la même manière ... vous irez dans votre bureau : les laboratoires Bell explorent le projet d'Environnement Virtuel Partagé. Il s'agit d'insérer virtuellement plusieurs personnes dans le même pseudo-espace ternationales, n'existe pas ! Les télé-conférences de cette fin du siècle, comme toutes les activités collectives vont être bouleversées par les possibilités de ces représentations virtuelles. Des représentations vir- tuelles qui permettront de faire voyager sa propre image sans se dépla- cer. Ce qui donnera une série de réponses bien étranges aux craintes de l'appauvrissement des communications, évoquées par les détracteurs du télétravail du XXe siècle. |