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cycle, il circule dans l'usine de plâtre de la société Lafarge à St Loubens. Il est équipé d'une radio qui l'informe sur le fonctionne- ment des machines. Ce qui lui évite d'être en travail posté, rivé devant ses cadrans. Il est virtuellement présent car il est toujours en liaison avec les équipements dont il a la responsabilité. Premier paradoxe, vous attendrez sûrement longtemps la réponse des tenants de la délocalisation pure et dure du télétravailleur. Paradoxe d'un autre genre, si cet homme était l'employé d'une société de service extérieure, le simple déplacement de la frontière entre Industrie et Services le ren- drait statistiquement visible. Ce "glissement statistique" vers le ser- vice est une illustration de l'externalisation croissante de certaines ac- tivités hors des entreprises . Ces dernières préfèrent faire appel à des fournisseurs extérieurs pour des tâches incombant autrefois à leurs personnels. Il s'agit d'un des faits marquants de la décennie 80/90. Au- delà de l'incidence statistique, nous observons là un phénomène, igno- ré par le rapport FAST de 1985, qui s'apparente, comme d'ailleurs l'intérim, à une forme de "délocalisation rampante" des emplois. C'est dire la difficulté de cerner les composantes d'une société au tra- vail en train de vivre de profondes mutations. sier. Un système qui semble ne pas encore être adapté à la "démassifi- cation" comme le souligne Michel P. Rousseau dans son étude sur le Management des économies locales moins de 10 salariés" ce qui équivaut à écarter les entreprises nais- santes et un nombre important de sociétés. Mal connues, elles repré- sentent entre 80 et 90 % des entreprises française et sont loin d'être uni- quement des échoppes d'artisans. De nombreuses petites sociétés de services s'installent dans des niches à forte valeur ajoutée en ayant ac- cès à une clientèle internationale grâce aux NTIC. que n'est pas le thème central de notre ouvrage. Néanmoins, nous insis- terons ici sur deux aspects indispensables à la compréhension du télétravail qui exige une vision fine de l'organisation du travail des personnes. Il s'agit de mieux comprendre comment dans une société extraordinairement complexe les organisations collectives s'adaptent à leur environnement, mais aussi comment et pourquoi émergera un nouveau de type col blanc. |