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dérables, un forage terrestre coûtant entre 1 et 4 millions de dollars par puit. Le développement de la capacité à simuler ou à manipuler le réel grâce à l'informatique et l'électronique vient, hélas, de voir son écla- tante démonstration avec l'actualité de la guerre du Golfe : leurres élec- troniques, visions nocturnes assistées par ordinateurs. Pour les entre- prises, les capacités de simulation des "pseudos" vont être appliquées au moins à trois domaines : d'abord. A cause de la concurrence "épuisante" qui existe entre les en- treprises internationales, notamment sur le plan économique. Le train d'enfer mené par l'innovation technologique continue coûte en res- sources : sur dix nouveaux produits conçus, un seulement réussira réellement à s'imposer sur le marché. Avant de venir sur des marchés - dont nous avons déjà souligné la complexité - des produits virtuels transiteront longuement dans les processeurs des ordinateurs et les inter-actions de leurs pseudos molécules seront des millions de fois simulées et testées avant qu'ils soient proposés aux clients. A la fonc- tion commerciale, ensuite. Les coûts commerciaux de la distribution, du marketing opérationnel, ont eux aussi dramatiquement fragilisé les résultats d'entreprise dont les zones de challandise - mondialisation oblige - ne cessent de s'étendre. Marché qui se fragmente en agrégats de consommateurs ayant des besoins bien spécifiques. Dorénavant "téléporter" un produit virtuel qui simule le produit ou le service réel sera possible pour les entreprises. A la fonction fabrication, enfin. Il s'agira de réduire les énormes coûts de maquettage, des moules et des prototypes grâce à des procédés révolutionnaires de Création Assistée par Ordinateur. Un procédé nouveau : la stéréolithographie permet, dès aujourd'hui, en fin de cycle d'étude de réaliser automatiquement "en dur" le produit qui se trouve dématérialisé sur l'écran. qui relèvent encore, pour les moins avertis, de la science fiction. Confrontées à l'impérieuse obligation d'adapter leurs organisations à l'atomisation des marchés de masse, seules les capacités de simulation des "pseudos" permettront aux entreprises d'économiser leurs res- sources d'abord au niveau de la recherche et de la conception, ensuite au niveau commercial lorsqu'il s'agira de faire découvrir à un prospect un nouveau service ou un nouveau produit. Autant savoir que ce sont sur ces terrains que se gagneront les futures batailles de la productivité des entreprises du XXIe siècle. Des terrains encore inexplorés qui sont chacun à leur façon, par les aboutissements que l'on devine, très déran- geants. |