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présentait une communication sur la modernisation du "télex". Début 1980, le Minitel apparaît à peine, la carte à mémoire n'existe pas ni le vidéodisque. Les modems, les micros, les télécopieurs, le radio-télé- phone restent confidentiels*. faire une irruption dérangeante dans la vie et dans le travail des indivi- dus. Une irruption qui sera un véritable choc culturel pour la majorité des cols blancs, dont le personnel d'exécution, mal préparé, qui sera en première ligne. Le pied sur le frein aux changements, les acteurs so- ciaux s'insurgent ou résistent sournoisement à la présence considérée comme "malveillante" des technologies. Détermisme prêté à la ma- chine qui est accusée d'un recul, phantasmatique, de la société et de ses acquis sociaux. Partie prenante du front du refus, les acteurs sociaux trouvent un terrain d'élection auprès d'une population féminine qui, dans sa grande majorité, à peine sortie de la maison pour entamer une vie professionnelle n'a guère envie d'y revenir. de NTIC se mettent à jouer dès le début des années 80 un rôle considé- rable dans la "modernisation" des organisations du bureau. Le proces- sus de mise en oeuvre - essais / erreurs - peut y être extrêmement laborieux et douloureux dans ses conséquences. Ce sera le cas dans les structures de taille importantes, bureaucratiques, qui vivront des moments d'autant plus difficiles qu'elles n'ont pas suffisamment inves- ti dans les mesures d'accompagnement, faute de réflexion sur l'évolu- tion de leurs organisations et de leurs modes de management. Ces structures - dont les administrations - ne tirent pas un réel profit de leurs investissements, du moins dans un premier temps. C'est dans ces "grandes entreprises bureaucratiques et tayloriennes" laires et théoriques faute d'enjeux réels. l'automatisation de la dactylographie et les outils des secrétaires. En 1982, 1,1 % des établissements étaient équipés du traitement de textes ; en 1983, 1,2 %. Il recensait pour 100 cols blancs : 0,4 micro-ordinateur , 3,2 machines de traitement de textes, 8,3 terminaux. L'apprentissage dominait mais on manquait d'idées organisationnelles. Il n'y avait quasiment aucun micro-ordinateur, télécopieur, fax, radiotéléphone ; en 1989, il y avait 3 millions de micro-ordinateurs, 580 000 télécopieurs, 160 000 radiotélé- phones. |