|
|
de NTIC seront longs car ils s'attaquent au coeur des organisations sociales des entreprises, aux statuts établis et aux habitudes de tou- jours. Tout reste à rénover y compris l'idée que l'on se fait de l'organi- sation des bureaux. Rénovation qui sera relativement lente car les or- ganisations des années 1970/1980 sont encore de type taylorien ; c'est- à-dire qu'on parcellise les tâches parce que c'est la meilleure façon de les faire exécuter par quelqu'un avec un minimum d'erreurs. Ce n'est pas condamnable. Cela a été une façon de transférer dans un univers in- dustriel une population d'origine rurale, analphabète en lui divisant le travail. a amélioré son système interne sans que cette productivité soit globale, coordonnée avec celle du voisin. Dans nos bureaux, il y a encore cette culture taylorienne et, autour, un système d'éducation qui reproduit une distance hiérarchique, conformiste. Aujourd'hui, c'est inaccep- table car cela permet au responsable hiérarchique de penser "vous en savez toujours assez pour faire votre travail". Et il est tenté d'en dire le moins possible. Il y a rétention d'information parce que l'information fait partie du statut. Dans ce système d'organisation pyramidale, même installée dans des bureaux "design", on oublie simplement que, pour adhérer, la compréhension est nécessaire ; et Michel Godet que les inerties et les rigidités sont du côté des structures et des comportements". Il insiste sur l'importance des activités d'accompa- gnement : "L'investissement humain prime l'investissement matériel car c'est lui qui fait la différence". Nous reprenions ce thème en 1986 lors d'un séminaire sur la modernisation des Administrations : "La productivité sera le résultat de la mobilisation des hommes et de l'utili- sation intelligente des techniques". Certains spécialistes, dont Y. Lasfargues de l'ISG (Institut Supérieur de Gestion) en France, met- tront l'accent sur l'importance de la symbiose réussie homme/techni- que pour éviter des dysfonctionnements majeurs dans l'entreprise. auprès d'une population majoritairement composée de cadres et d'em- ployés. L'entreprise a besoin d'une adhésion de son personnel pour ti- rer le meilleur des outils bureautiques qui lui seront confiés. Il lui faut fournir une culture spécifique avant toute chose, l'enseignement pre- nant le relais pour les jeunes. Pour y répondre, l'investissement crois- sant dans la formation fait aujourd'hui partie des actions d'accompa- gnement à l'introduction des NTIC dans les Entreprises. |