eTRAVAIL 2002
Rapport sur les
Nouvelles Formes de Travail dans l’Economie de la Connaissance
eTravail 2002 – Septembre 2002
R E M E R C I E M E N T S
Je tiens à remercier très vivement les personnes et
institutions qui ont permis à cette version 2002, en français, du rapport
européen sur l’état de l’art du télétravail de voir le jour dans des délais
extrêmement difficiles à tenir.
C’est, en effet, grâce au soutien financier de la Caisse
des dépôts et consignations, direction des nouvelles technologies, que la
traduction a pu être engagée. C’est ensuite grâce à un effort considérable sur
les délais de la part des traducteurs, en pleine période de vacances, qu’un
texte de base a pu être mis à la disposition des volontaires pour la relecture.
C’est tout particulièrement ces deux personnes qui ont
assuré la relecture et la mise en forme de la version finale en français que je
tiens à remercier très chaleureusement : Brigitte Marit-Boussard et
Jean-Claude Marot[1]. Sans
leur disponibilité, leur compétence et leur volonté, cette version française
que nous mettons à la disposition du public n’aurait jamais été prête dans les
délais.
Enfin, mes remerciements s’adressent également à l’équipe
de Distance Expert qui a coordonné le projet.
Un grand merci à tous et espérons que ces informations
ainsi rendues accessibles à un grand nombre de citoyens de langue française
permettent de faciliter et d’accélérer la mise en place de nouvelles
organisations du travail.
Nicole Turbé-Suetens
Présidente A.F.T.T.
Suivant ses statuts, l'A.F.T.T. a pour objet de devenir
l'espace français fédérateur d'échanges, d'initiatives, d'informations et de
projets en matière de téléactivités. Elle est née en mai 1997, d’une double
demande :
§
d’une part, celle des membres du projet européen
ETD (European Telework Development) qui souhaitaient promouvoir la création
d’associations nationales représentatives,
§
et d’autre part, celle des télétravailleurs français,
qui souhaitaient l’existence d’une structure qui puisse être leur porte-parole
vis-à-vis des pouvoirs publics et au travers de laquelle ils aient la
possibilité d’échanger leurs expériences pour progresser ensemble.
L'A.F.T.T. veut, avant tout autre chose, répondre à un
besoin du marché : celui d'un lieu fiable où trouver une information et des
réponses honnêtes et sérieuses aux questions générales que se posent de plus en
plus de personnes au sujet des téléactivités. Elle s'attache à faire évoluer
les concepts et les pratiques en organisant des groupes de travail thématiques.
C’est notamment dans ce cadre, qu’elle s’est pleinement impliquée dans les
travaux organisés par une sous-commission du Barreau de Paris qui a d’abord
travaillé pendant deux ans sur les aspects strictement juridiques liés au
télétravail avant de se pencher depuis quelques mois sur le sujet de la
cybersurveillance des salariés.
Dans le cadre de sa vocation française, elle cherche à
faire connaître les expériences étrangères, et plus particulièrement
européennes, de manière à élargir le champ de références des membres
intéressés. A cet effet, elle s’est engagée dans l’organisation de la 9ème
Assemblée européenne du télétravail (www.ework-in-europe.com)
qui doit se dérouler à Paris du 25 au 27 septembre 2002. Il s’agit de la
rencontre annuelle la plus importante sur le sujet. Cette manifestation est
organisée avec le soutien de la Commission européenne, du ministère des
finances, de l’économie et de l’industrie en France ainsi qu’avec celui du
ministère des affaires sociales et du travail.
Le site web de l’A.F.T.T.
(www.aftt.asso.fr) est le reflet
de ces objectifs et offre à tous ses visiteurs une bibliographie très complète
des principaux ouvrages et documents de recherche sur le télétravail, un
ensemble de liens utiles et des informations ponctuelles régulièrement mises à
jour.
Le mot de la Caisse des Dépôts et Consignations
Le développement des technologies de
l’information et de la communication est devenu essentiel pour la compétitivité
et l’attractivité des territoires. Les collectivités locales placent ces
technologies au cœur de leurs préoccupations et prennent des initiatives de
plus en plus nombreuses et diverses pour favoriser l’appropriation des TIC par
les populations, la création de services aux citoyens et stimuler l’économie de
leurs territoires.
Le Groupe
Caisse des dépôts est un groupe public spécialisé dans les métiers de la
finance et dans les activités de services et d’ingénierie dans le champ du
développement des territoires.
Au sein
du Groupe, l’Etablissement public intervient aux côtés des collectivités
locales en appui des politiques publiques afin de contribuer à la mise en place
des partenariats publics-privés
nécessaires à l’émergence et à la réalisation des projets locaux. Ces
interventions s’inscrivent dans des missions d’intérêt général. Ces missions
relèvent des mandats confiés à la Caisse des dépôts par l’Etat, les
collectivités territoriales, et plus récemment par l’Union européenne.
La
volonté de l’Etat, de garantir un développement numérique équilibré des
territoires s’est exprimée à trois reprises lors du CISI (Comité
interministériel de la société de l’information) de juillet 2000, à l’occasion
du CIADT (Comité interministériel d’aménagement durable du territoire) de
juillet 2001 et lors du (Comité interministériel de la réforme de l’Etat) de
novembre 2001. Dans le cadre de ces trois comités la Caisse des dépôts a reçu
mandat de soutenir les projets territoriaux en mettant ses capacités d’appui et
d'expertise à la disposition des collectivités locales pour accompagner et
créer un effet levier dans le déploiement de leurs projets d’infrastructures,
de contenus et d’usages
Dans le
champ de réflexion et d’analyse développer par le partenariat entre les
collectivités locales et la Caisse des dépôts surgissent des interrogations
quant à la validité des normes de compétitivité économique qui ont prévalu
jusqu’à maintenant .
Comment
l’organisation des entreprises évolue–t elle au regard des modification de
l’environnement international en particulier des phénomènes
d’internationalisation de la production ? Quelles sont, en particulier,
les transformations engendrées par la flexibilité du temps et la flexibilité de
l’emploi ? Quelles modifications cette nouvelle organisation des
entreprises serait-elle susceptible d’entraîner sur l’aménagement du
territoire ?
Quelle
organisation du travail faut-il envisager pour les salariés et quelles
implications ces nouvelles pratiques de flexibilité du travail sont elles
susceptibles d’engendrer sur la structure des emplois ? Quelles formes de
travail à distance peuvent se développer et quelles sont leurs incidences sur
la transformation du travail, sur la création d’emplois pour le salarié lui
même ?
Quelle
répartition des activités et quels services publics sur le territoire ?
quelle organisation des modes de transport et moyens de communication ?
Quelles modifications dans l’usage des territoires ?
Toutes
ces questions interrogent les décisions qui seront prises pour un aménagement
durable des territoires, non seulement en terme d’équipements et
d’infrastructures, mais aussi en terme d’environnement et de services aux
populations.
Les travaux conduits à
l’échelle européenne sur ces différents thèmes contribueront à éclairer la
réflexion et la mise en œuvre des projets des collectivité locales dont la
Caisse des dépôts est le partenaire.

Organisation virtuelle d'experts en Téléactivités
DISTANCE
EXPERT est
un cabinet de conseil spécialisé dans la mise en place de nouvelles
organisations du travail fondées sur l'utilisation intensive des nouvelles
technologies de l'information et de la communication.
DISTANCE EXPERT fédère un réseau d'experts dont
la pratique permanente et l'investissement personnel sont au cœur des actions
de transformation actuelle de la société, en terme d'utilisation des
technologies de l'information et de la communication.
La pratique quotidienne des experts de DISTANCE EXPERT avec leurs clients,
leurs pairs et leurs partenaires les amènent à chercher, tester, valider et
rendre accessibles les technologies les plus appropriées aux nouveaux besoins
du marché qui s'appellent : réactivité, convivialité, flexibilité, adaptabilité
et surtout confiance. Il est vrai qu'en cette période de mutation rapide, seule
la confiance alliée à la compétence permet de nouer les alliances rapides pour
faire face au changement nécessaire et gagner.
Les praticiens de DISTANCE
EXPERT, tous issus de l'industrie, ont une grande maîtrise des
changements organisationnels, du marketing international, de la qualité totale,
du reengineering et de l'alignement stratégique des systèmes d'information
ainsi que de la formation professionnelle. Ils travaillent au niveau européen
depuis longtemps et pratiquent les différences culturelles
Outre leur implication directe dans le monde industriel,
la plupart d'entre eux enseignent, sont auteurs d'ouvrages de référence, expert
auprès de la Commission européenne et participent à des projets européens dans
le cadre des programmes de recherche de la Commission européenne.
Cette ouverture sur l'Europe en particulier, et plus
globalement sur le monde dans leur domaine d'expertise en fait naturellement
des interlocuteurs reconnus de réseaux internationaux qu'ils mettent à la
disposition de leur clients pour faciliter des opérations de benchmarking.
La capitalisation de ce savoir, des bonnes pratiques et
d’une manière générale de l’information utile est faite dans une communauté
virtuelle dans laquelle les clients, les partenaires et les experts de DISTANCE EXPERT se retrouvent. Le
rôle de cette communauté va s’accroître très prochainement afin d’offrir de
nouveaux services personnalisés. La version actuelle de la communauté
eDistance-Expert peut être accédée à l’adresse suivante : http://www.mayeticvillage.fr/eDistance-Expert
DISTANCE EXPERT se propose d’accompagner vos
projets de télétravail en vous conseillant tant sure les aspects
organisationnels que légaux, sociaux ou technologiques. La formation des
télétravailleurs et de leurs managers fait partie intégrante de la démarche,
ainsi que le coaching des dirigeants.
Point de contact : infos@distance-expert.com
Avant-propos
Ce rapport, qui fait le bilan du développement de l’eTravail en Europe, témoigne des progrès accomplis pendant la nouvelle phase de coopération européenne dans le cadre d sa transition vers une économie numérique basée sur la connaissance.
Le nouveau cadre stratégique commun adopté lors du Sommet de Lisbonne en mars 2000 – envisageant d’instaurer en Europe « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique qui saura impulses un développement soutenu créateur d’emplois plus nombreux et plus qualifiés et facteur d’une meilleure cohésion sociale » - est maintenant renforcé par les accords de Stockholm et Göteborg. Un pas important vers cet objectif a été accompli par la mise en oeuvre du Programme d’Action e-Europe en 2000.
La nouvelle phase de la coopération Européenne est également mise en valeur dans le 5ème Programme Cadre de Recherche et Développement Technique, notamment à travers l’Action Clef « Nouvelles Méthodes de Travail ». Les projets européens sont maintenant en cours et les premiers résultats de ce ceux-ci sont décrits dans ce rapport
Cette nouvelle phase a aussi un objectif plus large qui est celui du développement de « l’eTravail » pour une part substantielle de la force européenne de travail. Cela implique un développement continu du télétravail avec ses avantages déjà démontrés en termes de flexibilité temporelle et spatiale. Cela implique, par ailleurs, une préoccupation plus grande pour la « qualité du travail » et anticipe la révolution du travail touchant la plupart des individus suite aux changements d’équipements et d’organisation des bureaux engendrés par les nouvelles technologies sans fil et de visualisation. Révolution qui est aussi liée au fait que la nature du travail elle-même se transforme dans le contexte de l’économie de la connaissance où la créativité et l’innovation sont plus appréciées que la simple productivité des tâches routinières.
Elle reflète également les liens entre la transition à une économie de la connaissance et la réalisation d’une croissance soutenue.
Ce rapport est aussi le résultat de l’effort conjugué d’un grand nombre de personnes en Europe. Nous espérons qu’il sera à la fois un document de référence et une source d’inspiration.
Les opinions qui y sont exprimées appartiennent aux auteurs
et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de la Commission Européenne.

Peter Johnston John
Nolan
remerciements
Nous remercions les personnes suivantes de leur
contribution:
|
Nom
|
Organisation |
e-mail |
|
Joseph Hochgerner |
Centre pour l’Innovation Sociale |
|
|
Christian Van Aesbrock |
Association Télétravail de Belgique Innotek - Proactive Consulting |
|
|
Jeremy Millard Lars Schmidt |
Institut Danois de Technologie |
lars.schmidt@teknologisk.dk |
|
Juhani Pekkola Tiina Hanhike |
Ministère du Travail |
juhani.pekkola@mol.fi tiina.hanhike@mol.fi |
|
Werner Korte Norbert Kordey Karsten Gareis |
Empirica |
karsten.gareis@emirica.de |
|
Theodore Katsanevas Spyros Trivizas |
Université de Piraeus |
katsanevas@groovy.gr |
|
Nana Luke |
Télétravail Irlande |
bealtaine@bealtaine.ie |
|
Fabrizio Davide |
Telecom Italie |
fabrizio.davide@telecomitalia.it |
|
Kitty de Bruin |
Telewerkforum Hollande |
|
|
Miguel Reynolds Isabel Rodrigues Paulo Peres |
APDT |
p.peres@mail.pt |
|
Andres Dochao Juan Torrente Artero Daniel Poves |
Association Espagnole des Réseaux Civils e-Netfinger |
dpoves@e-netfinger.com |
|
Walter & Hilkka Paavonen |
Paavonen Consulting |
|
|
Paul Jackson Andy Lake Ursula Huws |
HOP Associates Analytica |
andy.lake@hop.co.uk |
|
Csaba Mako Daniel Mester Peter Tamasi |
Institut de sociologie,
L’Académie des Sciences de l’Hongrie |
ptamasi@socio.mta.hu |
|
Wendy Spinks |
Université Scientifique de Tokyo |
|
|
Marek Bednarski |
Institut de Travail et Etudes Sociales |
instprac@it.com.pl |
|
Davorin Rogina |
A.L.P. PECA |
davorin.rogina@alppeca.si |
|
Jack Nilles |
Jala International |
|
|
Jean-Claude Marot Nicole Turbé-Suetens |
JC Consultants Distance Expert |
europe@distance-expert.com |
|
Alice & Alain Stern |
|
alainsternredac@skynet.be |
|
Tonu Lausmaa |
Centre pour l’énergie Renouvelable TAASEN |
tonu.lausmaa@mail.ee |
|
Shiri Ahuja |
Institut pour l’Enseignement Intégré en Management |
Shiri1@vsnl.com |
Et pour les autres contributions:
P. Bates, E. Bluemel,
H. Boehling, J. Bonnin, J. Cave, I. Culpin, P. Descamps, A. Gaiser, P. James,
M. Lüken, H. Prium, Ph. Robart, M. Sarshar, A. Vavatsikos,
J. Wademan, F. Wattiaux, P. Wheeler, R. Wynne, A. Zarli
Aussi aux suivants membres de la Commission Européenne :
Jacques Babot, Mary
Cox, Béatrice Jamet, Anne Leplat, John Nolan, Françoise Pilette.
1 Introduction....................................................................................................................................................... 1
2 La politique européenne de l’eTravail......................................................................................................... 2
Les orientations de Lisbonne................................................................................................................................ 2
Accords Cadres sur le télétravail......................................................................................................................... 2
Indicateurs du changement................................................................................................................................... 3
Du télétravail à l’eTravail – nouvelles compétences et emplois plus qualifiés............................................ 5
Nouveaux cadres de recherche et nouvelles priorités...................................................................................... 6
Vers un développement durable........................................................................................................................... 6
3 Nouveaux résultats des recherches............................................................................................................... 8
3.1 Dématerialisation – Définition du problème: Projet ASSIST.................................................................... 8
3.2 Techniques avancées de Télétravail et de Téléservices pour les agents et clients dans le domaine des assurances: Projet ATTRACT........................................................................................................... 10
3.3Adaptabilité des Situations de Travail au sein de l’UE: Projet AWAI.................................................... 12
3.4 Exploitation des TIC dans le domaine maritimes dans les Ports Libres NAS : Projet BALTPORTS-IT 15
3.5 Création d’un espace de travail partagé virtuel pour les équipes du projet dans le domaine des constructions : Projet DIVERCITY........................................................................................................... 16
3.6 L’étude EMERGENCE suggère que l’eTravail triplera en 2010............................................................ 19
3.7 Le rapport Travail – Famille à l’époque du travail électronique : Projet FAMILIES........................ 22
3.8 Le Système du Réseau International soutient l’innovation commerciale : Projet HARMONY........... 25
3.9 Coordination, transfert et déploiement de l’innovation à travers une coopération en réseau dans l’Industrie des Constructions : Projet ICCI............................................................................................ 28
3.10 Outil de support du travail pour la production et la gestion en équipe du contenu multimédia pour la publication inter média : Projet MULTIPRO........................................................................... 32
3.11 Système ouvert pour la gestion des informations interentreprises dans les environnements virtuels dynamiques: Projet OSMOS...................................................................................................... 37
3.12 Reporting et contrôle multi-projets à distance via satellite dans l’industrie des constructions : Projet SABARECO...................................................................................................................................... 44
3.13 Système d’amélioration de l’alimentation saine – à travers le contrôle à distance: Projet SaFES 46
3.14 Environnements de travail partagés et dispositifs d’information : Projet SANE.............................. 48
Contexte 48
3.15 Un eTravail durable – Evaluer et optimiser les bénéfices écologiques et sociaux de l’eTravail: Projet SUSTEL............................................................................................................................................ 59
3.16 L’eTravail comme instrument de promotion du Programme sur les Technologies de la Société de l’Information (IST) dans les Etats Baltiques : Projet TELEBALT........................................................ 60
3.17 Solutions eTravail pour la promotion de la coopération dans les secteurs des entreprises et de la recherche entre l’UE et la Communauté des Etats Indépendants: Projet TELESOL....................... 62
3.18 Capital humain et durabilité dans une Société Globale de la Connaissance Connectée: Projet TERRA 2000................................................................................................................................................ 64
3.19 Nouvelles méthodes de travail pour le Programme IST – Promotion dans la Communauté des Etats Indépendants : Projet WISTCIS...................................................................................................... 67
4 L’eTravail - Rapports nationaux................................................................................................................. 69
Les Etats membres UE.......................................................................................................................................... 69
Autriche.......................................................................................................................... 69
Belgique......................................................................................................................... 72
Danemark....................................................................................................................... 74
Finlande.......................................................................................................................... 79
France............................................................................................................................ 82
Allemagne....................................................................................................................... 93
Grèce............................................................................................................................. 97
Irlande.......................................................................................................................... 102
Italie............................................................................................................................. 109
Luxembourg.................................................................................................................. 118
Portugal........................................................................................................................ 121
L’Espagne..................................................................................................................... 129
Suède........................................................................................................................... 132
Les Pays-Bas................................................................................................................ 136
Grande Bretagne............................................................................................................ 140
Autres Pays.......................................................................................................................................................... 145
Estonie......................................................................................................................... 145
Hongrie......................................................................................................................... 148
Pologne........................................................................................................................ 150
Slovénie........................................................................................................................ 153
Inde.............................................................................................................................. 157
Japon............................................................................................................................ 162
Etats Unis..................................................................................................................... 164
5 New Directions for Research and Technology Development.............................................................. 167
5.1 New EU research projects.......................................................................................................................... 167
5.2 Research in support of the eEurope Action Plan.................................................................................... 171
5.3 The 6th Framework Programme (2003-2006).......................................................................................... 173
6 eWork Agenda - Major Activities in 2001 and 2002............................................................................. 176
6.1 eWork 2001 Conference (12/14 September (Helsinki)........................................................................... 176
6.2 EPRI Conference 11/12 September 2001 (Helsinki & Tallinn)............................................................. 178
6.3 European eWeek 2001 31 October 2001-7 November 2001................................................................. 180
6.4 eWork 2002 Conference 25-27 September 2002 (Paris)....................................................................... 182
6.5 eWeek 2002 27 September 2002-4 October 2002.................................................................................. 185
6.6Infobalt 2002 Conference 21/23 October 2002 (Vilnius)....................................................................... 187
Annex 1: EUROPEAN eWORK AWARDS........................................................................................................ 193
Annex 2: EUROPEAN PROJECTS (in alphabetical order)......................................................................... 195
Annex 3: ON LINE EUROPEAN eWORK SITES............................................................................................ 232
Annex 4: DEFINITIONS & GLOSSARY........................................................................................................... 235
Annex 5: PUBLICATIONS................................................................................................................................... 241
Ce rapport fournit de nouveau l’opportunité d’appréhender les changements intervenus dans la sphère du travail en Europe au cours de son évolution vers une économie de la connaissance.
L’usage d’Internet s’est accru en 2002 et l’Europe a le niveau mondial le plus élevé d’utilisation de la téléphonie mobile numérique. Malgré un certain ralentissement de la croissance et malgré les difficultés du secteur des technologies de communication, l’Europe a encore des perspectives favorables pour une croissance économique vigoureuse. En 2002, nous avons pu également mesurer les avantages de la monnaie unique. Néanmoins, la nécessité de procéder à des changements structurels profonds paraît de plus en plus vitale. Ceci implique une modification du mode de fonctionnement des administrations et du monde des affaires, ainsi que des méthodes de travail.
De tels changements sont réellement nécessaires afin d’améliorer la productivité et de stimuler une croissance non inflationniste. Ils seront également nécessaires pour réussir la transition vers une population stable mais plus âgée, et pour évoluer vers un cadre environnemental et social durables dans le contexte d’une Société Informationnelle Globale.
Ces défis sont lancés tant au niveau national qu’au niveau européen et nécessitent une convergence effective de tous les efforts. Ce rapport rassemble des informations de tous les Etats membres dans le contexte de la politique européenne commune et des nouveaux développements de la recherches et des technologies soutenus au niveau de l’UE.
La 2ème Section récapitule et met à jour le cadre stratégique du développement de l’eTravail conformément aux orientations définies à Lisbonne portant sur la transition vers une économie de l’information et conformément à la politique européenne de développement durable.
La 3ème Section présente les résultats les plus récents des activités de recherche dans l’UE en cours durant 5ème Programme Cadre.
La 4ème Section fait le point sur la portée de l’eTravail dans les Etats membres, dans certains pays candidats à l’accession à l’UE et aux Etats Unis, Canada et Japon. Ces études plutôt qualitatives mettent en lumière les changements législatifs et en matière de politique fiscale ainsi que les nouveaux Accords Cadres et conférences majeures desquels ont résultée une évolution accrue des nouvelles méthodes de travail au cours des 12 derniers mois.
La 5ème Section récapitule les orientations et priorités de recherche et développement technologique (RDT) du Programme Cadre Européen. L’Annexe 3 contient une liste mise à jours des projets RDT.
La 6ème Section est consacrée au « Calendrier eTravail »: rapports sur les conférence majeures en 2001 et sur la Semaine européenne sur l’eTravail en Novembre 2001.
Le Conseil Européen de Lisbonne en mars 2000 a établi un nouveau objectif stratégique de l’Union pour la décade suivante: devenir l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique qui saura impulser un développement soutenu créateur d’emplois plus nombreux et plus qualifiés et facteur d’une meilleure cohésion sociale .
L’objectif général est d’augmenter le nombre d’emplois de 61% à 70% en moyenne à l’horizon 2010 si possible, et d’accroître le pourcentage d’emplois féminins de 51% actuellement à plus de 60% en moyenne à l’horizon 2010.
Le Programme d’Action e-Europe a constitué le premier pas en ce sens. Il a été adopté en juin 2000 et a établi des objectifs dans 11 domaines qui nécessitent le plus de coordination entre les Etats membres : l’un d’eux est la modernisation de l’organisation de travail dans le contexte de l’économie de la connaissance.
Les Chefs d’Etats Européens
ont débattu des questions de développement lors du Conseil Européen de
Stockholm, en mars 2001, et de Barcelone en mars 2002. L’Europe a enregistré
une croissance de 3,5% en 2000, période pendant laquelle ont été créés plus de
2,5 millions nouveaux emplois, plus des deux tiers étant occupés par des femmes
; le taux du chômage a été le plus bas depuis 1991. En 2001 les affaires et la
confiance des consommateurs ont connu une baisse et la croissance s’est
ralentie. Il en est de même pour la création des emplois : on prévoit que
seulement 3,3 millions d’emplois seront créés entre 2001 et 2003 , alors que
2,4 millions ont été créés durant la seule année 2000.
En novembre 2001 prés de
50% de la population (de plus de 15 ans) a utilisé Internet à son domicile, au
bureau, dans les espaces publics ou en d’autres lieux. Plus de 100 millions
d’utilisateurs se connectent à Internet au moins une fois par semaine, avec une
probabilité de croissance de ce chiffre à plus de 200 millions à l’horizon
2004; plus de 73% utilisent des téléphones mobiles numériques. Ce sera le
deuxième moyen d’accès à Internet, et probablement le mode préféré lorsque les
services 3G deviendront largement accessibles en 2003.
A Stockholm, les Chefs d’Etats ont confirmé leur volonté de soutenir toujours plus l’accès à l’emploi, l’objectif intermédiaire étant de 67% de la population active (57% des femmes) à l’horizon 2005. Ils ont également fixé pour 2010, à 50% le taux d’accès à l’emploi pour les européens actifs ( hommes et femmes) les plus âgés (55-64).
Les Chefs d’Etats se sont engagés dans le cadre du Programme d’Action eEurope à soutenir le télétravail à travers des accords avec les Partenaires Sociaux. En décembre 2000 les Partenaires Sociaux Européens (UNICE, ETUC, UEAPME et CEEP) ont accepté le principe de ce type de contrat. En Mars 2001, la Commission leur a officiellement demandé d’élaborer les dispositions générales d’un tel accord cadre au niveau de la Communauté et, à Stockholm et Barcelone, les Chefs d’Etats ont souhaité voir ces discussions aboutir en juin 2002.
La Commission a proposé comme définition large du télétravail « méthode d’organisation et / ou de réalisation du travail dans laquelle la part la plus significative du temps de travail d’un employé s’effectue : à l’extérieur des locaux de l’entreprise ou du lieu où le résultat de ce travail est délivré – au moyen des technologie d’information et de transmission de données (en particulier Internet) ». Cela recouvre le télétravail au domicile, le travail « télépendulaire » en alternance dans les locaux de l’entreprise et à domicile; le télétravail nomade et le travail dans les centres locaux de télétravail.
La Commission a posé les principes généraux suivants :
participation volontaire et droit de retour au « travail normal »,
maintien du statut d’employé, égalité de traitement , informations adéquates
sur les tâches et les conditions de travail, payement des frais par
l’employeur, garantie de formation spécifique, respect des conditions d’hygiène
et sécurité, respect du temps de travail, protection des données privées et
personnelles, contact avec les collègues, droits collectifs et opportunités égales de carrière.
L’initiative eEurope offre un cadre politique ambitieux. Les informations correctes sur le stade actuel du changement sont essentielles pour l’accompagnement de l’évolution future. En 2000, le « Rapport sur l’état de la situation » concernant l’introduction de l’eTravail en Europe incluait les résultats et analyses de l’enquête extensive effectuée entre 1999 et 2000 pour l’Union Européenne. Portant sur la diffusion du télétravail dans 10 Etats membres, l’enquête a montré que le télétravail était déjà une pratique familière pour environ 10 millions européens. L’analyse des tendances de l’époque suggérait que plus de 11% de la main d’œuvre européenne serait impliquée dans le télétravail en 2005.
En 2001, la première enquête[2] “Eurobarometer” sur les nouvelles pratiques de travail dans tous les Etats membres a constaté que le niveau général du télétravail reconnu de manière officielle par des Accords Cadres était toujours trop bas – il concerne seulement 4% de la main d’œuvre européenne. Cependant, cette enquête montre que le travail rapide est en cours de changement : en 2001, 45% des travailleurs ont utilisé un ordinateur - 74% des travailleurs “cols blancs” - et 20% de ces travailleurs ont également utilisé un ordinateur à leur domicile pour des raisons professionnelles, même s’ils étaient seulement 1 sur 10 à être connectés à l’Intranet de leur employeurs.
Plus
d’une moitié des travailleurs de l’Union utilisent l’ordinateur dans leur
activité et ce chiffre est en continuelle augmentation – avec une croissance
d’environ 20% depuis l’an passé. Trois cols blancs sur quatre sont des
utilisateurs de TIC. Mais l’utilisation des TIC parmi les travailleurs manuels
se situe à des niveaux extrêmement bas, ce qui se constitue un obstacle quant à
leur capacité d’adaptation. Même si l’utilisation de la TIC est visible sur
l’ensemble de l’économie, son intensité varie selon les secteurs[3],
le point faible se trouvant dans le secteur des PME (voir B2).
Il y a des différences assez nettes entre les Etats membres, mais la progression est en général encourageante et notamment significative dans plusieurs pays qui se trouvaient sous la moyenne de l’Union au cours de l’an passé[4].


Les utilisateurs d’ordinateurs sont de plus en plus souvent connectés. Trois
utilisateurs sur quatre, environ, ont accès à Internet [5].pour
des raisons professionnelles
Le savoir-faire numériques devient essentiel pour l’employabilité et l’adaptabilité des travailleurs. Plus de 90% des utilisateurs considèrent que l’ordinateur et l’Internet constituent des atouts importants pour correspondre à, obtenir ou garder un poste.
Dans le domaine de l’eTravail, les résultats de l’enquête “Eurobarometer” de novembre 2001 montrent que le taux de croissance attendu n’a pas été atteint au cours de l’an passé, si on applique la définition traditionnelle[6]. La part des eTravailleurs dans le total des travailleurs de l’Union se situe à environ 5% ; il y a des différences fortes entre les Etats membres, en fonction de l’occupation et du sexe.
Dans le même temps,
l’enquête reflète le potentiel inexploité immense, avec un travailleur sur
quatre ayant utilisé au domicile un ordinateur pour des raisons de travail au
cours de l’année passée et étant intéressé dans le télétravail.

Les résultats du projet EMERGENCE, illustrés dans la 3ème Section, appliquant une définition large du télétravail[7], indiquent que les formes prépondérantes de l’eTravail par les employeurs dans les organisations sont l’utilisation de locaux à distance -Centres d’Appels pour la plupart- et l’emploi de travailleurs itinérants plutôt que l’eTravail effectué entièrement au domicile. De plus, une proportion croissante d’eTravail apparaît sous forme de recours à distance à des compétences externes motivé par la recherche d’expertise technique (développement et support software, travaux créatifs comme la conception et l’édition multimédia, etc.) et par des considérations de coût et qualité.
On estime que dans les années à venir les nouvelles facilités de l’eTravail, offertes à travers la téléphonie mobile et les dispositifs portables, concerneront l’ensemble de la main d’oeuvre. Cela pourrait étendre de manière significative les avantages potentiels de l’eTravail (par exemple, en termes de productivité, d’organisation du travail et d’harmonisation travail/vie quotidienne), mais aussi représenter de nouveaux défis en ce qui concerne l’hygiène et la sécurité et la qualité de la vie au travail.
Cette nouvelle phase envisage de manière générale le développement de l’eTravail pour la plupart de la main d’œuvre européenne. Cela implique un développement continu du télétravail avec ses avantages déjà démontrés en termes de flexibilité temporelle et spatiale. Cela implique, par ailleurs, une préoccupation plus grande pour la « qualité du travail » et anticipe la révolution du travail touchant la plupart des individus suite aux changements d’équipements et d’organisation des bureaux engendrés par les nouvelles technologies sans fil et de visualisation. Révolution qui est aussi liée au fait que la nature du travail elle-même se transforme dans le contexte de l’économie de la connaissance où la créativité et l’innovation sont plus appréciées que la simple productivité des tâches routinières.
Pour une participation accrue au travail, il est nécessaire que ce travail soit non seulement plus accessible, mais également plus attractif: Pas seulement “plus d’emplois”, mais aussi “emplois plus qualifiés”: un cadre de travail satisfaisant, une meilleure conciliation entre travail et vie personnelle, respect des règles d’hygiène et de sécurité sur les lieux de travail, implication des employés et diversité dans la vie professionnelle. La Commission a fait un premier pas avec la publication en mars 2002 du rapport « Qualité et Changement » sur la base des résultats de l’enquête Eurobarometer et des données mises à disposition par les représentants des Etats membres dans le Comité du Travail et de la Dimension Sociale de la Société de l’Information. Ce rapport reflète clairement que la Société de la Connaissance ouvre des nouvelles perspectives pour la qualité du travail : création des conditions d’évolution des emplois existants, conception de nouvelles méthodes d’organisation du travail, flexibilité accrue des lieux de travail.
Le rapport dressé par Eurobarometer confirme l’impact général positif des TIC sur la qualité du travail. Neuf interviewés sur dix ont déclaré que les Technologies de l’Information aident à mettre en pratiques leurs compétences, à élargir leurs responsabilités, à accroître la productivité, à mieux gérer le flux informationnel et à créer un équilibre plus harmonieux entre le travail et la vie privée.

L’impact de l’innovation et des gains de productivité est aussi très important : près de 50% de la main d’œuvre européenne libérée des contraintes du clavier et de l’écran CRT (pour l’utilisation duquel moins de 20% ont participé à des sessions adéquates de formation) peut accroître la satisfaction et l’efficacité du travail d’un grand nombre d’individus et permettre aux entreprises de reconsidérer l’organisation du travail à l’intérieur et à l’extérieur de leurs locaux.
Le 5ème Programme Cadre de Recherche et de Développement Technologique Européen, reflété notamment dans l’Action Clé sur les « Nouvelles Formes de Travail », est actuellement intégralement mis en œuvre et les résultats commencent à être visibles. Certains sont illustrés dans la 3ème Section de ce rapport.
Ce soutien pour la recherche et le développement technologique en Europe continuera avec le 6ème Programme Cadre, déjà adopté par la Décision commune du Conseil et du Parlement pour la période 2003 – 2006. Ceci implique d’autres dispositions de soutien des recherches sur les systèmes d’eTravail, concentrées sur la conception des nouveaux lieux de travail avec une préoccupation active pour les technologies innovantes facilitant la créativité, une exploitation intelligente des ressources et l’élargissement des opportunités d’emploi pour tous les individus d’une communauté locale.
La portée de cette phase reflète les nouvelles priorités stratégiques. Le télétravail ne se mesure pas seulement en termes d’efficacité et de productivité accrue du travail – il s’agit de la forme de travail la plus susceptible de favoriser l’équilibre travail/vie quotidienne ; c’est aussi une méthode de stimulation de la créativité et le mode le plus efficient d’exploitation des locaux et des infrastructures de transport.
Il ne sera pas facile de mettre en œuvre un développement durable, même dans une économie de la connaissance dominée par la commercialisation des services immatériels. L’équilibre social et économique nécessitera des efforts très soutenus afin d’engager tout le monde dans des activités créatives et de conserver les communautés qui préservent la diversité culturelle européenne. Le développement environnemental durable exige de gros efforts collectifs qui devront aussi impliquer les communautés économiques et les gouvernements pour améliorer le rapport ressources / productivité via une meilleure organisation du travail et des affaires.
Suite au succès du Conseil Européen à Lisbonne, la Commission a proposé de relier la stratégie de transition à une économie de la connaissance à une stratégie de développement durable paneuropéen.
Le Sommet de Göteborg de juin 2001 a confirmé l’engagement des Etats membres dans leur volonté d’élargir les orientations de Lisbonne pour répondre aux défis en matière de développement lors de la transition vers une économie de la connaissance sous le mode gagnant-gagnant avec les actions en faveur de croissance économique et la compétitivité des entreprises. L’eTravail figure de manière explicite parmi les mesures proposées par la Commission concernant l’amélioration du trafic, l’exploitation équilibré des espaces et la réduction des émissions des gaz à effet de serre[8].

Peut-être que le défi le plus sérieux auquel la
Communauté Européenne doit être confronté est le fait que le style de vie
qu’elle soutient et promeut, et qu’elle désire étendre aux autres à l’extérieur
de ses frontières, n’est probablement pas un style durable sur le longue terme.
Un des avantages majeurs invoqués par les partisans de l’eTravail vient du
fait que ce système bénéficie de durabilité, en particulier par la diminution
de la consommation d’énergie qui découle d’une réduction, premièrement des
déplacements pendulaires et deuxièmement des voyages d’affaires (qui sont des
sujets différents). Bien que, jusqu’à présent, on n’ait pas entrepris d’études
suffisamment étendues et approfondies qui fournissent des preuves
incontestables, on note cependant quelques signes évidents de réduction des
déplacements pendulaires. Par contre, pour ce qui est des voyages d’affaires,
les preuves de leur diminution manquent et sont souvent sujettes à
controverses. Une des raisons qui étaient invoqués dans le passé pour justifier
ce manque de preuves était l’absence des instruments pour effectuer une
évaluation de l’impact de l’eTravail. Une autre raison avancée est le
déploiement inégal des TIC (en particulier des technologies large bande) qui
est encore à ses débuts. Mais aujourd’hui ces deux raisons ne sont plus
applicables : notre boite à outils contient de nombreux instruments
d’évaluation, et (au moins dans certaines régions) le développement des
technologies large bande crée une nouvelle génération de TIC. Il y a également
un troisième élément : l’échec du concept clé de dématérialisation à
engendrer une base théorique rigoureuse ou (soit comme conséquence, soit comme
cause) une base de départ forte et sérieuse. Les bénéfices de l’eTravail en
termes de durabilité constituent un sous-chapitre sensible de la
dématérialisation. Une compréhension approfondie des deux sujets, eTravail et
dématérialisation suppose qu’on les appréhendent comme deux concepts fortement
interdépendants. Nous ne pouvons pas complètement comprendre le concept de
dématérialisation sans réellement comprendre celui de l’eTravail.
L’étude ASSIST s’est efforcée dès le début
d’aborder le sujet sous un angle totalement nouveau, en partant des besoins et
des valeurs qui influent sur les attributs de notre vie comme les modèles de
consommation et les méthodes de travail. Des études sur le sujet et des
théories sur le développement durable, ainsi qu’une série de théories
socio-économiques sur la consommation (qui, en général, sont apparues sans pouvoir
se référer à l’évolution future des TIC) ont été utilisées pour aboutir à une
compréhension plus approfondie et plus adéquate de la dématérialisation liée
aux TIC (parfois nommée « substitution » ou « services
eco-efficaces »).
Le résultat de cette étude fondamentale a été la
reconnaissance du fait que la dématérialisation fonctionne exclusivement en
tant que « commutateur », à la fois motivée et produite par le
changement du style de vie. En ce sens, les besoins individuels commencent à
être satisfaits par un certain nombre de nouvelles facilités (très peu
matérielles) complexes issues des TIC. Les produits et services singuliers ne
sont pas particulièrement significatifs, sauf dans la totalité, et la question
ne se réduit pas à substituer le durable au non durable. La dématérialisation
liée aux TIC est une activité plus sociale qu’individuelle, qui modifie
complètement le style de vie d’un individu ; d’un groupe
d’individus ; d’une entreprise voire d’une culture ou sous-culture par une
succession de « commutations » dématérialisantes, chacune
représentant un avancement discret mais pas une solution totale.
L’analyse approfondie du mécanisme de « commutation » attire
notre attention sur trois éléments essentiels : une amélioration de la
qualité de vie; l’attrait des TIC ; et l’influence de la succession des
générations.
Le résultat de l’Etude ASSIST propose une
compréhension nouvelle et, pour la première fois, concrétisable du potentiel de
contribution essentiel des TIC dans le développement durable. Tous les éléments
principaux de compréhension sont maintenant bien identifiés : quelques lacunes
nécessitent attention et l’expression du problème reste encore limitée du fait
du manque de familiarité des concepts et du manque de vocabulaire commun pour
les exprimer; mais il est à présent possible de dépasser le niveau théorique et
d’engager des actions pilotes.
Le Plan d’action proposé pour une action pilot de
dématérialisation vise à l’explorer les convergences entre les impératifs
commerciaux du développement de la TIC et les impératifs de développement
durable.
Ce Plan d’action permettra de réduire certaines
lacunes précédemment identifiées ; de développer la compréhension des TIC
en tant que « Composition de Styles de Vie Intégrés » ;
de développer les instruments d’évaluation (comme LCA-I) afin de les rendre
fiables en termes d’utilisation et de résultats ; et d’élargir les
passerelles existantes entre la communauté TIC et les communautés qui s’intéressent
plus largement aux questions de style de vie dans l’ensemble de la société.
Contact
Participants à l’étude ASSIST :
Addico Cornix Ltd Penzance, Cornwall TR20 8QW UK
BARCO N.V. Kortrijk B-8500 Belgium
Babbage
Institute for Knowledge & IT Gent B-9000 Belgium
Digital
World Research Centre University of Surrey GU2 7XH UK
ECO-Plan
International Paris F-75006 France
Information
Society disAbilities Challenge Zonhoven B-3520 Belgium
Vers
Associates London NW3 7AU UK
Ce rapport présente les objectifs et les résultats actualisés du projet ATTRACT.
Ce projet -en cours- propose un scénario d’eTravail sur la manière dont les acteurs du secteur des assurances profitent des avantages de l’utilisation des technologies numériques avancées. Au delà des modèles traditionnels du secteur des assurances, ce projet examine les impacts éventuels de l’introduction des e-technologies sans ce secteur. Deux nouveaux modèles organisationnels ont émergé : le premier révolutionne les relations et, ultérieurement, les méthodes de travail entre agent d’assurances / client et agent d’assurances / société d’assurances, et le deuxième entre le fournisseur d’assurances et les vendeurs sur les marchés complémentaires.
La communication bilatérale avec les clients d’assurances peut être réalisée par l’intermèdiaire du Réseau. Il est évident que les potentialités du commerce électronique peuvent changer de manière radicale la façon de communiquer. Dans le secteur des assurances, les clients pourront prochainement exprimer leurs besoins sur internet et recevoir des sociétés d’assurances des propositions de polices adaptées. Cela changera de manière définitive les règles de la concurrence dans ce secteur d’activité. Cependant, la modification de ces règles n’est pas seulement le résultat de l’introduction de la communication électronique. Il s’agit aussi d’introduire de nouvelles méthodes de travail et de nouveaux types d’interaction et de relations chez les acteurs dominants de cette industrie. Par conséquent, le principal problème n’est pas tant la conception de nouvelles e-applications, mais la re-définition des modèles d’organisation qui se traduisent par de nouvelles méthodes de travail et de nouveaux types d’interaction entre les partenaires du secteur de l’assurance.
Les principaux acteurs généralement impliqués dans le monde de l’assurances sont :
· La société d’assurances (vue sous l’angle « concepteur » de produits d’assurances)
· Les agents d’assurances
o Les employés au sens propre de la Société d’assurances
o Les courtiers qui promeuvent et vendent les produits en provenance de plusieurs Sociétés d’assurances
· Les clients (existants ou potentiels)
· Les vendeurs sur les marchés complémentaires (par exemple, les marchés complémentaires d’un produit d’assurances dans le domaine des véhicules peuvent être ceux de la commercialisation des alarmes ou des appareils stéréo pour les voitures).
A l’ère du numérique, la portée géographique d’une société de services peut être maximisée grâce au supplément de mobilité et de facilité dont disposent les agents d’assurances capables de télétravailler. Grâce aux technologies numériques, les interactions entre les différents détenteurs d’actions sur le marché de l’assurances deviennent plus efficaces. Les agents peuvent désormais utiliser les solutions de télétravail afin d’accroître leur mobilité et l’efficacité de leurs contacts avec des clients existants et potentiels et afin de recevoir les supports et les informations nécessaires de la société d’assurances - mère. Les clients pourront choisir de contacter un agent d’assurances virtuel qui leur proposera des produits et services spécifiques. De plus, les produits et les services d’assurance peuvent être « packagés » avec des biens qui ont besoin d’être assurés. Ainsi, la combinaison des produits des marchés complémentaires avec leur contrepartie de produits d’assurance conduit à une croissance forte de la gamme offerte aux clients.
Pour soutenir les nouvelles méthodes de travail identifiées, le projet ATTRACT propose un système intégré fournissant trois séries de services :
· Techniques d’eTravail pour les agents. Il s’agit de la création d’un environnement de télétravail avancé se substituant à l’environnement traditionnel de travail des agents; ce nouvel environnement permet aux agents d’assurances d’accéder directement à distance aux informations appropriées et d’élargir de façon dynamique les flux d’activités et les processus de gestion des activités promotionnelles et de ventes. De plus, à travers des techniques d’eTravail à valeur ajoutée, cet e-système facilite la mise en application à distance de pratiques et méthodes professionnelles validées par les clients et le planning financier. In fine, l’eTravail permet la communication en temps réel entre les agents et les sociétés d’assurance.
· Téléservices à destination des Clients. A travers une série de téléservices fournis aux clients, ce e-système propose aux clients un accès direct à la gestion de leurs informations personnelles et la possibilité d’effectuer des transactions à distance au cas par cas. De plus les téléservices offrent la possibilité d’une communication directe entre les clients et leurs agents, et permettent à ceux-ci d’élaborer des solutions adaptées.
· La médiation cybernétique (on & off line) pour les Vendeurs. Au moyen de ce e-système, les vendeurs auront la possibilité de vendre de manière associée les produits et les services complémentaires à des clients potentiels. Un client est identifié par l’intermédiaire d’un agent, les droits de protection des clients sont pris en considération conformément à la réglementation européenne concernant la protection des données.
Contact
Athanasios VavaTICkos
Research &
Development Director
POULIADIS Associates
Corporation
142, Sygrou Av
GR - 176 71 Athens
Tel. +30 10 9283 645 -
Fax. +30 10 9241 066
Website : www.cyberce.gr/attract
E-mail : attract-info@pouliadis.gr
Les nouvelles formes de travail basées sur les TIC sont généralement associées à un accroissement de flexibilité, et, comme telles, représentent un élément majeur de la Stratégie Européenne de l’Emploi. Lors du projet SIBIS (www.sibis.eu.org) une analyse innovante a été entreprise afin de comparer les progrès réalisés par les Etats membres de l’UE en matière de flexibilité du marché du travail. Pour ce faire, un modèle d’indicateur a été conçu en conformité avec les orientations stratégiques majeures de la Communauté Européenne. Celui-ci implique une approche radicalement différente par comparaison aux indicateurs de flexibilité appliqués actuellement sur le marché du travail, comme, par exemple celui conçu par l’OCDE.
L’un des constats de ce projet est que les débats sur la flexibilité tendent vers une sur-simplification et une généralisation inadéquate de ses développements. Tous les écarts par rapport aux relations de travail traditionnelles sont traités pour la plupart comme s’ils étaient de même nature. En fait, on observe des développements divers et probablement contradictoires. Nous devons prendre en considération, par exemple, que la flexibilité soulève toujours la question de savoir de quelle manière elle se distribue selon que l’on se trouve du coté offre ou du coté demande dans le processus de travail. Pour cette raison, SIBIS fait une distinction entre la flexibilité centrée sur le travailleur et celle centrée sur l’entreprise. L’indicateur AWAI (Indicateur d’adaptabilité des situations de travail) contient ainsi deux éléments : un sous-indicateur pour la mesure de la flexibilité centrée sur le travailleur et un autre pour la mesure de la flexibilité centrée sur l’entreprise.
Dans ce contexte, les changements qui influent sur l’organisation du travail peuvent être analysés en tenant compte de quatre dimensions fondamentales : temps de travail, lieu(x) de travail, type de contrat et le contenu du travail (compétences mobilisées).
Pour chacune de ces dimensions ont été identifiés une série d’indicateurs clés. La sélection a été faite selon le modèle SIBIS du changement dans les relations de travail, dans les limites des données disponibles (ont été choisis seulement les indicateurs pour lesquels existaient des données actualisées et complètes). Le tableau ci-dessous présente la sélection des indicateurs pour les deux sous-indicateurs.
Indicateurs
pour la mesure de l’adaptabilité des situations de travail (AWAI)
|
Dimension |
Indicateur (source [9]) |
|
|
|
Flexibilité centrée sur le travailleur |
Flexibilité centrée sur l’entreprise |
|
Temps |
Travail à temps partiel volontaire (LFS) |
Travail à temps partiel (LFS) |
|
Temps |
Autonomie temporelle de l’emploi (ECaTT) |
Travailleurs avec horaires atypiques (soir,
nuit, fin de semaine et heures supplémentaires) (ESWCs) |
|
Lieu |
Télétravail au domicile (sauf indépendants)
(ECaTT) |
Télé-coopération (ECaTT) |
|
Lieu |
Local adapté au télétravail (ECaTT) |
Télétravail mobile (ECaTT) |
|
Contrat |
Sécurité de l’emploi satisfaisante
(Eurobarometer 44.3) |
Indicateur de la Législation sur la Protection
du Travail (OCDE) |
|
Contrat |
Durée moyenne de l’emploi (OCDE/LFS) |
Travailleurs sous contrats à durée déterminée
(à l’exception des volontaires et des contrats de formation) (LFS) |
|
Contenu |
Accès à la formation (formation tout au long
de la vie) pour la population de 25 à 64 ans (LFS) |
Employés formés par leurs employeurs (plus
de 12 mois) (ESWCs) |
|
Contenu |
Participation à la prise de décision
concernant le changement du lieu du travail (ESWCs) |
Direction par objectifs (ESWCs) |
Pour les deux sous-indicateurs SIBIS a calculé les points AWAI pour chacun des 10 Etats membres pour lesquels les données étaient disponibles. La comparaison des résultats pour les deux sous-indicateurs (voir tableau ci-dessous où les hauts scores reflètent une flexibilité élevée) montre qu’il y a des différences importantes entre les deux classements ; certains pays enregistrent un score positif selon un sous-indicateur, et un score moins satisfaisante selon l’autre.
Sous-indicateurs
AWAI sur la flexibilité centrée sur le travailleur et la flexibilité centrée
sur l’entreprise : Résultats
|
|
Flexibilité centrée sur le travailleur |
Flexibilité centrée sur l’entreprise |
||
|
|
points |
position |
points |
position |
|
Danemark |
5.88 |
3 |
5.13 |
4 |
|
Finlande |
5.88 |
3 |
6.00 |
3 |
|
France |
2.38 |
9 |
3.50 |
7 |
|
Allemagne |
5.13 |
5 |
3.38 |
8 |
|
Irlande |
2.50 |
8 |
4.00 |
6 |
|
Italie |
4.63 |
6 |
2.38 |
10 |
|
Pays Bas |
6.63 |
1 |
6.63 |
1 |
|
Espagne |
2.00 |
10 |
3.00 |
9 |
|
Suède |
6.13 |
2 |
4.63 |
5 |
|
Royaume-Uni |
4.50 |
7 |
6.63 |
1 |
De la comparaison des résultats des deux sous-indices on peut distinguer quatre groupes de pays (les différences de valeurs AWAI entre les colonnes sont soit positives soit négatives. Une valeur positive signifie que la position moyenne du pays est plus élevée du côté de la flexibilité centrée sur le travailleur et une valeur négative indique le fait que le pays concerné a des résultats meilleurs en matière de flexibilité centrée sur l’entreprise) :
· Le premier groupe est formé de pays qui ont de bons résultats dans les deux sous-indicateurs : en particulier les Pays Bas (0.00) qui se situent en première position sur les deux sous-indicateurs, puis la Finlande (-0.12) et Danemark (+0.75). Ces Etats membres semblent être les plus proches de la réalisation des objectifs de la Politique Européenne du Travail.
· Le deuxième groupe contient les pays qui enregistrent des résultats faibles dans les deux sous-indicateurs. Dans ce groupe on trouve la France (-1.12) et l’Espagne (-1.00). Ces pays devront faire beaucoup d’efforts pour arriver au moins au niveau moyen de l’UE en matière d’adaptabilité du marché de la main d’œuvre.
· Le troisième groupe est formé des pays qui ont obtenu de bons résultats dans le sous-indicateur de flexibilité centrée sur le travailleur, mais des résultats faibles en ce qui concerne le sous-indicateur de flexibilité centré sur l’entreprise : l’Italie (+2.25), l’Allemagne (+1.75) et la Suède (+1.50). Ici, la flexibilité du marché du travail opère en faveur des travailleurs, tandis que les entreprises devront adapter leur cadre réglementaire et le rendre plus flexible.
· Le denier groupe est formé des pays qui ont des bons résultats dans le sous-indicateur de flexibilité centrée sur l’entreprise et des résultas faibles dans le sous-indicateur de flexibilité centrée sur le travailleur : le Royaume-Uni. (-2.13) et l’Irlande (-1.50). Dans ces pays il semble que flexibilité du marché de travail bénéficie surtout aux employeurs.
Les recherches sur l’AWAI sont en cours. Par conséquent nous ne pouvons pas considérer que la sélection des indicateurs de référence soit finalisée. La disponibilité des données influe, en particulier, sur la sélection des indicateurs susceptibles de reflèter de manière optimale les changements affectant le marché du travail. Le projet SIBIS (qui est présenté plus loin) représente l’un des efforts de l’Union Européenne pour obtenir des indicateurs actualisés. En dehors de l’établissement de nouveaux indicateurs statistiques, SIBIS procède aussi à leur évaluation à travers une série de sondages dans la population et les institutions de l’Union Européenne. Il est prévu d’intégrer certains des indicateurs SIBIS dans la prochaine version AWAI, qui sera publiée au cours du dernier trimestre 2002.
Contact
Karsten Gareis, Werner B. Korte
Pour des informations complémentaires,
visitez le : www.sibis-eu.org
Empirica Gesellschaft für Kommunikations-
und Technologieforschung mbH
karsten.gareis@empirica.com / werner.korte@empirica.com
Le projet BALTPORTS-IT vise à promouvoir et soutenir la diffusion des connaissances obtenues lors de la mise en oeuvre réussie des projets financés par la CE, comme par exemple AMCAI, DAMAC-HP et SPHERE et le projet de recherche lituanien ITMK, en matière d’utilisation industrielle, transfert des technologies, modèles de simulation et systèmes d’information. Ce projet est centré sur les activités sous-régionales dans les Zones des Ports Libres NAS.
Les objectifs du projet BALTPORTS-IT sont les suivants :
· Création du Centre des Compétences locaux dans la région Baltique en vue de promouvoir et de soutenir la diffusion des connaissances et de recherches dans le domaine des solutions TIC avancées et de la simulation des applications maritimes, Riga (Lettonie).
· Diffusion des connaissances et des recherches obtenues lors de la mise en œuvre des projets de la CE : AMCAI, DAMAC-HP et SPHERE et du projet régional dans le domaine des solutions TIC et des simulations de gestion des ports.
· Commercialisation et exploitation industrielle des résultats des projets AMCAI, DAMAC-HP, ITMK et SPHERE par l’implication des groups d’utilisateurs de la région baltique.
· Elaboration des recommandations pour la mise en pratique des résultats et ainsi que la création de nouvelles opportunités sur le marché.
· Création d’opportunités pour la formation des spécialistes de la conception des systèmes d’information maritimes et de la logistique spécifique aux ports par l’utilisation de technologies basées sur internet et à travers les cours de formation à distance.
Les résultats attendus du projet sont les suivants :
La commercialisation industrielle des systèmes de simulation en collaboration avec des groupes d’utilisateurs des régions baltes, et proposer de nouvelles démarches pour :
· l’évaluation non financière des caractéristiques générales des opérations spécifiques aux ports
· l’optimisation des opérations logistiques dans les terminaux de stockage
· l’optimisation des processus logistiques dans les terminaux pétrolifères
· une méthode de combinaison des simulations et des systèmes d’information.
Un démonstrateur de simulations d’environnement portuaire sera élaborée et diffusée sur le Web.
Page Web: http://www.baltports-it.com
Contact
Dr. Eberhard Bluemel
Fraunhofer IFF
Sandtorstrasse 22
D - 39106 Magdeburg
E-Mail : bluemel@iff.fhg.de
Tel.: +49 391 4090 110
L’industrie de constructions européenne représente approximativement 11% du PIB, et emploie 8.8 millions individus de manière directe et 26 millions individus de manière indirecte. Dans le total des sociétés de construction de l’UE (2 400 000 sociétés), les PME représentent 83% du produit.
Une équipe type impliquée dans un projet de constructions comprend 20 ou plus d’organisations, formant une équipe de projet temporaire. Ces équipes peuvent même présenter une combinaison unique des partenaires pour chaque projet majeur. Leur préoccupation principale est de suivre de manière efficace les processus du projet, de créer une infrastructure de communication intégrée et de développer des modèles partagés pour le projet et les immeubles qu’ils construisent. Selon de rapport Egan[10], l’industrie des constructions traite d’habitude les projets comme une série d’opérations séquentielles et distinctes prises en charge par designers, constructeurs et fournisseurs individuels. Dans ce contexte, l’application des solutions intégrées par les équipes d’un projet présente un avantage considérable dans la mesure où ça permet de re-considérer les processus du projet. Un projet de construction d’un immeuble peut être considéré comme un projet réussi seulement si les résultats finaux sont conformes aux attentes des partenaires impliqués. Toutes les parties doivent travailler ensemble en organisation virtuelle temporaire et participer à l’établissement des objectifs communs en vue de la livraison réussie du produit final.
Les constats d’une étude de référence récente sur l’utilisation des TIC pour la présentation et le design indiquent des lacunes importantes dans l’industrie des constructions[11], les systèmes TIC étant utilisés pour soutenir des applications ponctuelles relatives à des parties des opérations internes des participants dans le processus. Ce manque d’assimilation technologique est motivé en Europe par l’absence des fonds suffisants destinés à la recherche – les investissements sont limités à 0.3% du produit du secteur par rapport à la situation de Japon où les investissements se situent à l’ordre de 2.0%-3.0%[12].
Il y a encore des choses à faire pour améliorer les performances, la productivité et la capacité de l’industrie en vue de la satisfaction des besoins des clients par une utilisation prudente de l’eTravail dans le domaine des constructions.
Dans cadre de cette industrie des constructions, l’exploitation devra être élargie sur l’utilisation de la modélisation interactive par ordinateur et sur les environnements de simulation en vue d’une meilleure information des clients et des révisions de design. De tels environnements peuvent être utilisés pour capter les besoins du client et pour s’assurer de la compatibilité entre la vision que le client a sur le projet et le produit final.
De plus, cette forme de technologie interactive peut également être utilisée lors de la discussion des sujets portant sur les cycles de vie, comme le design conceptuel, l’impact sur l’environnement, le planning spatial, la gestion des facilités, l’évacuation de l’énergie, la sécurité et constructibilité durant la conception. De cette façon, les méthodes actuelles de l’ingénierie pourront être améliorées par l’aide des planificateurs, architectes, designers, ingénieurs civils, entrepreneurs, chefs de projet et du personnel de sécurité.
DIVERCITY est un projet IST du 5° programme cadre. Ciblé sur la création d’un «espace de travail virtuel partagé dans le secteur des constructions » il permettra aux sociétés de constructions de mieux gérer l’information des clients, la révision des designs, la simulation des scénarios, les tests de constructibilité des immeubles, la communication et coordination des activités de design entre les équipes. Le logiciel proposé mettra l’accent tant sur l’interaction synchrone que sur l’interaction asynchrone. Ce projet de recherche multidisciplinaire est centré sur la création des technologies d’un espace de travail innovant pour l’industrie des constructions et permet une évaluation du résultat des projets en cours. Ces nouvelles technologies s’accompagnent d’une préoccupation accrue pour les aspects organisationnels, humains et environnementaux dont le but est d’améliorer les pratiques courantes de travail dans l’industrie des constructions. Les partenaires ont leurs siéges au Danemark, en Finlande, en France, en Italie et au Royaume-Uni.
Les recherches entreprises dans le projet DIVERCITY ont pour objectifs:
· la création d’un espace de travail orienté vers le client et permettant l’interaction et communication des idées de design entre client et architecte
· la création d’un espace de travail pour une révision interactive du design, offrant la possibilité de procéder aux révisions multidisciplinaires du design impliquant les différents partenaires d’un projet dans le domaine des constructions (par exemple, planificateurs, architectes, designers, ingénieurs civils, ingénieurs électriciens, entrepreneurs, chefs de projets et personnel de sécurité, etc)
· la création d’un espace de travail virtuel dans le domaine des constructions, permettant l’évaluation de la constructibilité (séquences de construction, plans, gestion des matériaux, etc)
· l’établissement et le développement d’un logiciel d’intégration des trois espaces ci-dessus et de leur diffusion dans les réseaux afin de faciliter la collaboration entre les membres du projet siégeant à distance.
Jusqu’ici, le projet DIVERCITY a développé six produits, notamment:
a) L’information du client: l’application envisage le support offert aux clients et designers pendant les phases initiales d’un projet de construction. Les instruments proposés ont pour fonction de capter les détails de base d’un projet de construction, identifiant les conditions stratégiques et spatiales, et de permettre l’expérimentation de plans spatiaux alternatifs, établis à partir des informations captées.
b) Simulation acoustique: le module acoustique du projet DIVERCITY offre aux utilisateurs la possibilité de lire automatiquement le modèle en programme CAD, de changer de manière interactive les matériaux des composantes de l’immeuble (parois, plancher, …) et « d’écouter » l’environnement acoustique à l’intérieur de l’immeuble en prenant en considération des différents scénarios sonores à l’intérieur et à l’extérieur de la pièce.
c) Simulation thermique : le module thermique du projet DIVERCITY offre aux utilisateurs la possibilité de lire automatiquement le modèle en programme CAD obtenu d’une application CAD soutenant l’export IFC, de changer de manière interactive les matériaux des composantes de l’immeuble (parois, plancher, …) et de simuler une variation de température dans les chambres et de calculer les frais d’exploitation
d) Simulation d’éclairage : le module de simulation d’éclairage du projet DIVERCITY permet une simulation réaliste des transferts de lumière. De plus, c’est la première fois que des simulations d’éclairage type rayons offre des solutions interactives aux utilisateurs. Ils peuvent changer ou bouger les objets ou lumières dans l’immeuble et voir de manière active une simulation actualisée.
·
Planification de l’emplacement: le module
portant sur la planification et l’analyse de l’emplacement prévoit l’évaluation
de l’utilisation et de la sécurité sur le chantier et offre des méthodes de
conception des plans de construction plus fiables en termes de temps et de
sécurité.
· Chronologie visuelle du produit : ce module offre la possibilité de visualiser les différentes données et leur interdépendance. Dans ces cas, l’aspect temporel est essentiel. Le module crée des liaisons entre l’aspect Temps et les différentes composantes de l’immeuble et les données relatives. Cela permet la visualisation de l’évolution des travaux sur le chantier, avec les composantes correspondantes, au moment choisi.
Ces produits s’agenceront à travers un module de distribution, qui sera transparent pour le bénéficiaire final. Ils sont projetés afin d’être compatibles avec IFC, ce qui élargit la perspective de l’intégration pour les produits DIVERCITY et pour les produits DIVERCITY et des produits tiers.
Les produits se trouvent maintenant en phase des test Beta. Ils ont été testés en deux études de cas sur deux immeubles réels – un chalet français et un immeuble de bureaux proches de l’aéroport Helsinki.
Contact
Prof. Marjan Sarshar
School of Construction
Management, University of Salford
The Crescent, Salford
M5 4WT, UK.
E-mail : M.Sarshar@salford.ac.uk
Divercity’s web site
is on: www.e-Divercity.com
Selon la plus récente étude EMERGENCE – Modélisation de l’eTravail en Europe : estimations, modèles et
prévisions contenus dans le projet EMERGENCE - le nombre de personnes qui
travaillent à leur domicile ou qui sont en mouvement au sein de l’Union
Européenne pourrait dépasser 27 millions en 2010.
L’étude EMERGENCE concerne les employeurs de 18 pays et procède à la combinaison de ces résultats avec les données inclues dans les analyses sur main d’œuvre visant à développer un modèle d’eTravail. L’accent est mis sur les formes “individuelles” d’eTravail qui s’exercent à l’extérieur des locaux traditionnels. Même si les résultats de l’étude montrent que les formes « collectives » qui se déploient dans des locaux lointaines ont une grande importance dans l’économie européenne, nous ne disposons pas des données officielles qui permettent une modélisation efficace dans le temps de tels formes de travail ; par conséquent aucune prévision n’a pu être formulée pour ces types d’eTravail.
L’étude identifie quatre types distincts d’eTravailleurs individuels:
· Télétravailleurs au domicile : ce sont les employés qui utilisent un ordinateur et un système de télécommunications pour raliser leur activité à domicile, intégralement ou partiellement. Leur nombre estimé s’élève à environ 810.000 en 2000.
· eTravailleurs itinérants : Ils forment un groupe beaucoup plus nombreux, dont le nombre est estimé à 3,7 millions en 2000. Ce sont des employés qui alternent le travail à domicile et le travail au bureau ou bien qui travaillent de manière nomade dans plusieurs endroits.
· Les eIndépendants : ce sont des travailleurs indépendants qui offrent des services professionnels aux clients en utilisant un ordinateur et un système de télécommunications, estimés à 1.45 millions en 2000.
· Les travailleurs indépendants e-facilités: Même si cette catégorie n’a pas été inclue dans l’enquête EMERGENCE, qui s’est concentrée sur les services professionnels fournis à distance, elle peut être considérée comme une forme de eTravail. Elle comprend les indépendants qui exercent leurs activités à leur domicile, mais qui ne fournissent pas de services professionnels. Ils entrent dans cette catégorie seulement s’ils utilisent, pour accomplir efficacement leur activité, un ordinateur et un système de télécommunications qui les connecte à leurs clients. En utilisant les données de l’enquête sur la force de travail du Royaume-Uni pour établir la part des travailleurs indépendants « e-facilités » dans chaque secteur, il a été possible d’utiliser les informations sur les indépendants contenues dans l’Enquête de la Communauté Européenne sur la Force de travail (ECEF) pour estimer que ce groupe comptait environ 3,08 millions en 2000.
L’addition de ces chiffres (présentés dans le Tableau 1) aboutit à un total estimé sur l’ensemble de l’Union Européenne de 9,04 millions eTravailleurs en 2000.
Ce qui est intéressant est que lors de la comparaison avec d’autres estimations du nombre d’eTravailleurs obtenues par d’autres méthodes il en ressort une forte convergence. Ce fait indique que la méthodologie EMERGENCE, malgré le nombre assez large des suppositions, est suffisamment solide.
Une approche approximative a été l’utilisation des chiffres généraux relatifs au travail au domicile contenus dans l’ECEF et des données du Royaume-Uni pour produire une estimation du nombre des travailleurs à domicile dans chaque secteur qui auraient utilisé les TIC pour exercer leur activité. Cette approche a conduit à une estimation légèrement plus élevée, mais pas très différente, à hauteur de 9.830.000 eTravailleurs ( eTravailleurs occasionnels inclus).
Le chiffre ci-dessus peut être comparé avec une estimation fournie par l’étude ECATT selon laquelle en 1999 le total combiné des télétravailleurs « réguliers » et des « supplémentaires » se situait à 9,009,000[13]. en Europe.
Tableau 1 : Estimation des
eTravailleurs “individuels” en Europe, 2000 (UE 15)
|
1.
Télétravailleurs au domicile (équivalent en personnes) |
810.000 |
|
2.
eTravailleurs itinérants (équivalent en personnes) |
3.700.000 |
|
3.
eIndépendants |
1.450.000 |
|
4. Travailleurs
indépendants e-facilités |
3.080.000 |
|
TOTAL |
9.040.000 |
Source : Analyse
EMERGENCE, 2001
Concernant l’avenir, l’équipe EMERGENCE a élaboré des prévisions sur la portée de chacune de ces formes d’eTravail pour la décade suivante, illustrées dans le Tableau 2.
Dans l’étude, l’effet d’une croissance générale du taux d’emploi a été séparé de l’effet d’une diffusion large des TIC et du changement organisationnel. Si la tendance actuelle du taux d’emploi se poursuit, il est probable qu’approximativement 10 millions d’eTravailleurs apparaissent dans les 10 prochaines années. Quoi qu’il en soit, si les changements technologiques et organisationnels continuent au rythme actuel il est probable que l’eTravail enregistre une croissance considérable, ce qui – en combinaison avec les effets du développement du taux d’emplois – conduira à un triplement des chiffres pour atteindre 27,12 millions en 2010.
La contribution la plus importante à ce développement sera apportée par les employés recourant au système eTravail itinérant, placés en première position dans les estimations, avec 14,3 millions. Cette tendance est généralement considérée comme la forme de eTravail la plus souhaitable. Elle offre aux employés la sécurité d’un contrat permanent tout en diminuant les risques d’isolement social et les faibles perspectives de promotion associés aux télétravail. Du côté des employeurs, cette forme de travail apporte des bénéfices comme flexibilité, loyauté et efficacité.
Par ailleurs, les travailleurs indépendants e-facilités sont estimés à 6,6 millions. Il est probable que cette forme de travail progresse plus lentement et aboutisse à un seuil à un certain moment après 2010. Cette situation probable est due au fait que, à la différence des eIndépendants, les travailleurs e-facilités dans des secteurs autres que les services professionnels ne présentent aucune preuve d’expansion à l’échelon de l’Union Européenne. Dès que la pénétration des TIC aura atteint un niveau maximal dans ce groupe, il n’y a plus de potentiel de croissance.
Tableau 2 : Projections de la croissance de l’eTravail “individuel”
jusq’en 2010 (EU 15)
|
|
Croissance du taux d’emploi |
Diffusion TIC/changements
organisationnels |
Croissance du taux d’emploi &
Diffusion TIC |
|
Employés télétravailleurs au domicile |
950.000 |
2.750.000 |
3.170.000 |
|
eTravailleurs itinérants (équivalent en personnes) |
4.309.788 |
12.462.907 |
14.332.343 |
|
eIndépendants (fournisseurs des services liés aux
affaires) |
1.790.000 |
2.490.000 |
3.040.000 |
|
Travailleurs indépendants e-facilités |
3.080.000 |
6.580.000 |
6.580.000 |
|
Total estimé eTravail individualisé |
10.129.788 |
24.282.907 |
27.122.343 |
Source : L’analyse
EMERGENCE, 2001
La conclusion de l’étude est que la volonté des employeurs et des travailleurs d’adopter les changements technologiques et organisationnels sera le facteur essentiel lors de la création des futurs modèles de travail dans l’Union Européenne.
Contact
Institute for
Employment Studies
Peter.bates@employment-studies.co.uk
Ursula.Huws@employment-studies.co.uk
www.emergence.nu
Le Projet FAMILIES a étudié les implications du travail électronique en termes de réconciliation et d’équilibre entre travail et famille. La perspective adoptée a été assez grande de manière à couvrir la diversité des manifestations du travail électronique : le travail à domicile, dans les centres d’appels et de support technique-client 24/7) et la variété des différents types de familles et circonstances (comme les couples avec ou sans enfants, aux familles n’ayant qu’un seul enfant ou devant subvenir aux besoins de personnes âgées ou handicapées). Cette approche heuristique a eu comme objectif initial d’identifier les problèmes spécifiques et fournir les éléments de base d’une stratégie, de la recherche et du développement technologique et d’une macro étude sociale et économique à ce sujet.
La méthodologie retenue afin d’effecteur cette étude a eu par conséquent un caractère qualitatif et elle a impliqué :
L’identification des familles, qui a été parfois une tâche difficile, dans laquelle au moins un membre travaille en utilisant des méthodes basées sur les TIC ;
Le développement d’un cadre analytique pour le projet qui inter alia a identifié quatre types différents de familles et quatre types différents d’activités basées sur les TIC ;
La réalisation d’études de cas pour les familles qui ont travaillé sur la base de ces nouveaux arrangements de travail dans chacun des quatre pays participants ;
L’analyse de la grande quantité d’informations surtout qualitatives qui ont résulté des études de cas.
Des détails complets sur cette méthodologie sont disponibles sur le site web du projet : www.families-project.com.
Plus de 100 études de cas sur les familles ont été effectuées dans quatre pays : Irlande, Italie, Allemagne et Danemark. Jusqu’à présent, les études sur l’impact des nouvelles formes de travail basées sur les TIC sur les familles ont été limitées. Le projet apporte une contribution importante en ce qui concerne les connaissances relatives à l’interaction entre les nouvelles formes de travail et le style de vie de la famille et l’amélioration des résultats des nouvelles formes de travail pour les différents types cellules familiales.
Les principaux résultats du projet attirent l’attention sur quelques aspects importants liés aux interactions entre les familles et l’eTravail : la diversité, le sexe, la technologie et le soutien.
· Il y a une diversité
considérable des circonstances et problèmes en cause, incluant la pluralité des
situations familiales, les différentes formes d’eTravail qui en résultent, les
raisons pour lesquelles les travailleurs
adoptent les nouvelles formes de travail, les effets de l’eTravail sur
les relations travail-famille, et les implications pour tous les membres
intéressés de la famille (pas seulement les eTravailleurs). Cette diversité
devra être prise en compte lors du développement de la politique portant sur
l’eTravail.
· La composante sexe peut jouer un rôle central en ce qui concerne les raisons d’adopter l’eTravail et lors de l’évaluation de l’impact de cette méthode sur les eTravailleurs et les autres membres de leurs familles. Ces facteurs devront être examinés avec attention afin de s’assurer qu’une adoption plus importante de l’eTravail aura comme résultat des opportunités égales tant pour les hommes que pour les femmes.
· La technologie joue un rôle important, étant le moteur de nouvelles pratiques de travail, un générateur de changement et un médiateur des interactions travail-famille. Il y a tout de même des lacunes dans les technologies disponibles qui ralentissent le développement et les opportunités de créer des nouveaux produits et services pour l’interface travail-famille.
· La flexibilité temporelle et spatiale offerte par l’eTravail est en mesure d’apporter des solutions nouvelles au répertoire des options familiales. Or, afin de maximiser les avantages et diminuer les effets négatifs, une série de soutiens sera encore nécessaire – une disponibilité plus étendue de l’assistance pour les enfants et les personnes âgées, une préoccupation plus importante en ce qui concerne les besoins de la famille lors de l’eTravail, etc.
Le tableau ci-dessous contient les principaux
résultats du projet relatifs aux aspects évoqués :
Diversité : Les différents besoins familiaux et les caractéristiques de l’eTravail |
Un des objectifs majeurs du projet a été de considérer la
diversité des situations familiales et les formes émergentes de l’eTravail en
Europe. Premièrement, les familles diffèrent selon les types et la quantité
de services (pour les enfants et/ou pour les personnes âgées ou handicapés)
qui doit leur être apportés et les ressources qui leur sont accessibles (un
ou deux parents, services de soins pour les enfants, etc.). Ces différences
affectent leurs besoins en termes de temps et d’espace et les degrés de
liberté disponibles afin de soutenir et équilibrer les besoins de travail et
de vie de famille. Deuxièmement, les formes émergentes de eTravail génèrent
des modèles variés en ce qui a trait à la durée et au lieu du travail et de
degrés différents de flexibilité et choix en termes de temps et lieu. De telle façon, les différentes formes de
l’eTravail peuvent être plus ou moins adéquates aux besoins des différents
types de familles. |
|
Diversité : Opportunités, mais aussi de nouveaux risques |
Beaucoup de cas étudiés par le projet FAMILIES illustrent la manière par laquelle l’eTravail peut augmenter la flexibilité et les degrés de liberté et ainsi offrir de nouvelles opportunités pour la force de travail et/ou pour une meilleure qualité et un plus solide équilibre entre travail et vie de famille. Par contre, certains cas démontrent que certaines approches de l’eTravail peuvent limiter la flexibilité et les degrés de liberté, en particulier quand il s’agit d’une dispersion du travail en termes de temps et/ou lieu. |
|
Diversité : Travail à domicile |
Les cas étudiés montrent que le eTravail effectué partiellement ou intégralement au domicile peut offrir des solutions à l’équilibre travail-famille rencontrées par beaucoup de familles : diminution des déplacements entre le lieu de travail et la résidence familiale, organisation plus souple du temps de travail et du lieu. La flexibilité de l’organisation du temps et du lieu de travail et la proximité des activités professionnelles et familiales peuvent contribuer à la gestion logistique du travail et de la vie de famille et apportent des bénéfices psychosociaux grâce à la réduction du stress et de la fatigue. Parfois, l’accomplissement de ces bénéfices peut impliquer des compromis importants de la part des eTravailleurs et/ou leurs familles. On doit tenir compte des risques suivants : réduction des contacts sociaux, impact défavorable pour la carrière, difficultés pour les travailleurs et leurs familles de répondre aux nouvelles situations et d’apprendre à gérer les frontières imprécises entre travail et vie de famille. Pour certains, le travail au domicile représente la seule option viable (pour les parents ou les soigneurs seuls), tandis que, dans d’autres cas, cette forme ne représente nullement le premier choix – travailler ailleurs peut être une échappatoire temporaire en ce qui concerne les devoirs familiaux. |
|
Sexe : Orientation famille / orientation travail |
Notre étude illustre avec clarté la position centrale de la composante sexe. La décision d’adopter une forme particulière d’eTravail et les raisons spécifiques sont pour la majorité des cas motivées par ce facteur. À l’exception des couples sans enfants (et sans autres responsabilités de soins), nos cas suggèrent qu’il est plus probable que les femmes adoptent l’eTravail au domicile pour des raisons familiales, tandis que les hommes le font pour des raisons personnelles ou professionnelles. |
|
Sexe : Qui profite des bénéfices |
Les facteurs relatifs au sexe sont importants puisqu’ils déterminent le partage des avantages de l’eTravail au sein de la famille. En ce qui concerne les compromis qui doivent être faits pour répondre aux besoins familiaux, notre étude montre que la situation des femmes est la plus affectée : impact défavorable pour la carrière et isolement social. Pourtant, il y a des cas qui illustrent des situations exceptionnelles, quand les hommes se chargent des responsabilités familiales et soutiennent ainsi le développement de la carrière de leur partenaire. |
|
Sexe : Les signes de nouvelles opportunités pour les hommes |
Certaines formes de travail électronique (en particulier le travail au domicile) aide les hommes à s’impliquer davantage dans la vie familiale. Des exemples démontrent que les hommes sont plus impliqués en tant que parent, en particulier lorsqu’il s’agit des hommes divorcés qui utilisent l’eTravail pour maintenir le contact avec leurs enfants et améliorer la qualité du temps passé en leur compagnie. |
|
Sexe : Le partage des tâches domestiques |
Enfin, même si
notre étude suggère une amélioration dans le partage des tâches
domestiques chez les familles constituées de deux parents (par exemple,
lorsque l’homme travaille à la maison ou quelques fois lorsqu’eux ou leurs
associés partagent le travail), les preuves d’un changement radical dans ce
domaine sont limitées. En fait,
certains cas révèlent un risque supplémentaire pour les femmes qui, du fait
qu’elles travaillent au domicile, voient leurs tâches domestiques augmenter,
ce qui accroisse les inégalités existantes. |
|
Technologie : Opportunités |
Les cas suggèrent également la disponibilité de nouveaux marchés, produits et services pour l’interface travail-famille.Ces derniers comprennent des aides et services pouvant aider les travailleurs qui veulent résoudre certains aspects familiaux tout en restant au lieu de travail. |
|
Supports : Besoin |
Parmi les besoins se trouvent une plus grande disponibilité des services d’assistance pour les enfants et les personnes âgées, la prise en considération des conditions familiales lors de l’organisation du travail, une meilleure formation des eTravailleurs et de leurs familles par les employeurs et par le système d’éducation (les travailleurs doivent avoir des aptitudes techniques et d’autogestion, les familles doivent être prêtes pour les changements qui découlent du système du travail électronique), et une compréhension approfondie (de la part des membres de la famille, voisins, employeurs et collègues de travail) des implications du travail électronique et de sa légitimité en tant que travail « réel ». Pour aboutir à un partage équitable des bénéfices du e Travail au sein des familles et parmi les hommes et les femmes en général, les attitudes et pratiques motivées par le sexe relatives au travail payé et au travail domestique devront être également reconsidérées. |
Les études de cas FAMILIES offrent une nouvelle vision sur la relation travail-vie de famille au début de l’époque du travail électronique. Il est d’ores et déjà clair que le sujet est complexe et que le développement du travail électronique peut générer des implications tant positives que négatives en ce qui concerne l’équilibre travail-famille en Europe.
Le consortium formé en vue de ce projet comprend le Centre de Recherches sur le Travail d’Irlande (coordinateurs), Empirica de l’Allemagne, l’Institut Technologique de Danemark, Databank Consulting en Italie.
Richard Wynne
Work Research Centre
1 Greenlea Drive, Terenure
IRL - Dublin 6W
E-mail : r.wynne@wrc-research.ie
Le développement rapide des technologies Internet offre des possibilités nouvelles pour l’utilisation des TI dans l’industrie, à l’exception du e-Commerce et l’administration logistique de Réseau. Cet article présente les résultats du projet HARMONY – Systèmes Intelligents de Fabrication (SIF), dont l’objectif envisage l’amélioration des résultats des projets d’innovation à travers un système support basé sur l’Internet. HARMONY est conçu pour aider les institutions qui offrent un soutien aux start-ups afin de mieux gérer leur développement. La nouveauté de cette approche repose sur le fait qu’elle ne propose pas un soutien direct aux entrepreneurs. Ainsi, il n’est pas simplement question d’un concept de « formation du formateur ». La méthodologie mise en œuvre dans un outil software fragmente un projet de start-up en plusieurs « Tâches » et distribue l’exécution de celles-ci aux experts internationaux. De plus, cette méthodologie stocke les informations obtenues par les projets support en vue de leur réutilisation.
L’innovation en affaires représente la conversion de l’invention vers le succès du marché. Par contre, l’invention technologique est la création des produits et processus. Malheureusement, le processus de conversion de l’invention technologique en innovation en affaires est encore inefficace. Neuf projets sur dix restent sans résultats (Meyer/Rouse/Savolainen, 1997).
La politique reconnaît le rôle des innovateurs, des start-ups et des jeunes PME dans l’amélioration de la structure industrielle. Le réseau de soutien et coopérations autour de projet d’innovation en affaires devra conduire à une chaîne globale de processus d’affaires. Malgré la clarté logique de cette chaîne, la plupart des initiatives de soutien sont concentrées localement. De plus, ou peut-être dû à cette lacune, il y a un manque de concentration qui limite les performances dans l’expertise de branche ou de sous-- processus des institutions qui offrent un soutien aux start-ups (Söndgerath/Lüken, 1999)[14].
Aujourd’hui, de nombreux fonds régionaux, nationaux et internationaux sont disponibles afin de soutenir les projets de strat-ups. Les institutions leur offrent des supports tels que : – bureaux de travail, chambres de l’industrie et du commerce, incubateurs d’affaires ou consultants privés. Si on ajoute la troisième dimension – la branche du projet strat-up, la quatrième dimension – la source de financement de la strat-up, la cinquième dimension – le marché envisagé, la situation devient de plus en plus complexe.
Lors de l’analyse de la situation des projets novateurs, il en ressort les constats suivants :
· Les personnes ou les groupes de travail physique n’ont pas l’expertise nécessaire pour soutenir de manière adéquate l’initiative.
· Tout projet novateur peut être unique, mais il est très probable qu’il y en ait d’autres dans le monde qui nécessitent ou génèrent des informations similaires. Tandis que les projets novateurs sont des processus d’innovation, le soutien à l’initiative est un processus routinier.
· Si l’expert ne peut pas répondre à toutes les questions liées au projet novateur et réaliser tous les contacts nécessaires, alors il aura besoin d’un spécialiste pour mettre en place une organisation virtuelle autour du projet d’initiative plutôt que d’un travailleur de deuxième classe participant au projet.
· Dans le contexte où beaucoup d’organisations, même impliquées dans des projets novateurs, sont en compétition sur le même marché, à long terme seules les organisations qui obtiennent des résultats pour leurs clients ou pour leurs « actionnaires » auront du succès.
· À l’instar des strat-ups high-tech n’opérant pas localement, le soutien devra se manifester également au niveau global.
Par son réseau d’institutions offrant du soutien aux strat-ups (cf. dessin ci-dessus) basé sur la connaissance et sur le software, le projet HARMONY approche les cinq constats clé signalés.

Dessin 1 : Les composantes HARMONY qui soutiennent le processus de
commercialisation de l’innovation
Si un entrepreneur approche une organisation de soutiens, le système Harmony commencera son travail de conseil. dès que le dossier a été soumis, il ne quittera jamais le système. Sans doute, le système soutient l’élaboration du plan d’affaire à tous azimuts, mais il agit également en système de planification des ressources de l’entreprise, spécialisé pour les projets de soutien de l’initiative. Son système de gestion des documents est accessible et avancé, permettant l’extraction des données utilisées dans le plan d’affaires.
Mais ce n’est que la partie opérationnelle de la solution. Par l’application de la solution Harmony, les processus de référence et les banques de données deviennent disponibles afin de faciliter le travail du responsable de projet et assuré un niveau élevé de qualité. Finalement, il y a une entière communauté internationale virtuelle qui est mise à disposition non seulement pour échanger des contrats de travail, mais aussi pour offrir des programmes de formation aux employés participants.
www.harmony-net.info peut être une réelle solution Internet fournissant du software asp spécialisé dans le soutien des start-ups ; mais son rôle principal est le soutien des affaires en face-à-face, l’information et la formation des individus et l’interaction efficace dans un environnement gardant son caractère de confidentialité.

Figure 2 : L’approche Harmony pour le
soutien de l’organisation des jeunes pousses
Dans son étape finale, Harmony est ouvert pour ceux qui veulent tester le prototype software Harmony et se joindre à la communauté de plus de 30 utilisateurs Harmony en Europe, Australie et Japon. À partir de 2003, dès que l’organisation commerciale sera en place, il sera appliqué une commission annuelle de 3000 Euro/organisation (groupe d’organisation) et une commission de 1000 Euro/responsable projet au sein de l’organisation support.
Markus Lüken
Fraunhofer IFF
Sandtorstr. 22
D - 39106 Magdeburg
Tel.: +49 391 5448 619 260 or +49 163 6247 001
Fax: +49 391 5448 619 262
E-mail : lueken@iff.fhg.de or info@vebco.de
L’ambition de l’initiative ICCI est de créer un module qui regroupe des projets TSI liés à l’utilisation des TI dans le domaine des constructions, ayant pour objectif : d’améliorer l’harmonisation et la cohérence de la recherche et du développement et ainsi faire croître l’efficacité des projets IST, assurer le transfert des connaissances vers l’industrie et accélérer l’orientation vers le marché d’exploitation. Les objectifs ICCI sont les suivants :
· Collecter, synthétiser, consolider et valider à l’échelon européen les critères des utilisateurs et utiliser les cas/scénarios de projets en vue d’établir les critères industriels et créer un ensemble de modèles de référence pour la TIC en constructions ;
· Collecter, synthétiser et publier des études actualisées sur la TIC dans les domaines technique et commercial, sur les marchés, standards, recherche et développement de la TIC et des synthèses sur les infrastructures de la TCI ;
· Synthétiser des informations en vue de l’intégration des éléments humains, organisationnel et techniques et fournir des instructions pratiques et spécifications sur les besoins de formation des employés dans le secteur des constructions ;
· Évaluer les plus récentes évolutions concernant le support légal et contractuel pour l’utilisation de la TIC dans les constructions, y compris (1) révisions à jour, (2) l’identification des éventuels problèmes et lacunes légales et (3) l’intégration des aspects contractuels et légaux dans une plate-forme de services TI pour le projet ICCI ;
· Assurer une dissémination interne (interaction active entre les membres du consortium) et une dissémination externe (à l’intermède des conférences, séminaires, ateliers, expositions, information en ligne, groupes d’intérêt, etc.) ;
· Fournir les futures conditions, politiques et plans d’implémentation pour la TI dans le domaine des constructions, y compris (1) la coordination et l’intégration des activités globales du module et (2) l’identification des futurs besoins, stratégies et plans au niveau européen.
Le projet module ICCI offre la base d’une meilleure coordination et dissémination des résultats des six projets suivants :
· OSMOS (Système ouvert pour la gestion des informations interentreprises dans les environnements virtuels dynamiques)
· eCONSTRUCT (Affaires électroniques dans l’industrie des constructions: se préparer pour le nouvel Internet)
· DIVERCITY (Espace virtuel distribué pour la stimulation de la communication dans l’industrie des constructions)
· ISTforCE (Services et outils intelligents pour une ingénierie compétitive)
· eLEGAL (Spécification des termes légaux contractuels dans l’Environnement TIC)
· GLOBEMEN (Ingénierie et fabrication globales dans les Réseaux des entreprises).
· Les projets membres et objectifs stratégiques de l’ICCI sont rapportés pour la plupart aux lignes directrices d’action de IST Key Action II[15], quelques exemples de sujets clés liés à la technologie étant :
· Plates-formes de collaboration pour les équipes distribuées (y compris groupware, serveurs modèles, etc.) ;
· Intégration et promotion des standards pour l’échange d’informations et communication ;
· Aspects contractuels et légaux ayant trait à l’utilisation des TIC dans les constructions ;
· Services WEB dédiés aux processus de construction ;
· Les meilleures pratiques, démonstrations et autres moyens de promotion pour le déploiement des TIC ;
· Et autres sujets sur des projets liés à ICCI, comme le partage des connaissances entre les acteurs du secteur des constructions ou les applications mobiles (ex. pour les sites de constructions et personnel mobile).
ICCI offre des avantages multiples, en appliquant les
fondements des futures recherches et développements pour les TIC dans
l’Industrie des constructions et en s’assurant qu’à l’avenir les sociétés du
secteur des constructions et ingénierie civile optimiseront les bénéfices
d’affaires découlant des solutions TIC dans l’économie de la connaissance.
ICCI est un collecteur d’expérience dans le domaine de la recherche à l’échelon européen. En même temps, tous les partenaires bénéficient d’un réseau industriel étendu dans leur pays en particulier et d’un autre en Europe et dans l’industrie des constructions en général. Ils ont participé à plusieurs programmes de niveau local, national, régional et global ainsi qu’à des projets portant sur les méthodes, modèles, instruments, technologies et infrastructures liées au déploiement de la TI dans l’industrie des constructions.
Le consortium envisage l’utilisation de l’ICCI en tant que portail par où aboutir aux différents intéressés dans des groupes variés en ce qui concerne le degré d’implication dans la TIC dans les secteurs des constructions. Les services ICCI, tels que le glossaire TIC par exemple, FAQ et le Forum Public sont destinés à ces intéressés. Outre ces services, des ateliers industriels, présentations et publications ciblées seront mis en place. Le Dessin 1 ci-dessous présente les intéressés formant des groupes cibles identifiés par l’ICCI.

Figure 1 : Intéressés et canaux de dissémination ICCI
Le projet ICCI peut d’ores et déjà présenter une série d’initiatives et résultats, les principaux étant :
· Un glossaire en ligne (Web) TIC de termes (à côté d’un FAQ et un forum de discutions publiques), mis à disposition par un service Web à : http://itc.fgg.uni-lj.si/projects/icci/glossary.cgi. Ce glossaire contient des sujets traitants différents aspects liés à la Modélisation des Produits et Processus, IFC, e-commerce et e-gouvernement dans la langue anglaise (environ 1350 termes). De plus, il sera élargi : (1) avec les glossaires disponibles relatifs aux projets du module et (2) sur la base d’une analyse des mots de recherche introduits par les utilisateurs et qui ne sont pas compris dans le glossaire existant). Un comité éditorial sera mis en place pour surveiller la cohérence et la pertinence d’un tel glossaire.
·
Un rapport ICCI sera élaboré et contiendra une
collection de scénarios sur les Utilisateurs Industriels repris des projets
membres de l’ICCI et tous les projets industriels IAI finalisés récemment ou en
cours. Il s’agit d’une première étape de travail – identification des acteurs,
rôles, instruments-- systèmes déployés et utilisés, flux des données et
communication, etc. Ce rapport indiquera l’agenda général de l’ICCI et offrira
un point – dans l’Introduction – sur les projets étudiés et les autres
ressources prises en compte. La partie majeure de l’étude se concentre sur les
24 scénarios d’utilisateurs collectés, avec 77 sous-tâches. Un Tableau créant
une liaison entre les scénarios sur les utilisateurs et les processus de
l’industrie AEC présente les résultats du pre-classement des scénarios
collectés en fonction des phases AEC-FM du projet.
· En collaboration avec CEN-ISSS, une proposition concernant la création d’un Atelier sur l’e-Construction a été élaborée pour le secteur des activités de standardisation. L’objectif de cet Atelier CEN est de créer un terrain commun pour tous les efforts, initiatives, projets, organisations, sociétés et individus dans le domaine de la recherche, du développement, de l’application et de la standardisation afin d’aboutir à « des spécifications valables pour établir une série intégrée d’e-standards dans le secteur des constructions ». Ce fait est vu comme un facteur essentiel de succès pour l’accélération de « l’e-volution » dans le secteur européen des constructions.
On déjà été établies des relations avec d’autres initiatives et projets, parmi lesquels : e-COGNOS (, VOSTER (voster.vtt.fi) et prodAEC (, IAI (, le réseau ENCORD (, et le projet allemand iCSS (http ://cib.bau.tu-dresden.de/icss/). Des activités de dissémination ont été également entreprises, comme le site WEB public ICCI (, un Bulletin d’information public de l’ICCI (publié en mars 2002) et deux numéros spéciaux du journal ITCon.
Il est estimé que les résultats futurs offriront une description de l’analyse et de la synthèse des critères et besoins de l’Industrie dans les e-Affaires globales. Ils fourniront également une étude sur les modèles de référence adéquats à être appliqués aux processus/données/communication, un rapport actualisé portant sur les standards et les efforts de standardisation dans la TIC, une Synthèse de l’infrastructure TIC des projets déployée dans les divers projets membres de l’ICCI, une proposition pour un cadre et une classification ontologique de la TIC, etc.
En outre, ICCI organise la Conférence européenne eSM@RT 2002 à Salford, UK (19-21/11/02). Cette action majeure est soutenue aussi par VOSTER et par le réseau thématique prodAE, avec un financement fourni par le Programme Européen IST, avec l’appui des Organismes nationaux européens fournisseurs de financements, parmi lesquels EPSRC du Royaume-Uni, TEKES de Finlande, etc. La conférence impliquera les acteurs majeurs de la recherche TI dans le secteur européen des Constructions et offrira l’opportunité aux industriels, aux milieux académiques et aux responsables sectoriels de toute l’Europe de :
· Réfléchir sur les expériences nationales et internationales passées et actuelles (le 5°PCRD compris) ;
· Promouvoir la Recherche européenne dans le domaine des constructions et les secteurs relatifs ;
· Assurer la plate-forme qui représentera la base d’un trajet stratégique pour le secteur où les projets intégrés et les réseaux d’excellence en découlant seront des éléments constitutifs du Sixième Cadre.
OSMOS : http ://cic.vtt.fi/projects/osmos
eConstruct
: http://www.econstruct.org
Divercity
: http://www.e-divercity.com
ISTforCE
: http://www.istforce.com
eLegal
: http://cic.vtt.fi/projects/elegal
Globemen
: http://globemen.vtt.fi
e-COGNOS
: http://www.e-cognos.org
ICCI : http ://icci.vtt.fi/
VOSTER : http://cic.vtt.fi/projects/voster
ProdAEC
: http://www.prodaec.net/ OR http://www.prodaec.org/
eSM@RT 2002 : http://esmart.salford.ac.uk/eSMART.htm
Deux éditions spéciales du journal ITCon. (Http://www.itcon.org/) traitent les aspects suivants :
· L’évolution de la technologie informatique et de communication dans l’industrie européenne des constructions (http ://www.itcon.org/2001/specialeu.htm) ;
· TIC pour KM dans l’industrie des constructions (http ://cic.vtt.fi/itcon_km.html).
Centre Scientifique et Technique du Bâtiment, Université de Salford, le Centre de Recherches Techniques de Finlande, l’Organisation pour les Recherches Scientifiques Appliquées des Pays-Bas, l’Université Technique de Dresden, l’Université Loughborough, l’Université de Ljubljana, AEC3 Ltd, Université de Technologie de Delft.
Alain ZARLI – Responsable du projet
CSTB - Centre Scientifique et Technique du Bâtiment
BP209
FR - 06904 Sophia Antipolis
Tel.: +33 4 93 95 67 36
Fax : +33 4 93 95 67 33
E-mail : zarli@cstb.fr
Les sociétés médias comme celles qui sont dans le domaine de la communication audiovisuelle, (radio et télédiffusion) les maisons d’édition, les agences multimédias et d’autres sont toutes impliquées dans un processus de production et gestion du contenu multimédia et font face à de nouveaux défis en ce qui a trait à la publication inter média. Dans ce contexte, inter média signifie la production et la livraison du contenu numérique vers des plates-formes multiples.
Dans le cadre du projet IST MultiPro quatre partenaires du secteur technologique et trois autres du secteur des applications – tous actifs dans les domaines de la communication audiovisuelle et webcasting - ont joint leurs efforts pour développer et valider des nouveaux instruments, systèmes et technologies nécessitant un travail d’équipe. L’objectif majeur du MultiPro a été le développement d’un système en ligne de production et gestion distribuée pour les services inter-média (vidéo, audio, textes graphiques).
Le système facilite la collaboration entre le personnel impliqué aux différentes étapes de la production de contenu, et en particulier soutient la planification et la coordination des processus de production parallèles et non linéaires. Ainsi le processus de production média est soutenu à partir de lieux de travail hétérogènes et ainsi le personnel éditorial est à même de créer des contenus médias pour distribution sur différents canaux/plates-formes. Le système permet aussi la récupération des informations et la compilation du contenu média des sources internes et externes. En d’autres mots, le système déployé est une solution software pour la production média qui facilite et coordonne les processus de production du contenu ainsi que la création de nouveaux contenus et l’amélioration de ceux qui sont existants.
Le système
MultiPro couvre les zones suivantes :
· Programmes intégrés et planification des tâches combinés avec gestion des ressources et facilités de communication en équipe ;
· Gestion des documents basés sur le Web ;
· Archivage vidéo ;
· Dépôt des données média neutres ;
· Accès à distance via PC-agendas électroniques, dispositifs mobiles et dans le mode asynchrone ;
Le système général est formé de quatre instruments déployés au cadre du projet – un outil de support du travail (OST), le Système d’Echange de Contenu (SEC), l’Outil d’Accès Asynchrone (OAA) et l’Outil d’Accès Mobile (OAM). Le noyau du système MultiPro est le WST qui fournit les principales caractéristiques du travail en équipe et l’interface commune pour les utilisateurs basés sur le Web pour les solutions intégrées. La structure de base de cette interface innovatrice pour les utilisateurs est une segmentation dans un espace pour l’équipe et un espace privé. L’espace de l’équipe est une plate-forme communautaire pour l’équipe entière qui contient en principe toutes les données qui relèvent de la planification et du contenu pour la production média et les contenus de tâches respectives.

Graphique 1 : espace de l’équipe avec l’emploi du
temps et une unité de programme
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Emploi du temps |
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Nouveau Programme |
12 mars 02 09 :36 :51 Unités : 7 |
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Nouveau ® |
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Espace de l’équipe |
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L’espace privé est un espace de travail clos pour chaque membre de l’équipe, qui peut être utilisé pour la préparation d’un nouveau contenu, la planification des réunions et des entretiens personnels. De plus, cet espace offre plusieurs caractéristiques de communication (par exemple la transmission directe des messages), ainsi que des mécanismes de recherche et de récupération simples et avancés pour tous les types de média.

Graphique 2 : espace privé avec une unité de programme
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Emploi du temps |
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Nouveau Programme 2 mars 02
09 :36 :51 Unités: 7 |
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Espace de l’équipe |
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Le SEC fournit la composante archive et assure une meilleure
fonction pre-production pour le matériel AV à résolution réduite. Un trait
important du système est représenté par les composantes d’accès à distance –
OAM et OAA, qui permettent l’intégration des membres de l’équipe qui se
trouvent à distance. Tandis que l’OAM traite des messages qui entrent et qui
sortent par l'intermédiaire des différents canaux de communication (SMS,
pagination, fax, boite vocale, outdial, poste électronique), l’OAA assure
l’accès à et la transmission du contenu de l’émetteur audiovisuel vers
le reporter et vice versa de manière asynchrone, le tout dans des conditions de
sécurité et d'accès autorisé.
Le développement technique a conduit à un prototype de
travail sur l'ensemble du système qui assure les principales fonctions. Après
la mise en place des installations d’essai aux
sites de chaque partenaire à l’application, le prototype a été validé, testé et
démontré en ce qui concerne son application générale des trois riches
inter-medias de production. Les résultats de cette dernière étape test ont
fournit des informations précieuses pour les futures implantations commerciales
dans le domaine de la production média. Il apparaît donc que le l'ensemble du
concept et la solution proposée constituent une approche prometteuse et
innovante concernant le nouveau support des processus du travail en équipe.
Tout au long du
projet, l’accent de l’application du système MultiPro a été mis sur le secteur
de la production média. Grâce à son approche générale et flexible, MultiPro
peut être également appliqué dans d’autres domaines où la planification et la
coordination des équipes de travail largement dispersées par le contenu et les
flux complexes, jouent un rôle important.
Contact
Dieter
Kruse
Pixelpark (Schweiz) AG
Tel: +41-61-319 92 94
E-mail : dieter.kruse@pixelpark.ch
Anke
Gaiser Sender Freies Berlin (SFB)
Tel: +49-30-30 31 26 87
E-mail : anke.gaiser@sfb.de

La technologie de l’information appliquée dans l’industrie de constructions doit trouver le bon équilibre entre d’une part, les infrastructures, outils et systèmes d'informations intégrées, et d’autre part, les caractéristiques et la complexités organisationnelles inhérents à ce secteur. Les efforts devront se concentrer sur le soutien d’une collaboration étroite entre les équipes à distance et sur la coordination de leur travail et activités dans un environnement qui favorise la confiance et la cohésion sociale. Cette structure globale devrait offrir aux participants du projet de constructions, une flexibilité plus marquée et des accès effectifs aux informations relatives au projet quel que soit leur forme, format et emplacement.
Le besoin de gestion des informations inter-entreprises dans les environnements virtuels dynamiques est devenu une nécessité essentielle pour la collaboration des entreprises et leur fonctionnement dans la manière des entreprises virtuelles. Ce sujet est abordé par le projet OSMOS dont l’objectif a été de créer un environnement connecté pour les groupes d’utilisateurs en vue de soutenir les équipes localisées à distance dans les industries qui travaillent sur la base des projets, comme l’industrie de constructions. L’environnement est configuré pour supporter le fonctionnement des services distribués qui se trouvent en interaction mutuelle par l'intermédiaire d’OSMOS sans savoir avec précision si l’autre existe ou non. Ainsi, les utilisateurs finaux peuvent profiter des services de type gestion des documents, contrôle des coûts, gestion des installations et autres, et accéder par un seul site. De plus, il y a la possibilité par exemple d’associer un « objet » d’un système avec celui d’un autre système sans que les « services pour les tiers » communiquent physiquement entre eux.
Les objectifs majeurs du projet OSMOS ont été de:
· Etablir des services basés sur l’Internet qui assurent la collaboration entre les applications dissemblables dans le secteur des constructions et la cohésion sémantiques des références concernant les informations utilisées.
· Etablir des services basés sur l’Internet qui permettent la coordination des interactions entre individus et équipes dans une société de constructions virtuelle.
· Etablir un environnement sur la base d’un modèle où l’introduction et l’accès aux informations partagées (y compris les documents) fournies par les participants au projet sont sécurisés, suivis et gérés de manière transparente.
· Fournir des outils à entrée limitée (moins chers et plus accessibles) aux petites entreprises pour que celles-ci puissent participer aux projets liés aux entreprises virtuelles de constructions.
· Dans
le but de réaliser un certain projet, mettre en place deux fournisseurs OSMOS
des services pour les équipes de travail basés sur l’Internet et s’assurer
qu’après la réalisation du projet, ces services soient acceptés comme offres
commerciales.
Le projet OSMOS a fourni une série de modèles solides et développés par l'intermédiaire d’un API. De plus, quelques outils ont été créés permettant aux utilisateurs de recourir aux méthodes API et d'obtenir des réponses (disponibles tant sous la forme des objets Java que sous celle des chaînes XML). Les outils de base créés sont:
· Outil de gestion des services: cet outil permet à un Administrateur de serveur de contrôler le serveur. Ses fonctions de base comprennent l’enregistrement et la gestion de différents services centrales et des tiers, connexion aux services API, etc…
· Outil de gestion du serveur EV: cet outil est un milieu Web pour la facilitation de la configuration et maintenance de la plate-forme OSMOS du côté des projets, organisations, employés, etc. Nous mentionnons que cet outil est une simple interface des signaux API relevants pour le lancement d’un projet EV.
· Outil de gestion du projet: cet outil représente en fait un sous-ensemble de l’Outil de gestion du serveur EV et il est conçu principalement pour la configuration et la gestion d’un projet EV particulier. Dès qu’un projet a été lancé, le contrôle s’exercera par l'intermédiaire d’un « Gestionnaire du Projet EV » qui, pour ce faire, se servira du même outil.
· Browser des informations basé sur le Web : cet outil est un milieu à entrée limitée vers l’espace de travail OSMOS. De manière générale, l’objectif de cet outil est de mettre à la disposition des participants EV, en fonction de leurs rôles et droits d’accès, les différents objets et les services relatifs auxquels les participants respectifs ont accès.
Il est important de mentionner que OSMOS a réussi à matérialiser ses constats en trois implantations commerciales en termes de développement de l’infrastructure et de mise en application par ses utilisateurs finaux. L'implantation OSMOS – SGTi en France par DERBi utilise l’infrastructure OSMOS en parallèle avec un système de gestion des documents ; RyhtiWeb - créé par Olof Granlund de Finlande, est un gestionnaire d’entreprise virtuelle puissante qui, avec d’autre modules de gestion des installations, soutient l’infrastructure OSMOS; et OSMOS-Dokumentbanken - créé par Carasoft pour JM soutient l’infrastructure OSMOS en parallèle avec un système de gestion des documents et de la poste électronique.
Les résultats et l’impact général du projet OSMOS pourront être mieux compris si on fait une comparaison avec les méthodes « traditionnelles » de gestion dans les industries qui impliquent des projets basés sur les industries, telles que les constructions.

Les principaux constats du projet OSMOS sont disponibles sur le site Web : (http://osmos.vtt.fi).
Consortium
DERBi, OTH Groupe, France
Centre Scientifique et Technique du Bâtiment
(CSTB), France
Granlund, Finland
JM, Sweden
Information Systems Institute, University of
Salford (USAL), UK
Technical Research Centre of Finland (VTT),
Finland
Contact Coordonnateur Technique
Philippe Robart
DERBi Institut
des Systèmes Informatiques
Boulevard de la Bastill, 18
FR - 75012 Paris
E-mail : robart@derbi.fr
Tel.: +33 1 44 87 88 20
Prof. Yacine Rezgui
University of Salford
UK - M5 4WT Salford / Manchester
E-mail : Y.Rezgui@salford.ac.uk
Tel.: +44 161 2955 292
La gestion des facilités nécessite la participation des différents acteurs faisant partie des différentes organisations, tous engagés dans l’accomplissement, le reporting et la gestion des certaines tâches. Le mode opératoire est celui d’une entreprise virtuelle. Les principaux acteurs impliqués dans la gestion des facilités incluent des utilisateurs d’immeubles, personnel de maintenance, gestionnaires des facilités, consultants, gestionnaires de maintenance, etc. Il est intéressant de mentionner qu’outre le fait qu’ils appartiennent à différentes organisations, ces acteurs sont impliqués à un moment donné dans la gestion des facilités multiple avec des acteurs différents. Dans le cas impliquant des acteurs et facilités multiples, le défi consiste à délivrer des contenus et services informationnels pas seulement aux individus adéquats à des moments adéquats, mais aussi de le faire par l’intermèdiaire d’une interface qui n’oblige pas les personnes à changer leurs modes et leurs applications de travail d’un projet à l’autre. Cela suppose un seul point d’entrée pour les individus qui désirent « se connecter et opérer » et ainsi d’accéder à de multiples applications à travers une seule interface.
Le Centre des Recherches Techniques de Finlande (VTT) et Granlund, un fournisseur d’outils et services pour la gestion des facilités de Finlande, ont joint leurs efforts à ceux d’un consortium européen afin d’exploiter et développer un environnement qui permettrait l’utilisation des applications dans une entreprise virtuelle.
L’objectif majeur a été d’identifier les besoins organisationnels en termes de solution de gestion d’une entreprise virtuelle tournée vers la gestion des projets, acteurs, rôles, droits d’accès, et permettant l’interaction entre les sources de donnés et les applications hétérogènes à travers une seule interface unifiée. Une des principales réalisations du projet OSMOS a été la conversion de ces critères au sein d’une solution ouverte tangible. Tandis que les chercheurs et partenaires académique, comme VVT, se sont centrés sur des modèles et sur les aspects RDT, les utilisateurs finaux comme Granlund ont essayé de convertir ces découvertes dans des applications pratiques pour une utilisation commerciale.
Granlund a été le fournisseur principal de logiciel pour la gestion des facilités. Un outil essentiel utilisé par beaucoup des clients internationaux a été Ryhti. Initialement disponible sous la forme d’une version Windows basée sur le client, l’outil fournit plusieurs modules avec des fonctions et services distincts appliqués à une base de donnés dans le secteur de la gestion des facilités. Ce type de module comprend : maintenance, facilités de conseil, planification à long terme, contrôle de l’énergie, gestion technique et des documents, etc.
Le principal défi de Granlund dans le contexte du projet OSMOS a été de créer une version de Ryhti basée sur le Web, et de réaliser une infrastructure de soutien de l’entreprise virtuelle de gestion des facilités basée sur deux outils intégrés : le Browser GrandlundWeb et le gestionnaire Grandlund de l’Entreprise Virtuelle.
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Le navigateur GranlundWeb |
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Le Gestionnaire Grandlund de l’Entreprise Virtuelle est en particulier un outil administratif utilisé lors de l’initialisation et de la configuration de base d’une entreprise virtuelle, ses utilisateurs et ses services. Les fonctions de l’outil sont de: ·
Gérer les utilisateurs et leurs rôles ·
Gérer les projets ·
Permettre aux services basés sur le Web d’être
enregistrés et utilisés dans l’entreprise virtuelle ·
Contrôler l’accès aux services |
Le gestionnaire Granlund EV |
Senaatti Properties est une entreprise d’état en charge de la gestion et de la location des actifs détenus par l’état finlandais. Les immeubles incluent des universités, bureaux, prisons et immeubles de défense. Actuellement, Senaatti Properties détient plus de 2600 services, dont 2000 sont enregistrés dans une base de donné de gestion des facilités.
En raison d’un personnel limité (200) Senaatti Properties a recours à des partenaires externes pour soutenir le processus de gestion des facilités. Une première mesure en ce sens a été l’introduction récente (mars 2002) d’un nouveau système de gestion des documents basés sur le Web. Le but de ce système est de permettre l’accès aux documents comme les dessins techniques, les manuels opérationnels et de maintenance, les contrats de bail, etc. Avec un nombre croissant de partenaires, le seul établissement des rôles et des droits d’accès aux documents devient de plus en plus difficile à contrôler à travers les mécanismes existantes. De plus, les données et documents FM ne sont pas intégrés. Cet aspect sera amélioré de manière efficace par l’intermèdiaire des outils OSMOS réalisés par Granlund.
Le défi majeur de Granlund, lorsqu’il s’est agi de proposer une solution à Senaatti Properties a été d’assurer l’accès aux partenaires externes tant aux données FM qu’aux services connexes par l’intermèdiaire d’un système de contrôle et intégré. La solution Granlund comprend :
·
Une interface logicielle unique pour toutes les
données relatives aux immeubles
·
Un contrôle simplifié de l’accès aux données via
des rôles/services et projets
·
Des liens à travers des références croisées entre
immeubles (données FM) et documents
·
Une interface flexible pour ajouter et intégrer
des services externes supplémentaires
Initialement le système est conçu en termes d’acteurs, rôles, droits d’accès, projets, services disponibles et méthodes de service, etc., en utilisant le gestionnaire Granlund de l’entreprise virtuelle. Les détails de la configuration sont stockés sur le serveur de l’entreprise virtuelle. La procédure graduelle du fonctionnement interne du système du point de vue des utilisateurs finaux (utilisateurs de l’extranet) est illustrée ci-dessous:
· L’utilisateur final procède à la connexion par l’intermèdiaire du navigateur GranlundWeb, qui envoie un message-sollicitation de connexion au serveur de l’entreprise virtuelle
· Le serveur EV analyse la sollicitation de connexion et, si celle-ci est valide, procède à une identification du rôle dans le cadre du projet et des services disponibles, avant d’envoyer les détails relatifs au serveur de gestion des facilités
· Le serveur de gestion des facilités présent met à la disposition de l’utilisateur final les données et les services de facilité du projet auxquels l’utilisateur concerné a le droit de recourir.
· L’utilisateur peut solliciter certains services de gestion des facilités ou demander un document concernant un objet. La sollicitation de documents sera envoyée au serveur de gestion des documents sous la forme d’un Document d’Identité de l’immeuble
· Le serveur de gestion des documents ne peut pas agir seulement sous la base du Document d’Identité de l’immeuble, ayant besoin de plus d‘informations. Pour ce faire, une sollicitation est envoyée au Serveur EV sous la forme d’un message API
· Après réception de la sollicitation de la part du serveur de gestion des documents, le Serveur EV procède à la vérification des raisons d’une telle sollicitation et renvoie au serveur de gestion des documents la vérification de l’accès accompagnée de l’Identité du document auquel l’utilisateur a accès
· Le serveur de gestion des documents met le document à la disposition de l’utilisateur.
Nous rappelons que tout cela se passe par l’intermèdiaire d’une interface unique et que les droits d’accès sur la base des rôles prédéfinis sont confirmés par le serveur EV et non par le système de gestion des documents.

Cadre de l’Implémentation pour Senaatti
Properties
[Utilisateurs de l’Extranet
Serveur EV ® Serveur de gestion de la facilité (Ryhti) ® Serveur de gestion des documents (DOCS)
1. Demande de connexion
2. Configuration du rôle / du projet
3. Services de données pour la facilité du projet, selon le rôle
4. Demande de documents
4. Document d’Identité de l’Immeuble
5. Demande + Document d’Identité de l’Immeuble
5. Signal API
6. Vérification de l’accès + Papier d’Identification du document
6. Réponse XML
7. Document ]
L’implémentation est en période finale. Le lancement de l’application et des services proposés à Senaatti Properties est planifié pour le début de l’été 2002.
Contacts clés en Finlande
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Granlund est la plus grande société d’ingénierie dans le domaine du conseil sur les services des immeubles. Créée en 1960, elle emploie 270 personnes et son capital est privé (étant détenu en principal par les employés). Les principales activités de la société sont le design des services pour les immeubles, conseil dans la gestion des facilités et la création de logiciels de design et de gestion des facilités. . |
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VTT – Le Centre de Recherches Techniques de Finlande est le plus grand établissement dans le domaine de la recherche dans les pays nordiques et un des plus grands de l’Europe. Le groupe de recherche de VTT Building and Transport impliqué dans le projet OSMOS se concentre sur quatre activités principales : méthodologie du design, gestion de projet, traitement des informations en réseau et technologies de gestion des données. |
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Contact
Abdul Samad (Sami)
Kazi
VTT
B.P. 1800
FIN - 02044 VTT
E-mail : Sami.Kazi@vtt.fi
Tel.: +358 9 456 6666
- Fax: +358 9 456 6251

Introduction
Les sociétés de management en constructions sont en situation de devoir gérer en parallèle plusieurs projets très complexes dans le domaine des constructions, à différentes étapes. Souvent les chantiers sont distribués (parfois dans le monde entier) et il y a des cas quand ils sont situés dans des régions dispersées (par exemple les projets dans le désert). D’habitude, notamment lors du lancement du chantier, l’infrastructure TIC (Technologie de l’Information et des Communication) permettant une communication rapide et efficace n’est pas disponible.
L’objectif de SABARECO est de dépasser les contraintes imposées par la distance et le temps. Pour ce faire, il est besoin d’interconnecter de manière hétérogène les espaces de travail au moyen de services standardisés (protocoles Internet, IFC, XML) via le satellite. La base d’informations est établie en intégrant les applications existantes pour les domaines ERP (FORgest), Gestion des Projets (GIGROS) et inspection (Manager d’Audit). Ce texte décrit:
· L’intégration de ces systèmes logiciels par une approche IFC/XML et rend compte de l’expérience acquise lors de leur utilisation industrielle
· Les caractéristiques, les bénéfices et difficultés de l’utilisation des protocoles TCP/IP par rapport aux connections via un satellite géostationnaire utilisant l’accès InterSKY.
En ce qui concerne la technologie mise en oeuvre lors des processus concernés, les innovations suivantes peuvent être réalisées:
· Par rapport à la méthode traditionnelle de reporting sur l’évolution d’un chantier à distance (téléphone, fax, visites personnelles), la solution SABRECO permet au responsable sur place de faire directement son rapport au moyen de l’application. Ainsi, la probabilité d’erreurs lors de la transposition des données transmises par fax, etc. se trouve réduite.
· Le progrès du chantier peut être rendu visible pour plusieurs organisations (clients, fournisseurs, etc.) simultanément.
· Le reporting automatique à travers des bases des données réduit le temps affecté à la collecte d’informations et à l’élaboration des rapports.
La solution proposée apporte deux innovations technologiques principales:
· La combinaison des applications initialement distinctes choisies pour ce projet n’a jamais été utilisée avant.
· L’utilisation des connections InterSKY via le satellite présente les avantages innovants suivants: la possibilité d’accès par bande large, le support des applications vidéo, transfert rapide des fichiers, standard DVB et IP, le déploiement rapide, les opérations dans les zones sans accès par large bande et sans accès sécurisé affranchissent des obstacles qui obèrent l’accès à l’lnternet.
SABARECO, lancé en décembre 2000, a une durée de vie de 18 mois. Le projet a réussi à installer et tester la connexion InterSKY via le satellite et les trois modules logiciels intégrés GIGROS (Gestion des Projets), FORgest (EPR) et Manager d’Audit (Inspection) sur les chantiers de constructions de l’utilisateur final CONSULGAL. Il a été démontré que la solution SABARECO est applicable aux travaux quotidiens. Le consortium est en phase d’évaluation des bénéfices financiers de la solution et de préparation de la stratégie de commercialisation. Des détails sur la situation et sur les résultats du projet sont disponibles sur le site Web: http://www.sabareco.com.
La connexion SABARECO InterSKY via le satellite offre des possibilités de connexion TCP/IP transparentes. L’utilisateur à besoin seulement de l’accès à Internet. SABARECO assure la sécurité des donnés en utilisant le cryptage VPN. Les utilisateurs finaux peuvent directement manipuler le système, l’accès InterSKY implique seulement un ordinateur spécialement équipé MS WINDOWS NT 4 connecté à une antenne satellite. Les compétences nécessaires pour savoir orienter l’antenne vers les satellites géostationnaires sont comparables à celles de l’installation d’une antenne satellite TV chez soi. Après un apprentissage élémentaire d’un à deux jours, les utilisateurs finaux peuvent eux-mêmes, dés l’achèvement des travaux sur un chantier, régler l’accès satellite pour les besoins d’un nouveau chantier.
A l’usage, SABARECO a dû apprendre a s’accommoder des délais de réponse engendrés par l’utilisation du protocole TCP/IP et des connexions par satellite géostationnaire. Le délai de propagation du signal d’environ 0,3 secondes ne représente pas un obstacle pour l’utilisateur dès lors que les réponses transmises sont complètes (tout comme à travers le Manager d’Audit et FORgest). Mais les applications de bases de données du serveur des clients (GIGROS) ont du être reprogrammées afin de regrouper l’investigation des donnés et d’éviter les transactions parcellaires successives.
La compatibilité nécessaire du logiciel peut être assurée par des standards comme IFC. IFC (Industry Foundation Classes) est une bibliothèque d’échange de données spécifiques aux modèles. Les standards IFC permet l’inter-fonctionnement des applications ; ainsi, les utilisateurs finaux peuvent partager les données concernant les modèles selon le standard IFC.
Afin de mettre en pratique les IFC, SABARECO a recouru au logiciel libre IFCsvr. La composante IFCsvr ActiveX contrôle l’entrée / sortie IFC des données sur les modèles fournit des fonctions supplémentaires comme la recherche, le changement et la création des objets IFC. Cette composante permet une programmation conforme aux standards IFC dans l’environnement Microsoft quasi-standard. IFCsvr est un logiciel ouvert permettant son incorporation dans le logiciel dédié, intégrant des produits commerciaux et non commerciaux.
Contact
Hermann Böhling
PRODUTEC Ingenieurgesellschaft mbH, Bremen, Allemagne
Phone: +49 421
20476-0, Fax: +49 421 3476311
E-mail :
hermann.boehling@produtec.de
Membres du Consortium SABARECO
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Membre |
Lieu |
Rôle au cadre du Projet |
Adresse Web |
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PRODUTEC |
Bremen, Allemagne |
Coordonateur du projet et fournisseur de logiciel |
www.produtec.de |
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CONSULGAL |
Oeiras, Portugal |
Utilisateur final |
www.consulgal.pt |
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FORDESI |
Lisbonne, Portugal |
Fournisseur logiciel |
via www.sabareco.com |
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Shiron |
Petach Tikva, Israël |
Fournisseur système satellite |
www.shiron.com |
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UNIQUE |
Bremen, Allemagne |
Fournisseur logiciel |
www.unique-bremen.de |
SaFES permet aux producteurs d’aliments d’assurer la production saine d’aliments dans des conditions de coût favorables. Le projet implique un logiciel et un équipement spécifiques qui facilite la production saine d’aliments. Il utilise une technologie Internet de pointe pour aider les acteurs du processus de production d’aliments -y compris les auditeurs- à contrôler le progrès et à communiquer les résultats.
SaFES est basé sur le Web et fonctionne en outil de design HACCP[16] - un outil opérationnel qui surveille tous les points de contrôle importants d’une usine de traitement des aliments, qui met à la disposition de tous les participants de la chaîne les données disponibles et qui agit également en outil d’information de l’auditeur.
Les résultats du contrôle à distance sont accéssibles de n’importe quel endroit du monde, ce qui élargit le cadre de flexibilité du travail et les politiques favorables à la famille. L’outil permet aux dirigeants de se tenir informés de ce qui se passe dans l’usine pendant les périodes d’absence. La communication entre les membres de l’entreprise à été ainsi amélioré ; l’outil peut avertir un membre important du personnel dans le cas d’une perturbation, indépendamment du fait qu’il se trouve dans un bureau proche, qu’il travail à son domicile ou qu’il fait partie d’une organisation extérieure. Une décision rapide et en connaissance de cause peut alors être prise, ce qui devrait influer favorablement sur les résultats de la société.
L’outil élimine les taches répétitives et permet au personnel de se concentrer sur des activités à valeur ajoutée, ce qui conduit à une croissance de la motivation des employés et de la satisfaction professionnelle. Un autre avantage est l’élimination du risque associé à la lecture et à l’introduction manuelle des données essentielles. Ainsi, le besoin d’une fonction de supervision de données décroît. L’outil SaFES a généré déjà un intérêt général au niveau de l’usine ce qui signifie qu’un nombre croissant d’employés sont impliqués dans la qualité des produits. Cet outil encourage également l’utilisation du système eTravail dans la relation producteur / fournisseurs périphériques de l’usine pour le prélèvement des échantillons microbiologiques. Dans ce contexte, l’initiative appartient aux laboratoires d’analyse qui ont compris l’intérêt d’un échange rapide de données. La société a ainsi enregistré un accroissement de productivité et a bénéficié d’une communication améliorée dans la structure hiérarchique.
Le mode d’utilisation actuel de l’outil ne semble pas respecter l’ordre de contribution. Le producteur encourage les fournisseurs à y participer, mais il y a une certaine hésitation à diffuser des informations aux acteurs en amont de la chaîne de production. Cependant, l’outil permet une totale transparence des données (dans les conditions de contrôle des comptes et des mots de passe) pour l’ensemble des acteurs de la chaîne ; les bénéfices optimaux ne seront obtenus qu’au moment où tous les partenaires de la chaîne accepteront de coopérer dans un esprit de transparence. L’amélioration de la communication déjà mentionnée dans le cas de l’entreprise peut également être obtenue au niveau de l’ensemble de la chaîne.
Nous sommes confiants dans le fait que l’outil conduira à une diminution du temps affecté aux déplacements entre les différentes sociétés. Les départements de contrôle de qualité au sein d’une entreprise de traitement (ou d’un intermédiaire) n’auront plus à se trouver au même emplacement que l’activité de traitement. Par ailleurs, avec la réduction des déplacements, on pourra impliquer plus de fonctions dans l’organisation des intermédiaires, d’où une réduction des coûts. Par exemple, dans la mesure ou les données peuvent toujours être visualisées de façon simultanée et commune, les activités de vente, marketing, finances, contrôle de la qualité…, au sein de l’organisation intermédiaire peuvent être impliquées, même si elles sont distribuées dans le monde entier. On peut élaborer des études comparatives des données en provenance de différents fournisseurs du monde. Les grandes organisations centralisées peuvent visualiser les performances de toutes leurs usines de traitement et, sur la base des résultats, identifier les usines qui fonctionnent avec le moins d’incidents.
Les producteurs ruraux devraient également pouvoir en tirer bénéfices, car l’outil peut être utilisé pour une pre-évaluation, avant une visite sur place. Telle visite peut avoir lieu seulement si les résultats de la pre-évaluation sont acceptables. Par ailleurs, l’intermédiaire, ou l’auditeur qui agit au nom de l’intermédiaire ou les organes régulateurs peuvent effectuer des audits plus spontanés et fréquents sans empiéter sur le fonctionnement de la structure. Cela pourrait mettre à niveau tous les producteurs d’aliments européens. Nous estimons également les résultats encourageants dans la re-considération du processus d’audit, avec la diminution du nombre d’audits in-situ mais sans les éliminer complètement.
L’outil est utilisable dans toutes les usines de traitement d’aliments, indépendamment de leurs dimensions. L’outil doit être intégré dans une usine complexe quand les bénéfices de la collecte automatique des données atteignent un niveau élevé en termes de baisse des coûts et de limitation des risques d’enregistrement de données erronées.
Nous estimons que certains obstacles psychologiques subsistent concernant la diffusion rapide des données à toutes les parties intéressées de la chaîne de production. Cette situation pourrait engendrer des tensions. Les partenaires peuvent être encouragés à s’approprier l’outil soit parce que les supermarchés et les groupes d’achat, comprenant les avantages du système, en imposent l’utilisation par tous leurs fournisseurs, ou, mieux, parce que les fournisseurs reconnaissant l’intérêt de l’outil pour leur activité décident de fournir aux acheteurs des données transparentes. Evidement, la dernière solution est la plus souhaitable, mais l’approche à adopter dépendra des coûts.
Nous pensons qu’il y aura aussi des obstacles à l’utilisation d’un système eTravail dans un cadre administratif où les individus sont habitués au système conventionnel fondé sur l’usage du papier. De telles organisations ont une approche conservatrice ; elles ne sont pas toujours prêtes à sortir de leurs zones de confort en changeant les méthodes traditionnelles de travail et ne sont pas toujours inspirées par l’idée de faire des économies. Il s’agit d’un problème qui doit être appréhendé au niveau national et international et qui est hors de la portée du fournisseur d’outils.
Articles
Wademan, Dr. Janet H,: SaFES, un catalyseur égalitaire du changement à travers la technologie Web omniprésent, offrant transparence pour tous les intéressés dans la qualité des aliments. E-Travail et E-commerce, nouvelles solutions et pratiques pour une économie globale connectée, Volume 2, pp. 970 - 976, IOS Press, 2001.
Contact
Dr. Janet Wademan
Van Helsing Limited
12 Meyricks, Coed Eva,
Cwmbran, Gwent
UK - NP44 6TU Wales
Tel.: +44 1633 861830
- Fax: +44 1633 675050
E-mail:
jan.wademan@vanhelsing.com
www.vanhelsing.com
Durant les années 1990 une révolution de l’utilisation de l’espace et du temps est apparue dans beaucoup d’organisations. Les nouvelles Formes de travail ont permis à beaucoup d’organisations d’intégrer l’environnement physique dans les processus de travail, d’accroître la densité d’occupation des immeubles de bureaux, tout en créant des environnements de travail efficaces avec une préoccupation pour l’interaction et la communication.
La décade actuelle apportera des changements encore plus spectaculaires, tant au niveau de l’individu – dans l’exploitation optimale du temps comme ressource rare- qu’au niveau de l’organisation – dans la gestion efficace d’une main d’œuvre dispersée tout en sachant créer l’esprit d’équipe et de travail nécessaires au fonctionnement de l’organisations et à la production de nouvelles idées permettant de prospérer. Echapper aux espaces bien définis de leurs immeubles et se regrouper dans des réseaux plus larges au niveau des villes, des pays, des régions ou au niveau mondial est, pour les entreprises, une tendance organisationnelle de plus en plus visible.
De nouveau la technologie de l’information a joué un rôle essentiel dans la transformation, qui conduit les organisations innovatrices à intégrer une gamme plus large de cadres de travail urbains et d’espaces de travail corporatifs. Le besoin de posséder des immeubles ou locaux devient moins significatif dès lors que l’espace est acheté à la demande des intéressés pour quelques heures, jours ou mois, ou bien en raison du fait que les espaces comme les hôtels, les salles d’attente des aéroports et les clubs s’intègrent de façon standard dans la semaine de travail.
DEGW a procédé à une analyse détaillée des implications de l’espace de
travail distribué à travers le projet SANE[17] (Espaces Viables pour
la Nouvelles Economie). L’objectif de ce projet est la création d’espaces de
travail viables et efficaces pour les travailleurs de l’économie de la
connaissance dans toute l’Europe, comprenant tant les espaces virtuels que les
espaces physiques. Les auteurs de ce projet espèrent pourvoir ainsi accélérer
le passage d’une approche spatiale centralisatrice à une approche spatiale
indépendante du travail et stimuler la créativité, la productivité, la
rapidité, l’assimilation des connaissances et la coopération.
Le modèle d’espace de travail distribué développé par SANE
suppose des changements majeurs en ce qui concerne le relation offre / demande inhérente au modèle
d’acquisition des immeubles. Côté offre, on comprendra que des profits plus
élevés peuvent être obtenus si on pense globalement l’immeuble en termes
d’opportunité de services à valeur ajoutée pour les clients plutôt qu’en termes
de véhicule passif d’un simple investissement.
Côté utilisateurs, il y a un intérêt visible pour des
services globaux permettant une flexibilité accrue et conduisant à la
disparition des vieilles frontières entre les activités centrées sur les
transactions immobilières, l’exploitation des immeubles et le secteur des
services d’affaires. Il est également important pour les organisations globales
de diminuer le nombre des fournisseurs d’environnements de travail afin de
maximiser leur productivité.
Le rôle joué par les immeubles dans beaucoup d’organisations
est aussi soumis aux changements. La vocation traditionnelle des immeubles été
de faire la preuve de la richesse, du pouvoir et de la stabilité des sociétés.
Les immeubles solides des sièges bancaires et du secteur de l’assurances
dressés au Royaume-Uni au cours du 19eme siècle et la tendance du 20eme siècle
à ériger des immeubles de plus en plus grands – même si parfois il ne s’agit
pas d’une situation financière et immobilière véritablement solide – sont deux
exemples qui illustrent cette vision.
Avec les forces de travail distribuées visitant les
immeubles périodiquement, le rôle des immeubles change de manière radicale. Le
travail peut être déroulé n’importe où ; pourquoi devrait-on toujours se
présenter au bureau? Le bureau est vu comme une opportunité d’exprimer la
culture et de renforcer les valeurs et les croyances d’une organisation.
L’environnement physique du travail et les opportunités d’interaction et
collaboration qu’il offre facilite le transfert des connaissances et la
communication et représentera l’infrastructure du processus d’assimilation des
connaissances.
Le modèle de l’espace de travail distribué envisage
également d’intégrer la congruence croissante entre les environnements du
travail physiques et virtuels, confirmant ainsi l’impact des technologies de
l’information et de la communication sur le processus de travail de la plupart
des individus et organisations.
Ledit modèle procède aussi à une analyse de la continuité entre l’espace
public et l’espace privé et fournit des nouvelles solutions pour l’intégration
de ceux-ci dans les espaces de travail. Le lieu de travail est divisé en trois
catégories conceptuelles en fonction du degré d’intimité et accessibilité qu’il
assure : « public », « privilégié » et « privé ».
Chacun des « lieux » signalés ci-dessus comprend
un nombre des différents types d’arrangements de travail, dont la proportion
relative conduit au caractère de
l’espace. L’espace public est
destiné en particulier à une interaction occasionnelle et au travail pour des
périodes courtes de temps. L’espace privilégié est destiné à la
collaboration des équipes de projet et aux réunions, aussi bien qu’au travail
individuel concentré. L’espace privé offre aussi des possibilités tant pour le
travail individuel que pour le travail collectif, mais avec une préoccupation
particulière pour l’intimité et la confidentialité, ayant des frontières
spatiales et une sécurité bien définies.

Dessin 1 : Modèle SANE de
cadre spatial
Source : DEGW 2001
Pour chacun des environnements physiques du travail il y a un environnement parallèle virtuel qui partage certains des mêmes caractéristiques. L’équivalent virtuel de l’espace public est l’Internet qui offre aces à tous et où le comportement n’est pas « contrôlé ». Les équivalents des espaces de travail privilégiés sont les Extranets où les communautés d’intérêts utilisent l’Internet pour communiquer et comme appartenance à des ressources d’information.
L’entrée dans une communauté de connaissances est restreinte
(par exemple par les conditions d’enregistrement ou invitation) et suppose des
obligations et des responsabilités, comme la contribution matérielle ou la
communication avec les autres membres. Les équivalents virtuels d’un espace
privé sont les Intranet : les
systèmes de connaissances privés qui appartient à une organisation individuelle
et qui contiennent la propriété intellectuelle de la respective
organisation. L’accès A l’Intranet est limité aux membres de
l’organisation et la valeur de l’organisation est déterminée par le contenu de
cet espace virtuel – bases de donnée relatives aux clients, description des
processus et historique des projets.
Lors du design des stratégies spatiales, les organisations
devront prendre en considération le degré dans lequel les environnements de
travail virtuels pourront répondre aux besoins des environnements physiques
distribué. Comment pourront les environnements virtuels contribuer au
développement de la culture d’organisation et de l’esprit de communauté dans la
situation où le personnel passe peut de temps ou pas de tout dans des
installations « détenues » ?.
Une organisation pourra choisir intégrer les espaces de
travail Publics, Privilégiés et Privés dans le même immeuble et emplacement. On
peut considérer que c’est déjà le cas avec la combinaison riche d’arrangements
de travail fournie par les Nouvelles Formes de Travail. Dans le Dessin
ci-dessous ce type d’environnement du travail combiné est identifié par «le Bureau est la Ville ». L’espace
de travail est entièrement dans la propriété de l’organisation qui occupe cet
espace en exclusivité. La division de l’immeuble par des zones renforce
l’esprit culturel et communautaire et des métaphores urbaines comme
« voisinage », « village » et « voies » sont
utilisées pour décrire de telles zones.

Dessin 2 : Stratégies de propriété pour les organisations dispersées.
Source : DEGW 2001
Avec la croissance continue du volume du travail à distance,
l’intégration de tous les types de travail dans un même emplacement n’est peut-être
pas la solution la plus heureuse pour une organisation. La distribution des
lieux de travail dans la ville pourra permettre au personnel de réduire le
temps dédié au transport et à l’organisation d’utiliser les services de la
ville pour renforcer la culture d’entreprise et l’esprit de groupe de ses
employés. Par exemple, un organisation qui se veut innovatrice et moderne peut
choisir d’ouvrir des centres de travail dans des zones commerciales ou de
loisir comme Soho à Londres ou Chelsea à New York, tandis que la plupart de ses
activités seront réalisées dans des locaux plus traditionnels. Dans le dessin
ci-dessus cette stratégie est dénommée « dispersée ».
Comme nous l’avons déjà mentionné, les organisations ont de
plus en plus tendance à intégrer des espaces semi-publics comme les hôtels, les
centres de services de bureaux, les salles d’attente des aéroports et les cafés
dans leurs environnements du travail. Il est possible que cette tendance se poursuive jusqu’au
point où les seuls espaces réellement détenus par une organisation soient les
Espaces de Travail Privés formés par les Sièges centraux, les Centres de
Formation et TIC. Le reste de l’espace pourra être mis à disposition par des
organisations extérieures, qui pourront aussi fournir la plupart des services
support de travail. Ce type de stratégie immobilière est illustré dans le
Dessin ci-dessus sous le nom de «figure
de proue».
Si cette tendance à l’éloignement des espaces organisationnels propriétaires est menée à l’extrême on arrive à une situation où les environnements du travail virtuels seraient utilisés pour conserver les connaissances et les ressources d’information des organisations, tandis que le travail physique serait réalisé soit dans un espace individuel (par exemple le domicile) soit dans des environnements du travail partagés, réservés en fonction des nécessités. Dans le Dessin ci-dessus ce scénario est dénommé « la Ville est le Bureau ». Si une organisation adopte cette stratégie elle devra examiner avec attention les aspects liés à la formation et au transfert des connaissances, à l’utilisation des TIC pour soutenir le processus de travail, à la gestion des équipes de travail distribuées et des interactions et à la composition des équipes.
L’adoption d’une telle stratégie a des avantages et des inconvnients qui peuvent se manifester à l’égard de l’individu, de l’organisation et de la Ville. Le Modèle de l’Environnement Spatial suggère qu’à l’avenir l’espace de travail sera divisé en deux unités distribuées dans la Ville, l’espace peri urbain (proche du domicile) et l’espace urbain (proche des clients) y compris.
Les unités plus petites peuvent être mieux intégrées dans le réseau urbain existant et, en combinaison avec les nouvelles méthodes de transmission de la voix et des données, ces unités peuvent être logées dans des vieux immeubles ou voire des immeubles obsolètes. Ainsi de nouvelles opportunités de régénérer certaines zones des villes apparaissent pour loger le sièges des sociétés de la Nouvelle Economie. Un exemple est la réutilisation des locaux obsolètes sur Wall Street, New York (Silicon Alley) qui ont été bien équipés pour les communications et qui servent à présent comme incubateur pour les sociétés point com.
La réutilisation des immeubles peut être un facteur de
protection de l’environnement en ce sens que les besoins de construire de
nouveaux locaux (avec les implications relatives en termes des matériaux et
énergie) diminuent et que les communautés existantes bénéficient de plus de
support et moyen de maintenance. Le travail à
distance, soit au domicile soit dans les centres de travail proches (espaces de
type cafés, clubs), contribue à l’amélioration de la qualité de vie des
individus (réduction du temps dédié au transport) et à la diminution de la consommation
d’énergie.
L’utilisation élevée de l’espace partagé a des implications
économiques sur les organisations en cause. Les organisations peuvent acheter
des locaux uniquement quand le besoin se manifeste, évitant ainsi d’entrer dans
des engagements sur le long terme; la structure de coûts, autrefois fixe,
deviendra plus variable et, leurs capitaux seront ainsi utilisés à développer
l’activité plutôt qu’à loger les activités existantes.
Outre les possibilités de réutilisation et de régénération
de la ville, une
stratégie de travail distribuée offre également des opportunités pour les
organisations d’utiliser les installations et zones culturelles et historiques
spécifiques afin de renforcer leur culture organisationnelle faute d’immeubles
ou espaces propres. Les musées, châteaux historiques, galléries d’art,
universités et même les grands magasins pourront bénéficier de revenus
supplémentaires en fournissant des espaces de travail avec des services type
club ou café.
Au niveau de l’individu, le travail distribué permet un
contrôle plus étroit de l’exploitation de son temps, avec la diminution des
besoins de transport et la possibilité d’adapter l’environnement aux tâches
qu’il doit accomplir ; il pourra faire des visites au bureau pour rencontrer
ses collègues et collaborer avec l’équipe de projet, utiliser une large gamme
d’autres endroits pour son travail individuel concentré, sans être interrompu
et perturbé.
Le partage de l’espace avec d’autres organisations offre
également des opportunités d’interaction avec des personnes ayant des
professions différentes, ce qui pourrait conduire au développement de nouvelles
idées d’affaires ou projets ou fournir des opportunités liées à la carrière et
au travail en réseau.
Le Modèle de l’Environnement Spatial peut être mis en oeuvre sous différentes formes pour satisfaire les besoins des différentes organisations. Un des objectifs majeurs du jeu d’instruments de diagnostic utilisés pour soutenir le Modèle de l’Environnement Spatial est d’aider les organisations à identifier les solutions adéquates en vue de la satisfaction des besoins de leurs processus de travail ou des besoins de leurs employés.
Cependant, pour améliorer le Modèle et l’évaluation de ses implications en termes de conception et de gestion de l’espace de travail, nous avons procédé à la création des modèles sur la base de plusieurs composantes immobilières qui pourront s’ériger en une stratégie distribuée pour organisations de diverses dimensions, spécifiques aux pays et secteurs de marché. Ces composantes génériques sont décrites en fonction de leur caractère : publiques ou privées, accès partagé ou non avec d’autres individus ou organisations ; et en fonction de leur emplacement : proches des domiciles des personnes utilisant ces composantes, ou centralisées et ainsi proches des centres commerciaux et des villes.
Les quatre composantes immobilières génériques identifiées sont les suivantes:
· Centre Personnel
· Centre du Projet
· Centre Corporatif
· Centre Opérationnel

Dessin 3 : Les composantes
immobilières génériques pour un lieu de travail distribué
Le Centre Personnel ou le bureau à domicile peut être le lieu principal de travail pour les indépendants ou des individus travaillant dans des activités pouvant être entièrement remplies à domicile a l’aide des technologies de communication (par exemple, les employés de Centres d’Appel distribués). Pour la plupart des travailleurs du secteur de la connaissance, le domicile sera le lieu secondaire de travail, utilisé pour le travail personnel nécessitant de la concentration ou pour accomplir des tâches de routine qui ne nécessitent pas l’implication physique d’autres personnes (ex. la correspondance, les rapports de dépenses et le standard). Pour l’individu, travailler à domicile une partie de la semaine, peut avoir pour avantage de diminuer le temps consacré au transport ou disposer de plus de flexibilité pour l’accomplissement des tâches domestiques.
Mais pour certains individus le travail à domicile n’est pas une solution du fait des limitations technologiques, des interruptions ou distractions induites par la proximité de la famille, du manque d’espace pour disposer d’un cadre réservé au travail. La solution qui permet de conserver une partie des bénéfices sus-mentionnés (comme la réduction du temps réservé au transport) consiste à créer des Centres de Projet - situés dans les zones péri-urbaines ou proche du domicile des employés, comme par exemple à l’intérieur des centres commerciaux.
Ces centres peuvent être partagés par plusieurs organisations ou être complètement ouverts au public. Outre le fait qu’ils fournissent un lieu de travail pour les individus qui désirent travailler près de leur domicile, ces centres peuvent servir de base à plus long terme pour les équipes collaborant au même projet. Ces équipes peuvent être formées d’employés d’une même organisation ou de personnes travaillant dans des organisations différentes.
Les Centres Corporatifs mettent à disposition une gamme plus étendue d’équipements et de services pour le travail ; les sièges de ces centres seront probablement des locaux plus onéreux situés dans les zones d’affaires centrales à proximité des clients de l’organisation concernée. Les Centres Corporatifs aussi comprendront aussi bien des postes de travail individuels pouvant être occupés temporairement par les employés que des locaux dédiés à des projets à long terme. De plus, ces centres offriront aux clients une large gamme d’installations : salles de réunions et services particuliers de restauration.
Par ailleurs, ces Centres Corporatifs pourront être partagés par plusieurs organisations avec la possibilité pour chacune d’elle d’individualiser sa présence et ses projets par sa marque et des lieux de réception propres pour ses clients à l’occasion d’événements spécifiques.
Les Centres Opérationnels serviront en particulier pour les fonctions qui ne sont pas liées directement aux clients. Les locaux, moins chers que les précédents, seront probablement situés à l’extérieur des zones d’affaires centrales et accueilleront des fonctions comme la Comptabilité, les Ressources Humaines, les Technologies de l’Information et la Formation. Ils pourront aussi accueillir les partenaires en charge de la maintenance des réseaux des Centres de Projet et des Centres Corporatifs. Les effectifs de ces centres seront plus stables et caractérisés par moins de mobilité externe, mais par plus de mobilité interne; les postes de travail devront être assez variés afin de faciliter les processus de travail, voire comprendre un Centre d’Appels pour fournir un support aux utilisateurs des autres Centres.
Il est possible que chaque Centres Opérationnels continuent d’être détenus en propre par une organisations spécifique plutôt que d’être partagé par plusieurs organisations, cela en raison de la stabilité du personnel qui y travaille, de la nature du travail et des coûts moins élevés de location ou d’acquisition d’immeubles dans des zones périphériques où ceux-ci seront situés.

Dessin 4 : Caractéristiques
des composantes immobilières génériques
Comme on peut se rendre compte de ces descriptions, à l’avenir les installations partagées seront, à notre avis, les Centres de Projet et les Centres Corporatifs. Au sein de ces centres, les individus faisant partie de plusieurs organisations partageront le même espace et pourront acheter l’espaces et les services supplémentaires quand le besoin se fera sentir.
Si ces espaces de travail sont adoptés, une série de dispositifs d’information devront être mis à la disposition des utilisateurs pour que ceux-ci puissent connaître les fonctions disponibles, commander des services et produits supplémentaires et avoir des interactions avec les autres individus dans les espaces physiques et virtuels.
Les fournisseurs des centres de Projet et Corporatifs essayeront de maximiser leur profit à travers la vente des services à valeur ajoutée. Des répertoires actifs seront mis en place autour des Centres pour s’assurer que les utilisateurs connaissent les services disponibles et les produits spécifiques pouvant être mis à disposition à des moments données. Si les Centres vendent « des cartes de membre » aux utilisateurs une base de donnée de ceux-ci devra actualisée, des téléphones mobiles et PDA peuvent être utilisés pour diffuser cette information à l’extérieur de l’espace physique de travail et encourager ainsi les membres à se servir de l’espace et des installations du Centre.
Ces outils joueront un rôle essentiel pour aider le travailleur mobile à identifier l’espace et les services qui correspondent à ses besoins, en lui permettant d’accéder au système global de recherche mis à disposition par le fournisseur du local de travail.
Les dispositifs d’information des Centres seront utilisés pour afficher des information concernant la réservation des salles ou des espaces par les utilisateurs, la durée de disponibilité de l’espace et peut-être même les tarifs et autres informations nécessaires. Ils pourront également fonctionner comme interface pour commander des services audiovisuels ou liés aux TIC ou bien des services de restauration.
Dans les lieux de travail partagés de dimensions plus réduites il peut être relativement facile d’évaluer le taux de présences dans le Centre ou de localiser les collègues de la même organisation. Nous considérons que les Centres Corporatifs pourront être très grands, offrant logement à des centaines, voire milliers des travailleurs des différentes organisations. Certains travailleront dans le Centre pour quelques mois ou pour quelques années et occuperont un espace dédié à un projet particulier. D’autres seront plus mobiles, en occupant plusieurs espaces pour des périodes plus réduites. Un système de « localisation des bureaux » pourra être mis en place pour mieux identifier les individus qui voudront être localisés, avec bien sûr une préoccupation spéciale pour l’intimité.
Si chaque personne a un code unique d’identification, elle pourra être localisée au sein du Centre en consultant un panneau spécial sur l’Intranet du centre ou les écrans d’affichage installés dans le Centre. Sur la base d’un contrôle d’accès ferme, le système peut être interrogé afin de localiser tous les individus faisant partie d’une organisation particulière ou tous les individus ayant certaines qualifications. Le système comprendra aussi les profils personnels des travailleurs et indiquera dans quelle mesure ils acceptent d’être localisés et d’entrer en contact avec d’autres personnes.
Si le fournisseur est en charge de plusieurs Centres situés à plusieurs endroits, le système devra permettre l’interrogation de tous les Centres pour rechercher les personnes et se renseigner sur les ressources de communication mises à disposition dans le local concerné. Des corridors virtuels entre les Centres et des connections type vidéoconférence permanentes pourront offrir aux individus la possibilité de se rencontrer pour faire suite à des conversations téléphoniques ou échanger des documents ou autres informations.
Les codes d’identification uniques, visibles ou non à l’affichage du système, permettront aux individus de payer pour les produits et services fournis par les installations du Centre. Les informations contenues dans le répertoire dépendront du code d‘identification de la personne en relation avec le dispositif et contiendront des donnés sur la société, le secteur ou les qualifications relatives aux profil interrogé. Ce profil peut être introduit dans le système ou être généré par le système au fur et à mesure de l’enregistrement des choix et des acquisitions. Les dispositifs d’information permettront de présenter les réseaux d’information de l’espace physique.
Les lieux de travail partagés peuvent être des espaces étendus et anonymes caractérisés par peu d’interaction et esprit de communauté, comme, par exemple la salle d’attente d’un aéroport ou les individus arrivent, font leur travail et partent sans établir aucune relation sociale. Nous pensons que les dispositifs d’information peuvent changer cette situation en créant du sens et en assurant l’accès au services et aux individus qui travaillent dans le Centre ; ils pourront agir en tant que catalyseurs de nouveaux types d’interaction et de communication entre les occupants. Ces dispositifs représentent aussi un pont vers les cultures et communautés des organisations « mères », beaucoup d’utilisateurs garderont ainsi un sentiment d’appartenance à ces organisations, indépendamment de leur localisation physique.
Comme beaucoup d’autres auteurs, nous avons noté qu’à l’avenir le travail d’équipe autour d’un projet dans le secteur de la connaissance constituera une contribution clé du succès des organisations. Nous avons aussi identifié les tendances et les modèles illustrés ci-dessus qui permettent d’élaborer une stratégie de travail plus distribuée. Si les avantages de cette nouvelle méthode sont convaincants, de nouvelles technologies devront être mises en place pour faciliter la collaboration et l’interaction au sein des équipes de co-travailleurs distribuées. Les solutions actuelles sont assez encourageantes mais, en fin de compte, elles ne parviennent pas à reproduire la richesse informationnelle d’un contexte d’espace de travail physique. Le concept d’espace de travail physique que nous avons utilisé ici est, dans une certaine mesure, idéalisé. De nombreux espaces de travail sont loin de cet idéal. Des designers innovants comme DEGW , ont, en collaboration avec des sociétés de renom dans les années 90, élaboré une vision claire des possibilités de maximiser l’interaction et la collaboration entre les travailleurs situés dans un même espace. Cette partie de l’étude se centre sur un des problèmes majeurs analysé par le projet SANE : la libération des contraintes spatiales pour les travailleurs du secteur de la connaissance.
Comme nous l’avons déjà mentionné, la connaissance est la clé du succès, mais la gestion des connaissances dans l’ensemble d’une organisation est problématique. Dans les années 90, beaucoup d’organisations ont réalisé des investissements considérables dans des systèmes de gestion des connaissances avec des résultats divers. Malgré les efforts des managers de la connaissance, la documentation se trouve toujours à la traîne de l’acquisition des connaissances : les connaissances les plus actualisées et souvent les plus appropriées sont dans la tète des individus et pas encore dans leurs rapports. La socialisation de la connaissance – promotion de l’échange direct des idées à travers des conversations et autres interactions – accélère l’échange des connaissances et permet en retour aux organisations d’en profiter. De plus, cela se passe habituellement quand les individus se trouvent physiquement au même endroit.
Notre recherche sur l’interaction dans l’espace de travail physique révèle plusieurs facteurs importants pour faciliter la collaboration et l’échange des connaissances. Notre expérience suggère que l’interaction spontanée et les réunions ad hoc diminuent au fur et à mesure que la distance entre les individus augmente - il est peu probable que les gens quittent leurs lieux de travail pour s’engager dans des discussions informelles avec leurs collègues. Les équipes de travail dispersées des grandes organisations sont conscientes de ce fait et se réservent du temps pour l’interaction en prenant le petit déjeuner ensemble ou en se réunissant en d’autres occasions. Ces réunions essentiellement sociales constituent des lieux informels importants d’échange des connaissances.
Dans un environnement de bureau, les informations ambiantes semblent jouer un rôle important dans nos interactions avec les autres – nous n’avons pas conscience de la présence d’un co-travailleur au coin de notre champ visuel jusqu’au moment où nous sommes confrontés à un problème que celui-ci peut nous aider à résoudre. Par exemple, si, regardant autour de moi dans le bureau, je vois que Graham est disponible, je peux lui demander de m’aider. J’ai également d’autres sources d’information – je peux observer qu’il parle au téléphone, qu’il est engagé dans une discussion avec d’autres collègues, etc. Je peux même observer s’il est plongé dans ses pensées.
Les travailleurs distribués ne disposent pas de cette sorte d’informations à l’égard de leurs co-équipiers et collègues de bureau. De même, ils n’ont pas non plus d’informations sur la disponibilité des co-travailleurs et leur désir d’être interrompus. L’absence de ce contexte riche en informations partagées représente une barrière pour l’interaction spontanée et peut conduire à des frictions plutôt qu’à une meilleure collaboration.
Des applications ont été déployées qui induisent un sentiment de présence virtuelle des autres. Au moment ou j’écrivais la première version de cette étude, un dimanche après-midi, je consultais le site Extranet du projet et j’ai pu voir qui d’autre était entré sur le site. J’ai eu ainsi la possibilité de décider si je voulais ou non discuter de certains aspects de mon étude avec un collègue. Pour avoir accès à ces informations dans leur présente forme, j’ai dû faire un choix conscient de consulter une page Web. Ainsi, les projets comme Tower sont très avancés dans leur essai de constituer des indicateurs ambiants qui peuvent mettre ce type d’information à la disposition des utilisateurs. Une démonstration de la première étape du projet Tower[18] a consisté à créer une liaison entre ce qui a été dénommé une « lampe à lave » et l’Extranet du projet. La fréquence de formation des « boules » dans «la lampe» a été associée avec la fréquence des entrées sur le site. Les membres de l’équipe ont découvert que ce dispositif constituait un pouls du projet – les directeurs de projet pouvaient ainsi avoir des signes assez clairs sur l’activité liée au projet.
Dans un bureau de la DEGW une autre application affichait sur un grand écran le plan des étages des locaux d’un partenaire avec des indicateurs sur l’identité des travailleurs de l’immeuble concerné, et sur l’endroit où ils se trouvaient. Ce système permet d’être conscient de la présence des membres de l’équipe bien qu’ils soient situés à une distance de quelques centaines de s kilomètres. Pendant que je travaille sur un problème dans mon bureau je peux voir qui est disponible dans l’autre bureau pour m’aider. Ce type d’application commence à offrir aux travailleurs distribués une partie de la richesse qu’ils ont perdue en quittant l’endroit physique partagé avec leurs collègues.
Même si la diffusion de l’information ambiante semble être bénéfique aux travailleurs distribués, elle pose aussi des problèmes. Les systèmes qui fournissent ces informations sont essentiellement des systèmes de suivi qui peuvent mettre en évidence le mouvement des individus. Il y a eu des controverses sur ces systèmes, -mais pas de la part de nos utilisateurs- et sur leur implication dans le domaine de la protection de l’intimité. Doit-on permettre aux organisations de suivre le mouvement des individus, à chaque seconde et toute la journée ? Les générations qui, depuis leur plus jeune âge, ont connu les jeux télévisés de type Big Brother n’ont rien contre ces systèmes. Il est possible que les générations plus âgées manifestent plus de réserves concernant la protection de l’intimité. Si les systèmes de contrôle installés à l’intérieur des immeubles étaient combinés avec des systèmes de suivi externes, basés par exemple sur 3G, les problèmes soulevés en matière de propriété et d’utilisation de ces informations seraient encore plus graves.
Afin de mieux comprendre ces aspects nous pouvons utiliser le lieu de travail physique comme une analogie. L’environnement du travail de DEGW m’offre plusieurs possibilités en termes de cadres de travail que je peux choisir. Equipé d’un laptop et des technologies téléphoniques, je peux bouger de manière relativement simple. Mon choix du cadre de travail offre à mes collègues des informations sur mon degré d’accessibilité – dans quelle mesure j’accepte d’être perturbé. Si mon choix est la zone ouverte type club d’où je peux voir mes collègues et où ils peuvent me voir indique le fait que je peux être interrompu. Mais si je me décide pour une pièce tranquille c’est que mon travail nécessite une concentration ininterrompue. De nouveau, le cadre choisi fournit des informations relatives à mon état. De plus, si je laisse la porte de la pièce ouverte ou si je la ferme introduit des nuances dans les informations obtenues. Je peux même choisir de travailler dans une chambre, loin des voies de circulation principales et m’isoler ainsi complètement. Nous utilisons également des espaces de projet où les individus travaillent sur un projet particulier.
De même, dans le cas des informations ambiantes fournies par voie électroniques, si je veux contacter un collègue de projet mais que j’observe qu’il est dans une salle de réunions avec d’autres collègues, il est probable que je ne le dérangerai pas. Mais s’ils se trouvent dans l’espace réservé au projet sur lequel je travaille, je peux supposer qu’ils accepteront d’être interrompus pour discuter le projet. Du moment que le système me permet de voir avec qui ils parlent ou au moins avec qui ils sont, je peux choisir de téléphoner à Pete quand je le vois parler à Roupert pour discuter ainsi du problème avec les deux en même temps.
Nous avons retenu trois constats importants. Premièrement dans un environnement de travail physique l’utilisateur peut choisir entre plusieurs cadres en fonction de leur degré d’accessibilité. Deuxièmement, dans l’environnement de travail physique les flux d’information sont d’habitude symétriques. Tandis que je peux être regardé dans l’espace ouvert et dans une certaine mesure dans la pièce tranquille à parois en verre, je peux à mon tour voir ceux qui me regardent. Il s’agit d’une situation bien différente de celle où on est regardé. L’introduction de CCTV, largement utilisé au Royaume-Uni, à déjà crée une asymétrie pour certains travailleurs. Finalement, les informations relatives au contexte sont utilisées en temps réel pour influer sur les décisions concernant l’interaction.
Nous considérons que si les technologies qui fournissent des informations relatives au contexte sont largement acceptées, les utilisateurs doivent avoir la possibilité de faire un choix, y compris le choix de ne pas offrir des informations quant à l’endroit où ils se trouvent. Pour ce faire, il suffit d’installer un interrupteur (tous les systèmes actuels fonctionnent sur la base d’un badge actif) Les systèmes plus sophistiqués permettront aux utilisateurs de régler le volume d’informations qu’ils sont prêts à rendre publiques et de faire une distinction entre les différents utilisateurs En revenant sur notre métaphore Publique/Privé/Privilégié, les informations accessibles au public pourront être limitées ; il peut être indiqué qu’un individu est parti « au bureau » sans que soit mentionné l’endroit. L’accès Privilégié permettra d’obtenir des informations quant à l’endroit à l’intérieur de l’immeuble. Seul le niveau Privé mettra à disposition les informations détaillées.
Les individus devront être capable de « voir » les autres quand ils sont « vus ». Dans le cas d’utilisateurs travaillant dans des environnements caractérisés par des arrangements spatiaux similaire, les systèmes de suivis installés devront fournir des informations réciproques. De même, si les systèmes de suivi ne sont pas disponibles, il sera probablement nécessaire que les utilisateurs se connectent sur le « club » virtuel ou sur les espaces de projet appropriés avant de pouvoir recevoir des informations sur les autres. La manière selon laquelle ces informations seront présentées aux utilisateurs est un aspect qui sera résolue par les designers d’interfaces. Les solutions les plus encourageantes sont celles qui ne proposent pas une accumulation intense des donnés sur l’écran d’affichage mais qui, selon les découvertes du projet Tower, offre des indications relatives au contexte.
Pour les utilisateurs individuels la plupart des bénéfices sont associées à l’accès aux informations en temps réel ; les problèmes concernant l’intrusion peuvent être résolus, en permettant le choix et en assurant la symétrie en termes d’accès et de livraison des informations. En ce qui concerne les données archivées, le problème est plus sérieux. Peu d’utilisateurs considèrent que la possibilité de revoir les mouvements passés des personnes représente un avantage et nombre d’entre eux acceptent avec difficulté le fait que d’autres utilisateurs détiennent des informations sur leurs mouvements passés. Dans ce contexte, pour que ce type de système soit largement accepté il conviendra probablement soit de retirer les informations relatives aux événements passés, soit de les rendre anonymes. Ces informations seront cependant disponibles pour les gestionnaires des installations qui pourront ainsi connaître les fonctions et les performances d’un immeuble. Par contre, les dirigeants ne pourront pas avoir accès aux informations relatives au comportement des individus.
La discussion ci-dessus illustre la manière selon laquelle les TIC nouvelles et émergeantes peuvent contribuer, à certains niveaux, à la création d’un contexte informationnel partagé pour les travailleurs distribués. Il y a encore beaucoup à faire dans le sens de l’exploitation des autres dimensions de l’espace social et informationnel que nous partageons avec les co-travailleurs. Le rôle des dispositifs d’informations dans l’espace de travail distribué constitue un aspect majeur qui sera analysé dans le cadre du projet SANE au cours de l’année prochaine. Nous invitons les intéressés à participer dans le projet SANE. Pour des informations supplémentaires, veuillez visiter: www.saneproject.com.
Contact
DEGW, Porters North
8 Crinan St
UK - N1 9SQ, London
Tel.:+44 (0)20 7239 7777
Fax: +44 (0)20 7278 3613
Andrew Harrison : aharrison@degw.co.uk
Paul Wheeler : pwheeler@degw.co.uk
3.15 Un eTravail durable – Evaluer et optimiser les bénéfices écologiques et sociaux de l’eTravail: Projet SUSTEL
Le projet SUSTEL se propose de:
· développer un cadre général pour l’évaluation de l’impact économique, environnemental et social de l’eTravail
· réaliser des sondages et élaborer des études de casa fin de mieux comprendre son impact économique, environnemental et social et les possibilités d’améliorer tel impact
· synthétiser les constats sous la forme d’outils et de matériaux accessibles qui puissent être utilisés par les organisations lors de l’évaluation et de l’optimisation des initiatives dans le domaine de l’eTravail.
Les sept participants officiels à ce projet sont : Avanzi (Italie), BT (Royaume-Uni), l’Institut Technologique de Danemark (DTI), Empirica (Allemagne), le Forum Télétravail (Pays Bas), Université de Bradford (Royaume-Uni) et le coordonnateur du projet – Le Centre pour le Développement Environnemental et Economique du Royaume-Uni. Telecom Italia et d’autres sociétés du même secteur contribuent également à la recherche.
Depuis le lancement du projet, en janvier 2002, une version conceptuelle a déjà été élaborée sur les relations qui existent entre l’eTravail et un développement durable. Un sondage pilote a été réalisé au sein du personnel de BT impliqué dans l’eTravail (voir www.sustel.org pour des détails et informations relatives). 1874 réponses ont été reçues sur un échantillon de 5128 personnes, ce qui signifie un taux de participation de 36%. Il s’agit donc d’un des plus importants sondages qui aient été effectués. Une première analyse des réponses montre que les eTravailleurs de BT considèrent que l’eTravail a amélioré leur qualité de vie, leur permet d’avoir plus de temps pour s’impliquer dans la vie sociale et a conduit à réduire le temps affecté au transport ; mais, en même temps, il semble que la plupart des eTaveilleurs mettent plus de temps qu’avant à réaliser leur travail. Aprés une analyse attentive un questionnaire a été élaboré pour constituer la base d’une enquête complexe couvrant les cinq partenaires nationaux. En parallèle seront réalisées six études de cas organisationnelles. Au cours de l’année 2003 les résultats seront synthétisés et prendront la forme de guides et outils pour les entreprises et de recommandations stratégiques pour les Pouvoir Publics sur les possibilités de maximiser les bénéfices découlant de l’eTravail.
Contact
Mr Peter James
SustainIT
Priestgate House - 3/7
Priestgate
UK - PE1 1JN Peterborough
E-mail:
peterj@dsl.pipex.com

· Promouvoir le Programme IST dans les pays baltiques (Lettonie, Lituanie et Estonie) à travers des actions de diffusion et d’information ciblées sur les pays baltiques, suite à leur récente association à la Communauté Européenne.
· Introduire de nouvelles méthodes de travail en équipe (eTravail, équipes virtuelles, etc) dans les trois pays baltiques participants, afin de lancer de nouveaux projets dans les domaines de l’éducation, de la recherche, de la télémédecine et des affaires.
· Mettre en place un système de Centres de Démonstration Informationnelles (CDI) dans les trois pays baltiques. En collaboration avec CID, organiser le projet de l’importante conférence de Vilnius, Lituanie, l’atelier à Riga, Lettonie, et les ateliers démonstratifs à Tallinn, Estonie, destinés aux produits et aux opportunités du Programme IST pour les pays baltiques. Assurer des présentations détaillées des produits télématiques de l’UE afin de démonter les avantages et résultats potentiels du Programme IST pour la communauté télématique des Etats Baltiques, avec un accent particulier sur l’accessibilités de ceux-ci.
· Adapter, présenter et mettre en ouvre dans les trois pays baltiques sélectés les outils télématiques IST, comme le Système de Présence Virtuelle (SPV) crée par le consortium coordonné par l’Université d’Ulm, Allemagne (projets Shopaware et Wistics).
· Fournir des méthodes de formation (a travers les sites Web Telebalt et face-à-face) afin d’améliorer l’état des connaissances dans les Etats Baltiques sur l’Union Européenne, les 5ème et 6ème Programmes Cadres, les programmes passés, actuels et futurs, avec une préoccupation particulière pour le Programme IST.
La brochure Telebalt a été publiée dans les langues anglaise, lettone, lituanienne et estonienne. Elle fournit une présentation des objectifs, cibles, événements majeurs, participants et autres aspects importants sur Telebalt. Les matériaux du projet ont été diffusés par le Bulletin Telebalt Vol. 1 en anglais et par voie électronique, à travers les sites Web de Telebalt.
Les sites Web de Telebalt ont été réalisés ayant comme base le concept de portail d’information et des connaissances et ils se trouvent sur les serveurs de tous les partenaires au projet: le principal est à Infobalt, Lituanie (http://www.infobalt.lt/Telebalt), un autre à “Open Latvia”, Lettonie (http://www.Telebalt.lv), EDNES, France (http://www.ednes.org/Telebalt/), et Inforing AS, Estonie (http://www.Telebalt.infopress.ee). Le contenu de ces sites comprend: des informations actualisées concernant le projet, des 5ème et 6ème Programmes Cadre et IST; des liens avec les sites Web des autres pays participants; sollicitations de documentations et rapports pour les réunions et les Bulletins d’informations de Telebalt, etc. Les sites Web proposent aussi la promotion de nouvelles méthodes de travail, comme par exemple le “EU-CIS Teleworking 2001” (JC Consultants, France), CoBrow and Virtual Presence System (VPS) les jeux d’outils (Université d’Ulm, Germany), European Knowledge Platform (EKP) (GRI, Allemagne), etc.
Les Centres de Dissémination de l’Information (CDI) mis en place par l’association Infobalt de Vilnius, l’association "Open Latvia" de Riga et Inforing AS de Tallinn diffusent des informations sur les opportunités des TIC pour les Pays Baltiques pour ce qui est des nouvelles formes de travail. Le CDI d’Infobalt organisera une conférence intitulée “Télétravail pour la promotion des affaires et des partenariats” centrée sur le secteur des affaires. Le CDI de l’atelier “Open Latvia” nommé “Télématique pour le tourisme et l’intégration sociale” sera axé sur le secteur du tourisme. Le CDI de l’atelier d’Inforing AS sera intitulé “Défis télématiques et opportunités d’emploi”. Les sites Web de chaque CDI auront une orientation claire en fonction des cibles spécifiques. Le site Web du CDI lettonne traitera des technologies de l’information et du tourisme, tandis que le CDI estonien portera sur les opportunités en matière d’emploi. Son site Web spécialisé fournira:
· une base de données électronique complexe et actualisée en permanence offrant des informations sur les postes vacants et sur les demandes d’emplois
· un service permettant la soumission électronique du curriculum vitae
· un service de conseil
· une liste d’organisations partenaires, liens utiles, etc.…
Le site Web du CDI d’Infobalt, Lituanie, sera consacré à la télématique de la diffusion et l’exploitation des informations dans les secteurs des affaires et de la recherche. Le CDI Lituanien, en collaboration avec le Comité pour les Données Scientifiques et Technologiques du Conseil International de la Science, participera à la création de la partie scientifique du site Web.
L’atelier Telebalt "Technologies de l’information, Tourisme et Intégration sociale" a été organisé à Riga, Lettonie par Open Latvia le 4-5 avril 2002. Il a été tenu à la même date et dans le même cadre que le Forum Baltique IT&T 2002 (http://www.ebaltics.com/forum2002). L’objectif de l’atelier Telebalt a été le renforcement de la coopération scientifique et technologique entre l’UE et les Etats Baltes dans le domaine des applications TIC pour les nouvelles méthodes de travail et tourisme, avec une préoccupation spéciale pour l’intégration sociale. Les sociétés européennes et baltes ont pu ainsi obtenir des informations sur l’implémentation pratique des activités de recherches communes avec financement de la part de la Communauté Européenne. Les participants envisageant la mise en oeuvre de projets communs ont signés des accords préliminaires de coopération. L’atelier s’est constitué comme une opportunité unique pour les sociétés européennes et baltes qui ont pu faire des échanges d’expérience innovantes et réussies, améliorer la recherche scientifique et technologique et faire les premiers pas vers la coopération dans le secteurs des applications TIC.
Les projets IST suivants ont été présentés à cet atelier: Emergence, E3Work, Teamwork, FlexWork, Palio, SmartUp, Ontour, Easycraft, Think. Pl@za groupware élaboré par Teamware Group Oy, Finlande, a été présenté et démontré on-line. Des informations supplémentaires sur l’atelier sont disponibles sur le site Web lettonne (http://www.Telebalt.lv/).
Telebalt a pour objectif de développer une communauté dans les pays baltiques, capable de répondre aux défis d’une société de l’information. Une composante importante d’un tel développement est la sélection et l’évaluation des produits et outils télématiques TIC qui correspondent au système de télétravail des Etats Baltes associés à Union Européenne. Les outils de recherche CoBrow créés par les Universités d’Ulm et Freighberg, Allemagne, PL@ZA groupware crée par Teamware Group Oy, Finlande, la Plate-forme Européenne des Connaissances créée par l’Institut de Recherche d’Allemagne et l’outil d’eTravail en équipe sont parmi les exemples les plus éloquents de tels produits TIC.
Les experts télématiques d’EDNES, sous la coordination de JC Consultants, France, ont procédé à l’organisation des cours de formation, comme, par exemple: “l’Union Européenne”, “L’élargissement de l’Union Européenne” et “Les 5ème et 6ème Programmes Cadres”.
Contact
M. Jean Bonnin
EDNES (France)
http://www.ednes.org/telebalt/
Les méthodes télématiques de travail sont les conséquences naturelles du progrès technologique dans le secteur des télécommunications. Des concepts comme : eTravail (travail électronique), bureau distribué, télévillage, télémédecine, sont des réalités professionnelles quotidiennes dans les pays de l’UE. Les entreprises et les organisations de ces pays ont une large expérience dans les méthodes télématiques de travail, ayant identifié, sélectionné et développé les meilleures solutions et pratiques dans se secteur.
Le même processus d’avancement dans les méthodes télématiques de travail a lieu dans la Communauté des Etats Indépendants (CEI – pays de l’ancienne URSS). Au cours de la dernière décade des organisations économiques et des organisations sans but lucratif y sont apparues qui ont acquis les connaissances et l’expérience des méthodes d’analyse de l’eTravail. Des sondages récents montrent que l’eTravail effectué par les programmeurs de Russie (entre autres pays) réalisera 170 M Euro de chiffre d’affaire en 2002 et enregistrera une croissance annuelle de 20 à 30%. Le chiffre équivalent pour l’Ukraine est de 45 M Euro, avec une croissance annuelle de 60 à 80%.
Ces pays manquent cependant parfois des connaissances systématiques et ressentent le besoin de s’appuyer sur l’expérience des autres. Ainsi, les problèmes quotidiens ne sont pas pris en compte d’une manière adéquate, et, par conséquent, les résultats du travail télématique ne sont pas optimisés.
Le projet Telesol se déroule dans cadre du programme IST de
la Commissionne Européenne. Les coordonateurs du projet sont l’UNIDO –
Organisation des Etats des Nations Unies pour le Développement Industrielle et
l’association EDNES (Réseau International de Données pour la Science et
l’Education), France. Les objectifs majeurs du projet sont:
· Collecter des informations sur le degré de préparation des pays CEI pour accepter les méthodes télématiques de travail
· S’assurer que les communautés locales dans le domaine des affaires et de la recherche prennent conscience des possibilités créées par l’eTravail
· Identifier les problèmes locaux de l’eTravail ; résoudre ces problèmes en s’appuyant sur les meilleures pratiques des entreprises de l’UE
· Diffuser les informations appropriées pour organiser un cours de formation sur les méthodes télématiques de travail.
Les cibles et les objectifs du projet ont sélectionné les participants. Nous avons pu identifier dans les pays participants les organisations du domaine des affaires et de la recherche impliqués et/ou ayant une expérience dans les méthodes télématiques de travail. Ces organisations seront les points focaux du projet dans chaque pays partenaires de la CEI.
Les participants au projet sont
les pays de la CEI suivants : Pays d’Asie Centrale (Kazakhstan, Kirghizistan,
Ouzbékistan), Pays Caucasiens (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie), Pays Slaves
(Russie, Ukraine).
Les sociétés de l’UE qui participent au projet ont été sélectionnées en fonction de leurs connaissances et expérience dans les méthodes télématiques de travail, y compris l’eTravail transfrontalier et le travail transfrontalier avec les pays CEI ou de l’Europe d’Est.
Par définition, les méthodes télématiques de travail s’appuient sur les derniers résultats dans les domaines de la technologie et des télécommunications. Nos exemples d’eTravail en CEI reflètent la manière dans laquelle la structure de l’eTravail change, par exemple suite au développement de l’Internet. L’objectif de Telesol est de mettre à la disposition des pays participants le meilleur de ces innovations.
Il doit être mentionné ici que les priorités liés à l’eTravail varient selon les pays de la CEI – ainsi nous aurons une variété d’expériences.
Les participants au projet et la communauté de l’eTravail des pays slaves et de pays comme l’Arménie considèrent que l’aspect professionnel de l’eTravail, en particulier dans le secteur TIC, est le plus important. Dans ce cas ci l’accent est mis sur :
· L’infrastructure technique et de communications et son degré de préparation pour l’eTravail
· Le cadre légal et fiscal local de l’eTravail
· La synchronisation des processus de travail, le défi de la diversité culturelle
· La certification des produits, la préparation du personnel impliqué dans l’eTravail.
En dehors de l’expérience et des bonnes pratiques de l’eTravail des pays ouest-européens que Telesol fournit aux pays CEI, ce projet génère également de nouveaux liens et contacts entre les communautés de l’eTravail de l’UE et de la CEI.
Pour certains pays le concept de bureau distribué, c’est-à-dire l’eTravail au sein d’une société ou organisation, est le plus important. Il s’agit en premier du Kazakhstan, un pays ou les villes sont séparées par de grandes distances géographiques et avec deux capitales, une vieille et une nouvelle. Les villes du Kazakhstan sont interconnectées par des canaux satellite (au lieu de câbles traversant le désert). La plupart des sociétés viennent d’ouvrir leurs filiales dans la nouvelle capitale (Astana), tout en gardant leurs sièges dans la vieille capitale (Almaty). Dans ce contexte l’aspect des bureaux distribués est prédominant.
Enfin, les pays ayant des ressources de communication assez limitées (par exemple, l’Ouzbékistan ou le Kirghizistan) ont tendance à concentrer ces ressources sur des applications critiques, en s’orientant avant tout dans des directions comme la télémédecine.
TELESOL réalisera ses objectifs par l’intermédiaire des moyens suivants:
· Réunions et conférences régulières des participants et de la communauté de travail télématique dans les pays participants. L’agenda actuel des événements est le suivant :
· Réunion de lancement à Bishkek (Kirghizistan) : 8-9 juin 2002
· Atelier caucasien à Erevan (Arménie) : novembre 2002
· Conférence caucasien sur l’eTravail à Baku (Azerbaïdjan) : printemps 2003
· Atelier à Kiev (Ukraine) : automne 2003
· Conférence de l’Asie Centrale sur l’eTravail à Almaty (Kazakhstan) : printemps 2004
· La création des Centres de Compétences dans le Télétravail dans les pays CEI participants. Ces CCT seront des noyaux en termes de connaissance, expérience et pratiques des méthodes télématiques au sein du chaque pays participant
· L’organisation d’une formation sur les méthodes télématiques de travail et la présentation pilote de ce cours lors des conférences et réunions
· La dissémination large des informations appropriées, y compris la publication annuelle d’un Bulletin d’information et la création d’un site Web.
Parmi les pays CEI, il y a des organisations actives dans le domaine des affaires et de la recherche qui utilisent avec succès les méthodes télématiques de travail. Même à cette étape naissante du projet, nous avons réussi à en identifier beaucoup, la plupart dans le secteur des technologies d’information. Nous espérons qu’elles tireront avantage du projet, en acquérant de nouvelles connaissances et de meilleures pratiques.
Nous espérons aussi que les centres locaux de compétences garderont, après la fin du projet TELESOL, leur fonction de sources de connaissances et continueront à disséminer des informations sur les méthodes télématiques de travail et à assurer la formation dans ce secteur.
Enfin nous comptons sur le fait qu’une activité plus intense, des contacts plus nombreux et une meilleure compréhension dans la communauté de l’eTravail dans les pays participants conduiront à de nouveaux exemples réussis d’eTravail.
Contact
M. Hans Pruim
E-mail :hpruim@unide.org
Le développement de la Société Globale de la Connaissance Connectée (SGCC) génère des débats sur les mécanismes stratégiques, sur leurs impacts et sur le rôles des acteurs des secteurs public, privé et civil de la société. Ces débats portent en particulier sur le risque d’instabilité à moyen et long terme de la Société Globale de la Connaissance Connectée qui semble être de plus en plus dominée par une dynamique du court terme. La viabilité se manifeste à plusieurs échelons distincts : économique, social, environnemental et culturel. Les discussions et les politiques de développement durable mais limitées à un ou deux échelons ou à des parties isolées de la SGCC ne sont pas suffisantes pour atteindre l’objectif : la viabilité est une propriété globale qui se manifeste au niveau du système entier. Cela implique une approche globale qui tienne compte des aspects spécifiques du système, combine les méthodes quantitatives et qualitatives et propose des stratégies dans une combinaison adéquate : les problèmes complexes nécessitent une vision complexe afin d’identifier des solutions complexes.
L’étude TERRA2000 s’est concentrée au cours de dernière année sur deux axes : l’investigation concernant le cadre, la méthodologie et les définitions relatives au problème central ; et l’analyse thématique des impacts et des implications en terme de durabilité de la SGCC pour le capital humain.
Au niveau du premier axe, le projet a élaboré les définitions des concepts clés et a identifié les aspects spécifiques nécessitant des efforts supplémentaires de conception et d’analyse afin de mieux comprendre la portée et la signification de la SGCC. Sont concernés les concepts suivants :
Globalisation des activités économiques, sociales, environnementales et culturelles
Connexion, tant dans le sens technique de portée et d’accessibilité du réseau que dans le sens plus instrumental des caractéristiques et des modèles d’interactions générés par les réseaux matériels, leurs impacts sur le comportement, les valeurs, le bien-être et, à travers eux, la géométrie évolutive des réseaux
Connaissances – informations (connaissances codifiées dont la fréquence et la distribution sont moins chères et plus rapides), connaissances tacites (le capital humain reste relativement réduit, coûteux à former et la diffusion de l’information reste lente, mais c’est un facteur essentiel pour investir l’information d’une signification sociale et privée) et connaissances systémiques (souvent dénommées capital organisationnel ou social, ces connaissances ne sont pas détenues par les individus ; elles représentent un bien public incorporé dans les institutions et les réseaux).
Société - indique que les différentes dimensions de l’activité humaine (économique comprise) ne sont pas séparées et qu’elles doivent être analysées comme un tout.
Le concept de durabilité qui en résulte est élaboré dans quatre dimensions (culturelle, économique, environnementale et sociale) et prend en considération les stocks de ressources essentielles, la préservation des compétences et capacités (pour contrôler leur substitution) et la résistance aux chocs. Une préoccupation particulière est accordée aux liaisons entre et à l’intérieur des systèmes et à la dynamique qui en résulte. Les boucles de feed-back positifs qui causent des effets de rebond sont parmi les plus importants: par exemple, les améliorations de l’efficacité avec laquelle les ressources non renouvelables (ou les ressources dont l’extraction, l’utilisation ou l’élimination posent des problèmes significatifs de pollution) conduisent à la baisse des prix, qui à son tour mène à la stimulation de l’extraction, utilisation et élimination. Le résultat de ce phénomène pourrait être une diminution de la durabilité. D’un autre côté, ces effets de rebond peuvent fournir des signaux plus clairs ou plus rapides des problèmes qui apparaissent et peuvent aider à anticiper les problèmes et à élaborer des solutions avant que ceux-ci ne deviennent insolubles. Une autre caractéristique de feed-back positif de la SGCC est le cycle auto catalytique de la création des connaissances. Le but de l’analyse est de déterminer quand un accroissement d’information conduit à accroissement de connaissance, quand un plus de connaissance conduit à un plus de compréhension et quand un plus de compréhension conduit à un bien-être plus durable. Mais cet agencement n’est pas automatique ; pour assurer le succès il est nécessaire d’intervenir au niveau stratégique. Les clés de la compréhension de ce phénomène sont l’équilibre entre les différents types de connaissances, la distribution des connaissances et les satisfactions qui en résultent et la capacité des connaissances à résoudre les problèmes globaux.
Pour offrir une perspective équilibrée de ces notions, TERRA 2000 procède à une analyse thématique par étapes, en se concentrant sur : le capital humain, le capital financier et la croissance, la durabilité à l’époque de l’information et, finalement, sur une analyse globale. Le reste du rapport aborde brièvement la notion de capital humain.
Le capital humain (connaissances tacites) influe sur le développement économique de deux façons : en tant que facteur de production et en tant que source d’innovation de plus en plus essentiel, bien qu’intangible. La SGCC implique des relations fortes de réciprocité avec une multiplicité d’éléments : les compétences demandées et fournies à l’économie, les méthodes de travail -y compris les méthodes de travail en équipe-, le mode d’assimilation et d’acquisition des connaissances, la distribution et l’échange, le développement, la mise en pratique et (parfois) la codification des nouvelles connaissances et les profits liés aux investissements en capital humain. Les constats indiquent, par exemple, que la SGCC est associée aux inégalités croissantes entre les nations, entre les groupes de compétences et d’activité au sein des nations ou même à l’intérieur des groupes de compétences. Ce phénomène se manifeste de façon variée : dans les secteurs ou l’économies de marché est prépondérant, il prend la forme des inégalités de revenus ; dans les secteurs de l’économie sociale il prend la forme de l’inégalité entre employé et chômeur. Les économistes fournissent des explications variées : le commerce (la globalisation conduit à l’exportation de produits intégrant des connaissances fabriqués dans des régions ou secteurs développés et conduit aussi à la croissance des profits liés aux compétences rares), le progrès technologique basé sur les compétences (qui augmente la productivité des travailleurs qualifiés et offre la possibilité à un nombre limité d’individus de satisfaire les besoins d’un segment de plus en plus large du marché) et la migration (qui combine les deux éléments signalés). Dans ce contexte les politiques se concentrent sur les facteurs d’éducation, de migration des travailleurs, de changement des méthodes de production et de migration du travail. Les tendances et les chocs auxquels ces politiques doivent répondre incluent le rythme ascendant de la production des connaissances, l’importance accrue accordée au « capital intangible » destiné à la production des connaissances et la conservation du substrat humain du capital humain (éducation, assistance médicale, etc.), l’orientation des emplois vers des activités basées sur la connaissance (pas seulement dans les secteurs de la technologie avancée) et les implications de la complémentarité élevée des compétences. Parmi les problèmes qui en découlent on observe les « fractures » croissantes (numériques, connaissances, revenus, bien-être, environnement, etc.), l’immigration et les tensions et fragmentations qui en résultent, etc.
Outre les politiques traditionnelles orientées sur l’«offre» qui étaient utilisées comme remède aux distorsions du capital humain, l’accent a été mis récemment sur la dématérialisation et l’amélioration du marché du travail pour éliminer les sources d’inefficacité comme illustré dans la matrice ci-dessous :
|
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Compétences limitées |
Compétences élevées |
|
Spécifications limitées |
(c, c) |
(a, b) |
|
Spécifications élevées |
(b, a) |
(d, d) |
Les employeurs (ligne, premier résultat) et les employés (colonne, deuxième résultat) perçoivent les retombées du “jeu de co-ordination”, où c > b, d > a et d > c – les équilibres Nash sont grisés et l’équilibre (Limité, Limité) – un status quo stylisé du manque de qualification disponible et du chômage de la main d’œuvre qualifiée – est inefficace par rapport à l’équilibre (Elevé, Elevé). Une politique (envisageant de décroître c ou d’accroître b) peut aider une société « bloquée » dans un équilibre inefficace. On peut avoir un aperçu plus approfondi dans le cas ou plusieurs parties entrent en interaction avec leur voisinage en réseau.
Si le comportement évolue - par exemple suite à des opportunités résultant d’un changement aléatoire d’acteurs – vers un comportement optimal à l’inverse des voisins (exposés à un choc quelconque), les résultats sur le long terme peuvent être efficaces – pourvu que l’équilibre efficace soit également caractérisé par des risques (si c-b < d-a). Cela est valable pour plusieurs structures du réseau. La politique nécessaire pour échapper à l’équilibre inefficace pourrait envisager : soit d’augmenter le coût de l’opportunité d’être « Elevé » dans un marché disparate (b-c) soit d’augmenter le coût de l’opportunité d’être l’acteur « Limité » dans un marché disparate (a-d). Une analyse approfondie a établi comment le fait de rendre endogène la structure de réseau (c’est-à-dire de libéraliser les marchés du travail) peut stabiliser les résultats efficaces qui ne sont pas caractérisés par des risques, accélérer la conjugaison des efforts en vue des résultats stables ou même déstabiliser les résultats inefficaces.
Contact
M. Jonathan Cave
RAND Europe
E-mail : cave@rand.org
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· Présenter les objectifs, opportunités et produits télématiques TIC à la communauté CEI
· Mener des études sur la technologie de l’eTravail dans l’Union Européenne et les pays CEI
· Jeter les bases d’une communauté dans les pays CEI européens capable de répondre aux défis de la société moderne de l’information
· Présenter les résultats IST à la communauté télématique CEI
· Sélectionner et adapter les outils télématiques créés par les TIC aux pays participants de la CEI
· Encourager la soumission de propositions de nouveaux projets au Programme IST avec la participation des états membres UE et pays CEI et contribuer de cette façon au développement de l’immense marché potentiel de la CEI pour les produits TIC de l’UE
Le projet diffuse les résultats des études sur les technologies de l’eTravail par Bulletins d’information, sites Web, conférences et ateliers WISTCIS.
Ont été lancés le site Web principal WISTCIS (www.ednes.org/wistcis) et les sites Web du projet en Ukraine, Moldavie, Azerbaïdjan, Belarus.
Le nouveau projet Cluster-Pro, faisant partie de l’initiative WISTCIS, est un module de cinq projets IST : WISTCIS, TELESOL, TELEBALT, E3 Work, TEAMWORK.
Les cours, qui constituent l’instrument principal pour inciter à soumettre de nouvelles propositions concernant l’eTravail à la CE, ont été préparé par Pricewaterhouse Coopers (principal partenaire du contrat) et présenté à la conférence et à deux ateliers. Ces cours sont disponibles en anglais et russe sur le site Web WISTCIS : http://www.ednes.org/wistcis/main_e.htm
Le manuel « Nouvelles méthodes de travail pour le Télétravail UE – CEI » a été élaboré par JC Consultants, présenté et évalué lors des conférences et ateliers WISTCIS. Le manuel est disponible sur le site Web.
Les outils réalisés dans le cadre des projets CoBrow (RE 1003), CoBrow/D (RE 4003) et du projet IST SHOPAWARE ont été adapté pour le travail en équipe UE-CEI.
La Conférence WISTCIS de lancement intitulée « Télétravail dans les domaines de la Recherche, de la Médecine et des Affaires", Kiev, Ukraine, a eu lieu les 19-21 avril 2001. L’objectif de cette Conférence a été de maximiser les interactions et les activités entre le partenaire ukrainien et les autres partenaires de la CEI. Cet objectif ayant été réalisé, les actions suivantes ont été organisées : sessions, séminaires, ateliers, démonstrations et débats. Les discussions engagées au cours des sessions, ateliers et séminaires organisés dans le cadre de la conférence de lancement ont démontré le rôle extrêmement important que ces réunions jouent dans la coordination des efforts des pays de la CEI pour développer la société de l’information.
L’atelier WISTCIS intitulé "Support télématique et de réseau pour la recherche et le contrôle des risques environnementaux et naturels", Kichinev, Moldavie, a eu lieu les 21-22 juin 2001. Pendent l’atelier on a présenté devant un large auditoire les applications récentes des produits télématiques dans la sphère du contrôle environnemental et de la protection contre les risques naturels, sujet très sensible pour beaucoup de pays de la CEI et de l’Europe de l’Ouest et de l’Est. L’atelier a fourni également informations et connaissances concernant les nouveaux produits et technologies télématiques mis en pratique dans les pays UE et CEI et les possibilités du programme IST.
L’atelier WISTCIS intitulé "eTravail, Formation à distance et contrôle environnemental : Nouvelles Opportunités", Baku, Azerbaïdjan a été organisé les 13-14 décembre 2001. L’auditoire était formé en majorité des communautés du secteur de l’éducation et de la recherche d’Azerbaïdjan, y compris enseignants et étudiants des universités.
Un total de plus de 600 participants d’Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Belarus, Chine, France, Géorgie, Allemagne, Lettonie, Moldavie, Portugal, Russie, Pays Bas, Turquie, Ukraine ont participé à ces événements. La conférence et les ateliers ont promu les projets IST suivants : Shopaware, Telesol, Telebalt, TeleinVivo, Teamwork, Think, StarMate, Unite.
Ces réunions ont été aussi une occasion pour l’UE de présenter les produits télématiques suivants : Louis Dreifus, le Système Télématique EUR-OPA pour les conséquences des désastres naturels, les systèmes télématiques français pour les recherches sismique et dans le domaine des volcans.
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Site Web WISTCIS: http://www.ednes.org/wistcis/main_e.htm
Après un taux de croissance élevé, de 3,2 % du PIB en 2000,
la baisse de la demande nationale et le ralentissement des exportations et de
l’investissement dans l’équipement ont conduit à un déclin soudain du taux de
croissance du PIB réel, passant à seulement 1.1 % en 2001. Le PIB pourrait
s’accroître de 1.2 % en 2002, et progresser vers un taux de 2.8% en 2003 :
"La baisse cyclique accentuée a un
effet néfaste sur le marché du travail et les finances publiques. L’emploi
décliné en 2002 et s’accompagne d’une accentuation du chômage. En opérant avec
des stabilisateurs automatiques, la balance publique générale va glisser dans
un déficit temporaire en 2002. L’inflation devrait ralentir sa marche sous
l’influence de la baisse des prix de l’énergie"[19].
Cependant, des prévisions trop positives pourraient s’avérer fausses en
présence de développements politiques comme celui du printemps 2002 qui ont
affecté les pays membres de l’OPEC. D’autre part, "l’introduction de l’euro, au début de l’année, n’a pas
relancé l’inflation. Abstraction faite de l’augmentation des prix des biens saisonniers les prix au
consommateur ont baissé depuis décembre. Apparemment la publicité a double
prix, la surveillance des prix et la pression de la concurrence ont eu un effet
positif. Sachant que l’inflation a été temporairement élevée dans les autres
pays d’Europe de l’Ouest, maintenant le taux autrichien se place nettement en
dessous de la moyenne de la zone euro"[20]
Les tendances générales de l’économie en Autriche ont vraiment beaucoup changé ces dernières années en relation avec les politiques de l’UE, et l’engagement de l’Autriche dans ce processus a accentué les tensions concurrentielles et la libéralisation dans des zones jusqu’alors protégées. Parce que l’Autriche contribue au budget de l’UE, il devient très important pour les politiques internes qu’une évaluation économique exhaustive soit faite indiquant des effets d’amélioration de 2% du PIB (surtout pour les consommateurs) dus à l’appartenance à l’UE. Depuis 1995, l’intégration totale de l’Autriche dans le Marché Unique et dans l’étape préliminaire de l’EMU a eu pour résultat une augmentation cumulative du PIB réel de 3% (soit presque 1/2 % par an)[21].
Contrairement au contexte de développement de l’eTravail pendant l’année 2001 et le début de 2002, on note une évolution majeure par rapport aux débats antérieurs sur l’eTravail : la polémique est moins "ardente", des données plus sérieuses sont disponibles et, plus important encore, l’impact s’impose lentement. Aucune législation spécifique concernant l’eTravail n’est en vigueur en Autriche actuellement. Pourtant, on a considéré ou mis en œuvre de nouvelles mesures afin de rendre la main d’œuvre autrichienne plus flexible et plus mobile. Ces mesures sont liées à la réduction du nombre des fonctionnaires (et au changement majeur de leur position par rapport aux lois, par exemple dans les écoles, dans les universités et la gestion du gouvernement), à la relative restriction encore récente des heures d’ouverture des magasins et au droit du travail (concernant le temps de travail en particulier). En raison de ces tendances, on peut s’attendre en Autriche à ce qu’un nombre de plus en plus grand de salariés manifestent des besoins plus pressants et une plus grande disponibilité par rapport à l’adoption de nouvelles formes de travail, à savoir l’eTravail.
Les accords cadre
En Autriche, trois conventions collectives liées à l’eTravail ont fait l’objet des négociations entre l’entreprise et le syndicat concerné :
· Le premier accord concerne l’Entreprise de l’Huile (1997). Parmi les points principaux des règlements adoptes se retrouvent : le temps de travail, les heures supplémentaires et le travail pendant les Samedis et les jours fériés, le travail posté, les frais de déplacement, les descriptions et les exigences des places de travail éloignées, les salaires, la formation professionnelle et les opportunités de promotion.
· Le second accord général a été conclu en novembre 1999. Cette convention collective s’applique à 140,000 employés d’entreprises. Il s’agit d’un cadre général des règlements. § 19a du Telearbeit (l’eTravail) stipule que "l’employeur et l’employé doivent conclure un contrat écrit relatif à l’eTravail. Il doit comprendre des réglementations sur la place de travail, le programme de travail, la matière du travail, les frais déductibles, les dettes, le contrat de l’eTravailleur avec l’entreprise et la conclusion de l’eTravail. Une partie de la convention collective se constitue dans un modèle de contrat entre l’employeur et l’employé"[22].
· La troisième convention collective concerne les employés appartenant aux secteurs de traitement de données et de technique d’information. Du point de vue du syndicat "cette convention collective – qui s’applique à 20,000 employés à partir du 1 janvier 2001 – serve de point de repère pour la mise en œuvre de meilleures conditions de travail dans la nouvelle économie. Elle comprend des règlements sur l’eTravail, ce qui est très important puisque le secteur TI est l’un des secteurs ou les eTravailleurs sont les plus nombreux. Exemples de règlements : l’eTravail doit être bénévole, l’employeur a l’obligation de fournir le matériel de travail et de payer les frais de l’équipement à domicile. En même temps le contrat donne la possibilité d’un programme de travail flexible avec la garantie pourtant du respect des normes de protection minimales. Le changement du schéma salarial offre des avantages aux jeunes employés et rétribue l’expérience"[23].
A part ces accords collectifs sectoriels, plusieurs grandes entreprises (conduites par des compagnies TIC telles Hewlett Packard et IBM, suivies par des banques et autres) ont conclu des contrats spécifiques au niveau des compagnies.
Les résultats empiriques du sondage EMERGENCE auprès des employeurs estiment à 53% le nombre d’eTravailleurs en Autriche, un peu au-dessus de la moyenne européenne de 49%[24]. Il n’y a qu’une minorité de 1% d’employés qui travaillent dans des telecentres et telecottages ou d’autres bureaux détenus par des tiers. Qui plus est, les eTravailleurs à domicile ne représentent que 1,5% environ de la force de travail concernée : le stereotype du télétravail de l’employé travaillant uniquement à domicile, est en fait une des formes les moins populaires de l’eTravail. Cela confirme les données statistiques fournies par les rapports antérieurs sur l’eTravail en Autriche qui font état d’un pourcentage de moins de 2,5% de la force de travail réalisant son activité selon la stricte définition de l’eTravail qui le fait s’exercer dans d’autres endroits que les bureaux de l’entreprise[25].
Les conditions techniques nécessaires, quant à la disponibilité des technologies de communications mobiles et d’accès à Internet, ont dépassé la masse critique et la densité. Pendant le premier trimestre 2002 un total de 53% de la population autrichienne âgée de plus de 14 ans avait accès à Internet, 47% sont des utilisateurs réels et 38% sont des utilisateurs fréquents (deux ou trois fois par semaine). 85% des jeunes sont des utilisateurs d’internet. 28% des utilisateurs (la moyenne européenne : 26%) accédant à l’Internet par les connections à grande vitesse (câbles, LAN, DSL, ISDN). Il semble clair que l’accès privé à partir du domicile ait augmenté de 16% (1999) à 33% (2000) et 42% en 2001. L’utilisation d’Internet dans les bureaux, les écoles et les universités, reste assez stable. L’achat on-line et l’intenet-banking en particulier continuent à se développer à grande vitesse (plus de 48% en 2001)[26]. En Autriche il y a quatre fournisseurs de téléphones mobiles qui offrent leurs services à 6.4 millions d’utilisateurs ce qui a mené à une pénétration du marché de presque 75% et place l’Autriche tout près des principaux pays Scandinaves ayant une densité élevée de communications mobiles[27].
Les études des entreprises prouvent que l’eTravail se répand très vite: un sondage de Vienne indique que déjà 20% des compagnies locales emploient ce qui s’appelle des "eTravailleurs"[28]. Selon une recherche comparative, Vienne est l’une des 12 premières régions d’Europe pour les activités liées aux TIC[29].
Dans de larges secteurs de l’industrie, l’eTravail est en train de devenir un courant principal dans les entreprises renommées. IBM offre des service sous le nom de "e-espace" qui supposent une réorganisation du travail comme partie intégrante de la réorganisation des bureaux. Avec Porr AG, la plus grande entreprise de construction d’Autriche, un projet de développement urbain majeur a été lancé au début de cette année. Le développement de cette implantation à Vienne va créer des milliers d’installation de système en réseau ainsi que de milliers d’opportunités concernant l’eTravail.
Le concept d’eTravail n’est pas aussi répandu dans le secteur public. Les schémas les plus avancés de l’eTravail dans l’administration publique de l’Autriche ont été mis en place dans le gouvernement de province de la Haute Autriche et dans la municipalité de Vienne. Au niveau fédéral, deux ministères – Le Ministère de l’Education, de la Science et de la culture et le Ministère du Transport, de l’Innovation et de la Technologie – travaillent sur des schémas qui permettent à leurs fonctionnaires d’eTravailler au domicile ou de faire de l’eTravail mobile. Des contrats type ainsi qu’un "Accord-Cadre Général" ont été conclus.
Contact
Josef Hochgerner
Centre pour
l’Innovation Sociale/ – Zentrum für Soziale Innovation/ZSI
Koppstrasse 116
A-1160 Vienne
E-mail : hochgerner@zsi.at
La Belgique est un petit pays à population dense, avec de larges réseaux routiers et ferroviaires. Si on y ajoute le poids économique local qui fait concentrer les bureaux dans les grandes villes et aux alentours, ces facteurs ne poussent pas vers l’eTravail. Cependant les autorités prennent en considération la possibilité que l’eTravail apporte des solutions aux embouteillages routiers et au niveau élevé du chômage dans les zones post-industrielles.
La population totale de la Belgique compte à peu près 10 343 000 habitants (mars 2002). Elle augmente lentement de 2 à 4 % chaque année. Approximativement 4 020 000 de personnes ont un emploi (3 340 000 salariés et 680 000 indépendants ) et 450 000 sont au chômage (10% du total de la force de travail – 13% si on compte aussi les 163 000 chômeurs âgés de plus de 50 ans). Le taux d’emploi ne dépasse pas 60% de la population ayant l’âge requis pour travailler.
Le PIB a atteint 257 billions Euro environ en 2001, une croissance de 3,6 par rapport à 2000 (prévisions 2002 : +3,3%) et le taux d’inflation était de 2,5 % (prévisions 2002 : 1,6). L’exportation des biens et des services représente 85% du PIB.
Source : Carrefour de l’Economie 2002/2B, édité par le ministère fédéral des affaires économiques (http://mineco.fgov.be)
En 2001 le nombre de connections Internet actives a considérablement augmenté : 25% d’un total de 1 425 000. Le nombre des connections commerciales a augmenté de 37% au cours de l’année jusqu'à un total de 185 000.
L’essor de la large bande (ADSL et câble TV) a marqué l’année 2001. Le nombre des connections a triplé au cours de l’année jusqu'à plus de 460 000. A la fin de 2001, la large bande représentait un tiers de toutes les connections Internet actives.
90% de la population belge a accès à l’ADSL, ce qui représente une couverture unique en Europe. L’opérateur dominant Belgacom va très vite assimiler SDSL et tend, à partir de la mi-avril, à atteindre 80% du total des entreprises.
Source : http://www.ispa.be and http://www.internetaddict.be
Le sondage Eurobarometer 54 réalisé en 2000 indiquait que 9,4% des travailleurs belges qui utilisaient un ordinateur dans leurs travail, pratiquait une forme quelconque d’eTravail. (la moyenne dans l’UE est de 12.2%).
Source :http://europa.eu.int/comm/employment_social/soc-dial/info_soc/esdis/eurobarometer00.pdf
Le projet TSI EMERGENCE a réalisé en 2000 un sondage européen auprès des entreprises de plus de 50 employés et a constaté qu’en Belgique 51% des entreprises utilisaient l’eTravail (Moyenne UE : 49%).
Source :
http: //www.emergence.nu/news/employer.html
A la fin de 2001 la corporation Alcatel a chargé le cabinet-conseil InSites de realiser « le plus vaste sondage » sur l’eTravail en Belgique : 1660 employes et cadres d’entreprises ayant au moins 10 employes ont été interviewés.
Parmi les entreprises :
· 25% utilisent une certaine forme d’eTravail
· 10% des autres prévoient de commercer en 2002
Parmi les employés :
· 10% eTravaillent d’une manière occasionnelle ou régulière (56% du domicile, 17% des bureaux de satellite, 5% de différents endroits y compris des trains, des hotels,etc)
· 80% seraient intéressés par l’eTravail
Source :
http://www.alcatel.be/telework
· Les embouteillages routiers et la pollution habituelle, facilement observable à Bruxelles et aux alentours (un million d’habitants et plus de 250 000 pendulaires par jour) ainsi que dans les autres grandes villes constituent des raisons de tendre vers une réduction de l’usage de la voiture et des déplacements inutiles.
· L’essor de la large bande, la globalisation de la téléphonie mobile (75% de la population), le nombre croissant des connections à l’Internet ainsi que la promotion du e-commerce par tous les acteurs du marché devraient conforter le développement futur de l’eTravail.
· Une loi sur le Travail à Domicile est en vigueur depuis mars 1997.
· Depuis 1994 la Belgique a une association nationale de l’eTravail, tres active et ferme, l’Association Belge de l’eTravail – BTA (http://www.bta.be) avec 50 clients corporatifs sur un total de presque 80.
Contact
Christian Van Asbroeck
Proactive Consulting sprl, Brussels
Membre Fondateur et
Vice-Président Belgian Teleworking Association (BTA)
E-mail :
proactive@skynet.be
Concernant l’eTravail, le Danemark reste un des principaux pays novateurs de l’Europe et du monde entier. C’est le résultat de plusieurs éléments qui se combinent dans une démarche danoise unique et qui réussissent à merveille à maintenir l’équilibre entre, d’une part, le puissant soutien et intérêt gouvernemental et institutionnel combiné au haut niveau d’autonomie des individus et des postes de travail et, d’autre part, le scepticisme de l’autorité. Le gouvernement acumule les signes et structures évidents en faveur du développement des postes de travail et des technologie à l’aide , par exemple, d’une politique de flexibilité du marché du travail et de la sécurité de l’emploi, et du programme national “le Digital Denmark” (http://detdigitaledanmark.dk/english). Cela conforte notamment les partenaires sociaux et leur assure les moyens de mettre en oeuvre des accords-cadre sur les postes de travail qui concernent aujourd’hui la majorité de la main d’œuvre. Par ailleurs, on promeut consciemment le développement et l’utilisation des TIC, aussi bien par les mécanismes du marché – le Danemark est reconnu pour être de deux ans plus avancé que la moyenne européenne dans la libéralisation des télé- communications- que par les mises en oeuvre de mesures visant à réduire la fracture numérique.
Selon le sondage danois annuel sur l’utilisation des TIC, réalisé par les consultants en management de PLS, le moteur de la diffusion de l’eTravail au Danemark est le désir d’améliorer la flexibilité du travail. Au début, il s’agissait du simple besoin de trouver les moyens d’achever au domicile le travail qui n’avait pas pu être terminé au bureau, pour aboutir à une recherche plus générale sur les moyens d’atteindre le maximum de flexibilité pour l’employeur (afin d’augmenter la productivité et la qualité du travail) mais aussi pour l’employé (qui cherche à harmoniser les exigences du travail avec les exigences familiales et personnelles). Deux tiers des entreprises danoises utilisant l’eTravail ont obtenu des résultats considérables dans l’accroissement de la flexibilité et 48% ont trouvé les moyens d’améliorer sensiblement la productivité. Les résultats équivalents pour le secteur public sont 65% et respectivement 52%. Parmi les problèmes les plus importants soulevés par l’eTravail se trouvent les coûts supplémentaires d’équipement et d’entretien (48% des entreprises et 58% des organisations publiques l’ont mentionné), suivis par les fortes pressions exercées sur les départements Technologies de l’Information (43% et 50 %, respectivement). Seulement un quart des entreprises et des organisations publiques considèrent que l’eTravail est difficile à contrôler et à coordonner et seulement 10% et 15% respectivement affirment que l’eTravail affaiblit la culture organisationnelle. Les sondages PLS indiquent aussi que la plupart des eTravailleurs au Danemark sont ceux qui travaillent dans des départements TI mais à mesure que les TIC deviennent l’élément de base de presque tous les type d’emploi, son utilisation se répand à un plus grand nombre d’activités.
Un nouveau sondage majeur réalisé par Le Service des Statistiques du Danemark indique que presque un employé sur cinq parmi les 417 000 que compte le Danemark travaille habituellement à son domicile (Danmarks Statistik : http://www.dst.dk). Le sondage montre comment la vie quotidienne de beaucoup de Danois a radicalement changé ces dernières années. Presque tous les parents ont des emplois à temps plein et presque tous les enfants peuvent accéder aux équipements de soin pour enfants quand cela est nécessaire. Afin d’assurer la flexibilité nécessaire au maintien de l’équilibre entre la famille et le travail, 17% des employés travaillent à leur domicile à plein temps ou presque. Parmi ceux-ci, 37% (soit approximativement 6,3% de l’ensemble des employés) ont un ordinateur personnel avec accès on-line au réseau de leur entreprise. Ces données sont confirmées par le plus récent sondage sur la Main d’œuvre Européenne qui montre que 21% de tous les travailleurs Danois (salariés et indépendants) travaillent à domicile à plein temps ou presque. Ce niveau est dépassé seulement par la Grande Bretagne avec 24%, mais il est supérieur à la moyenne européenne de 11%.
Le haut niveau du travail et de l’eTravail à domicile s’accompagne d’un nombre croissant de salariés disposant d’un programme de travail flexible. Aujourd’hui, un salarié sur quatre décide de ses heures de travail à l’aide d’arrangements flexibles et cela semble bien être le résultat du crédit croissant que les employeurs et les cadres font aux employés, auxquels ils délèguent de plus en plus de responsabilité pour les décisions quotidiennes. Plusieurs Danois sont devenus de cette manière les adeptes de l’équilibre entre le travail et la famille. Il y a encore peu de temps, la flexibilité au travail était introduite seulement au profit de l’employeur. Aujourd’hui, les bénéfices pour l’employé et sa famille comptent tout autant. Parallèlement, le sondage danois montre que les salariés sont de plus en plus nombreux à choisir ou à changer d’emploi pour des raisons d’accomplissement et de développement personnel plutôt que pour la stabilité des conditions de travail ou de rémunération. C’est le cas, en particulier, des travailleurs jeunes et très qualifiés, mais la tendance générale indique d’une manière évidente que les entretiens d’embauche ne tournent plus seulement autour des avantages que l’employé potentiel pourrait apporter à l’entreprise mais portent aussi sur la question de savoir ce que l’entreprise peut offrir à l’employé. L’accent s’est définitivement déplacé.
Le projet européen IST « Families » renforce ces conclusions sur l’attitude des familles danoise vis-avis de l’eTravail à domicile, quand on les compare avec les familles allemande, irlandaise ou italienne. Par rapport à ces pays, les résultats rendus disponibles en 2001 (http://www.families-project.com) montrent les Danois semblent moins concernés par les bénéfices familiaux proprement dit que par les objectifs personnels et individuels du travailleur. La recherche indique pourtant que cela ne relève pas d’un manque de valeurs familiales chez les Danois mais plutôt de l’existence d’un réseau de soutien familial et social plus complet et plus lucratif au Danemark et que dans les autres pays. Réalisée sur un échantillon de 105 familles, la recherche du projet « Families » indique aussi que 66% des eTravailleurs sont très satisfaits de l’eTravail à domicile pour seulement 2% de mécontents.
Cependant, pour une minorité de travailleurs il y a un aspect négatif de ce développement général dans le marché du travail au Danemark, la vie de travail leur semble plus difficile à mener et devient plus stressante. Aujourd’hui au Danemark, pays très ouvert aux technologies performantes et accessible, la fracture numérique relève de moins en moins du problème de la maîtrise de la technologie comme telle. En revanche, elle révèle la rupture entre, d’une part, les individus capable de maîtriser la complexité de la vie quotidienne et, d’autre part, ceux qui ne le sont pas.
Le Danemark a été un des premiers pays à introduire le schéma très populaire de l’employé à domicile avec son ordinateur personnel. Ainsi, un ordinateur payé par l’employeur pour l’usage privé de l’employé et de sa famille est exonéré d’impôt aussi longtemps que celui-ci l’utilise pour l’accomplissement des tâches liées au travail ou à sa formation TIC, mais le plus souvent c’est l’employeur qui décide. Au cours des ans, on admet que ce schéma a contribué à élever considérablement le niveau du savoir-faire TIC au sein de la main d’œuvre danoise (puisque les travailleurs apprennent ces techniques chez eux pendant leurs loisirs et sont encouragés à participer à des cours TIC tels le European Driving Licence) et à faciliter l’accès de la population danoise aux TIC et aux équipements nécessaires à leur usage. En 2001, 60% des familles danoises avait accès à Internet à partir du domicile, le pourcentage de ceux qui se connectaient soit du domicile soit du poste de travail s’élevant a 76%. Lorsque le gouvernement a retiré l’application générale du schéma en janvier 2001, les vives protestations des deux parties, employeur et employé, ont forcé le nouveau gouvernement à le réinstaller au début de 2002.
L’autre point majeur de la politique danoise considéré comme l’instrument qui a propulsé le Danemark en premières ligues de l’eTravail en Europe est la mise en place très répandue des accords-cadre. Réalisés par les partenaires sociaux, fortement soutenus par le gouvernement ces accords assurent aux eTravailleurs qu’ils n’auront pas à craindre une dégradation de leur conditions de travail ou des facilités offertes par rapport à leurs collègues qui n’utilisent pas l’eTravail. En vérité le Danemark est le leader mondial du développement et de la mise en place de tels accords, ils concernent aujourd’hui presque 70% de la main dœuvre danoise. LO, La Confédération Danoise des Syndicats (http://www.lo.dk), un des acteurs majeurs de ces développements, a mis en place un programme intitulé developing workplace qui couvre la plupart des perspectives et des dimensions de l’eTravail. Le syndicat majeur soutenant l’eTravail est HK, le Syndicat des Employés et Commerciaux du Danemark (http://www.hk.dk) qui est le promoteur principal de ce type d’action et de sa diffusion. Par exemple, HK a perfectionné le site-web général sur l’eTravail le plus utilisé et le plus complet (http://www.distancearbejde.dk) et en raison de l’augmentation très rapide du nombre de "free agents" au Danemark il a aussi mis en œuvre le premier site-web du Danemark et de services spéciaux dédié aux indépendants.
L’Institut Technologique Danois associé à l’Université de Copenhague et à l’Institut des Etudes sur le Gouvernement Local du Danemark, est en train de réaliser un sondage clé concernant l’impact de l’eTravail au domicile sur les migrations quotidiennes et sur l’environnement. Le projet TRIP, financé par Le Programme Danois de Recherche sur l’Environnement, est sur le point de construire un modèle comprenant des renseignements socio-économiques détaillés concernant, par exemple, la structure des ménages et la nature des systèmes de transport. De plus, le modèle est construit de manière a pouvoir être intégré dans un modèle interrégional et macroéconomique plus large pour le Danemark, LINE. Un aspect important de ce travail est l’incorporation de l’eTravail comme une option modale du modèle général de migration quotidienne. Le modèle de navette quotidienne général aussi bien que le sous modèle de l’eTravail seront mis en œuvre de manière à permettre des prévisions sur l’approche future du transport et des émissions sur l’environnement.
De même, TRIP va identifier les causes derrière de développement de l’eTravail et compléter un modèle prévisionnel pour l’eTravail au Danemark. Il soulignera la nature des relations entre les changements de niveau dans l’eTravail et les changements de l’approche des transports, pour la navette et pour d’autres fins, en comprenant aussi la possible substitution des effets de changements de niveau pour l’eTravail ; les changements dans l’approche des transports seront liés aux changements dans les émissions vers l’environnement. Finalement, la recherche va identifier les types et les caractéristiques des entreprises et des organisations qui promeuvent l’eTravail et analyser ce qui fait obstacle à sa mise en place.
Voir : http://www.akf.dk/trip/index.htm
Le projet IST EMERGENCE a défini l’eTravail comme travail basé sur les techniques de l’information, réalisé en dehors des locaux de l’employeur et livré à travers un réseau de télécommunications sans tenir compte de savoir si cette activité a lieu ou non dans des endroits de type bureau ou si elle est accomplie par les employés de l’entreprise ou par les employés du dehors. En 2001, EMERGENCE a analysé des modèles de l’eTravail à travers l’Europe, pratiqués par des entreprises de plus de 50 employés. De recherches complémentaires ont été faites sur les organisations de moins de 50 employés dont une au Danemark, parrainée par HK Service, le Syndicat des Employés et Commerciaux du Danemark.
Les principales conclusions indiquent que le niveau de l’eTravail au Danemark est élevé par rapport au reste de l’Europe. Six établissements sur dix utilisent une forme d’eTravail, par rapport à seulement la moitié dans l’ensemble de l’Europe. Il est possible que les petites entreprises utilisent considérablement plus l’eTravail pour dactylographier et introduire des données que les plus grandes entreprises (20,6% par rapport a 4,1%-4,6%). Elles utilisent probablement encore plus l’eTravail pour des fonctions financières et créatives et même, dans une moindre mesure, pour les téléventes et les services aux clients. De toute façon, il est probable qu’elles utilisent moins l’eTravail pour le développement des logiciels, les fonctions TI et la gestion, les ressources humaines et la formation professionnelle, peut-être parce que, dans les petites organisations, ces fonctions sont plus difficile à séparer de la direction générale et de l’administration. Comparant ce résultat au reste de l’Europe, le Danemark s’écarte de la moyenne sous plusieurs aspect. Plus frappant encore, au Danemark plus qu’ailleurs, il est probable que le développement des logiciels, les fonctions créatives et les fonctions de direction sont réalisées dans les locaux mêmes de l’entreprise, peut-être en raison d’une plus grande disponibilité de l’expertise maison.
Dans l’ensemble, le sondage EMERGENCE sur l’eTravail au Danemark a tiré les conclusions suivantes :
· Le Danemark est évidemment un des pays les plus avancés de l’UE pour ce qui est de l’utilisation des TIC en vue de construire une culture organisationnelle interconnectée avec une division interne complexe du travail, dont le but est d’offrir des services commerciaux basés sur l’informatique, et un secteur de la connaissances florissant.
· Le Danemark a des relations commerciales actives avec ses voisins de l’Europe du Nord et dans une certaine mesure avec le reste du monde en tant qu’acheteur aussi bien que fournisseur de e-Services. Son point fort ce sont les services à valeur ajoutée et hautement spécialisés; les clients des autres pays choisissent des fournisseurs danois à cause de leur expertise et leur haute qualité plutôt que pour les prix bas. Il est plus probable qu’ils cherchent des pays faiblement rémunérés pour un travail peu qualifié tels que la saisie des données.
· Les employeurs danois entraînent l’Europe vers le développement des formes de l’eTravail socialement responsables, qui suppose un mixage entre le travail dans les locaux de l’entreprise et le travail à domicile ou dans d’autres endroits. C’est la forme d’eTravail qui implique le moins de risques pour les travailleurs (tels l’isolement social ou le maque de perspectives de promotion) et pour les employeurs (comme la perte de motivation ou un sens faible du travail en équipe). Il semble que l’existence des accords collectifs complets, incluant l’eTravail, ont contribué à cette bonne marche des choses.
Contact
Jeremy Millard et Lars Schmidt, Competence et
TI
Institut Technologique
Danois
Teknologiparken, 8000
Aarhus C, Danemark
Tel. : 45 72 20 1417/1419 – Fax : +45
72 20 14 14
E-mail : jeremy.millard@teknologisk.dk /
lars.schmidt@teknologisk.dk
Le principal phénomène dans le commerce contemporain et dans
le travail, c’est le changement structuré de l’attitude envers le travail en
réseau et les environnements virtuels. Aujourd’hui, l’usage de la technologie
de l’information et de la communication est tellement répandu qu’il est une
pratique courante dans la vie professionnelle. Cependant, il y a des groupes
qui n’adhèrent pas à ce processus de développement et ils risquent pour cela
d’être de plus en plus éloignés et même exclus du marché de travail. Un
élément critique pour la productivité et l’emploi c’est l’organisation du
travail. La difficulté, c’est de rassembler les aptitudes humaines, la
technologie et les structures sociales de manière à faire ressortir les
processus de créativité et d’innovation.
L’environnement virtuel ou en réseau ne ressemble ni au milieu physique ni au milieu social. Malheureusement, nous ne sommes pas parfaitement conscients de l’actualité et de la nécessité des structures du Télétravail. Les entreprises qui recherchent l’innovation et la flexibilité positive trouveront les meilleures opportunités commerciales et les formes de travail les plus viables du point de vue social. Dans l’environnement virtuel, la technologie est le principal instrument au service de la créativité humaine et des interconnections.
L’économie finlandaise s’appuie de plus en plus sur le capital humain. Simplement à cause du besoin de générer continuellement les connaissances et l’innovation dans le but de satisfaire le client. Seuls, les êtres humains sont capables de relever ce défi. Il en résulte deux obligations. Premièrement, la technologie et la manière dont elle est mise en pratique doivent être contrôlées par les gens. Deuxièmement, la priorité majeure doit être accordée aux facteurs sociaux et éthiques dans l’organisation du travail et dans l’économie de la connaissance.
Le Télétravail est l’un des instruments dont disposent les cols blancs pour repositionner le travail dans sa propre dimension temporelle et spatiale, de manière à ce que les facteurs physiques, techniques et sociaux de leur environnement professionnel soutiennent la pensée et l’innovation. La production des connaissances et de l’innovation repose sur la pensée individuelle et l’effort collectif. Le travail en tant que procédé de la pensée et de l’action peut être accompli dans des environnements physiques, virtuels et sociaux.
Les raisons du développement du Télétravail sont liées aux exigences du travail, de la gestion du temps et de l’efficacité. Cela peut être interprété comme un effort de contrôler le processus de travail en modifiant l’espace de travail et alternant les interruptions et les priorités professionnelles et personnelles. Le Télétravail permet la flexibilité générale du programme de travail.
Il y a des avantages et des inconvénients liés au Télétravail. Ceux-ci ne sont pas absolus, ils dépendent de la nature de l’organisation de l’entreprise et du travail. Puisque le TéléTravail est rarement associé aux stratégies commerciales ou personnelles, les avantages sont généralement individuels et locaux. Les avantages du Télétravail reposent sur les bénéfices immédiats de l’organisation fonctionnelle du travail, l’utilisation des possibilités offertes par les systèmes techniques, les performances professionnelles, services clientèle et l’augmentation des réseaux. L’un des inconvénients c’est l’éventuelle accroissement du temps de travail et, dans certains cas, le recours à la flexibilité quantitative du marché du travail.
Les facteurs d’efficacité du Télétravail sont en relation avec divers aspects de la théorie sur le capital intellectuel, en particulier la modification de la structure interne de l’entreprise et le maintien du capital ou portefeuille client. Le Télétravail est un moyen de s’adapter rapidement à l’activité des chaînes de valeur ajoutée, oú l’importance des organisations officielles s’affaiblit en même temps que s’accroît l’importance de la coopération en réseau.
http://web2.shh.fi/biblio/papers/fulltextes/104-951-555-721-6.pdf
Le Gouvernement a pris une décision de principe concernant l’arrangement de la coopération dans la sphère du Télétravail. Les lignes de marquage de la coopération entre les ministères et les autres agents du développement national du Télétravail sont tirées par l’accord sur les principes de coopération. Le but c’est de renforcer et de soutenir l’implantation du Télétravail en Finlande. Les groupes de coopération sur Le Télétravail ETR ont commencé leur activité le 18 avril 2002.
Le Télétravail a d’abord été perçu comme un travail "à distance", réalisé à partir d’un poste de travail conventionnel, puis plus tard comme un travail dans lequel le temps et la localisation ne comptaient pas. Le terme du TéléTravail, récemment généralisé, concerne davantage le travail dans les réseaux d’information. Le terme est lié au télétravail traditionnel de même qu’à une utilisation plus complète des communications de données électroniques dans les entreprises. Le Gouvernement estime qu’il est important de promouvoir l’usage opportun du Télétravail pour des raisons de politique du marché du travail, de politique régionale, de politique de communication et familiales de même que pour des raisons liées aux principes du développement durable. Le Ministère du Travail a été nommé promoteur du groupe de coopération du Télétravail.
Le groupe corporatif ETR soutient la mise en place systématique du Télétravail et du travail décentralisé. Son objectif principal est de promouvoir le transfert du travail et du commerce vers les réseaux d’information. Le transfert du travail vers l’environnement des réseaux d’information engendre de nombreux défis et des possibilités dont la considération exige la coopération entre de divers secteurs administratifs. Tous les ministères qui considèrent que la solution est opportune sont intégrés comme membres du groupe corporatif. Le projet implique de plus la présence de représentants des entreprises, du marché du travail, de la vie commerciale, des universités et des autres parties intéressées.
L’un des objectifs du groupe ETR est, d’une part, de clarifier la situation actuelle qui fait que Le Télétravail se réalise à travers de réseaux de données, de promouvoir la recherche sur le Télétravail et de nouvelles formes possibles et de soutenir la formation d’un réseau de compétences dans l’eTravail. D’autre part, c’est de favoriser la transmission des renseignements sur le Télétravail par le maintient des services www.ework.fi
Le principal élément de réussite de l’efficacité, de l’emploi et de la qualité de la vie professionnelle, c’est de comprendre et de traiter le changement comme un procéssus vaste et long. Ce type de processus est d’une importance cruciale dans les politiques d’entreprises et de l’emploi. Un exemple majeur c’est le Programme Finlandais de Développement de la Localisation du Travail (1996-2003) dont le but est d’améliorer l’efficacité et la qualité de la vie professionnelle sur les lieux de travail finlandais. Le programme assure l’expertise et le financement partiel des projets de développement dans les entreprises et dans le secteur public. La prémisse fondamentale du financement c’est la détermination commune des managers et des employés à unir leurs forces en vue du développement de la localisation du travail.
Les projets de développement se concentrent en général sur la promotion du travail en équipe et sur le renforcement des méthodes de management, l’augmentation des compétences diverses, l’amélioration de la coopération et la formation de réseaux entre les entreprises. Tous les projets doivent être initiés à la place du travail. L’encadrement ainsi que les employés participent au plannification et à la finalisation des projets. Le programme a déjà initié 490 projets de développement dans 1000 lieux de travail finlandaises, et les résultats obtenus sont très positifs en terme de productivité et d’amélioration de la qualité, par l’introduction de nouvelles formes d’organisation institutionnelle qui visent le bien-être de l’employé.
Voir : http://www.mol.fi/tyke/new/english/index.htm
Soutien du Télétravail pour le Développement Régional et
l’Administration Publique
Le Télétravail KurVi (2000 - 2003) est un projet de développement et de formation professionnelle dans le cadre de l’objectif ESF 2 qui va se dérouler en Finlande dans la zone connue sous le nom de Upper Pirkanmaa. L’idée du projet c’est de mettre le réseau actuel décentralisé commerce/eTravail à la portée des PMEs et du secteur public. Le projet est mis en place avec la collaboration de l’Université de l’Institut Tampere pour des Etudes sur le Développement et l’Institut de l’Education de Pirkanmaa du Nord. Le projet sert à rassembler l’expertise régionale, nationale et à l’avenir aussi internationale.
Les avantages d’une activité commerciale décentralisée d’une manière contrôlée sont des facteurs de succès pour des entreprises de plus en plus nombreuses. Les organisations publiques manifestent aussi leur intérêt pour le potentiel du Télétravail. Aujourd’hui, toute entreprise a ce qu’il faut pour tirer le plus de bénéfices des TIC et des connections au trafic d’information.
Plus de renseignements
sont disponibles sur : http://www.ework.fi/english/telework.html
eTuulos – sur l’autoroute de l’information et des compétences (2001-2002), est un projet financé par le ESF, le Conseil de la Région Häme et la Municipalité de Tuulos. Le but du projet est de former les gens dans la municipalité de Tuulos pour devenir des agents TI compétents. Ces agents vont se mettre en tête du développement des compétences des gens de Tuulos dans la société de l’information, conformément à leurs propres désirs et demandes. Le projet pilot donne l’occasion de relancer le développement du Télétravail. Par l’encouragement du Télétravail la municipalité peut offrir à ses estivants une chance de passer plus de temps à Tuulos, c’est-à-dire de prolonger le temps qu’ils passent chaque année dans leurs maisons de vacances et même pouvoir passer toute l’année dans la municipalité. Au fur et à mesure que leurs compétences TI s’améliorent, plus d’opportunités pour Le Télétravail s’offrent aux habitants de Tuulos..
Plus de renseignements
sont disponibles sur : http://www.ework.fi/english/telework.html
L’extension du Télétravail dans les administrations publiques – ce projet a démarré au début de 2001 et fournit des formations et renseignements aux employés des agences et des bureaux du gouvernement. Il met en place une organisation pour contrôler et évaluer le progrès et les résultats du Télétravail. Sept agences gouvernementales sont impliquées dans ce projet. Les activités de planning et de formation se sont déroulées en 2001 et l’implantation a commencé en 2002. Le projet va aussi débattre sur le statut actuel du Télétravail dans les agences gouvernementales de la Finlande et mettre en oeuvre un système performant pour l’évaluation des effets du Télétravail. Le projet va peut-être donner lieu à un débat général sur les effets possibles du Télétravail sur l’économie locale et sur la politique régionale.
Plus de renseignements
sur : Tapio Penttilä University of Turku, Centre for Extension Studies
E-mail :
tapio.penttila@utu.fi
Publication - “The Overview of Finnish ESF
Telework Projects” est disponioble sur
http://www.ework.fi/esrraportti/frame_index.html
Conférences sur l’eTravail 2001, le VIIIeme Assemblée Européenne sur les Nouvelles Formes de Travail sont disponibles sur http://www.telework2001.fi
Contact
Juhani Pekkola, Ph.D. Ministry of Labour
P.O. Box 34
FIN - 00023
Government
E-mail : juhani.pekkola@mol.fi
Tiina Hanhike, Senior Officer, Ministry of
Labour
P.O. Box 34
FIN - 00023
Government
E-mail : tiina.hanhike@mol.fi
Le ralentissement économique mondial, initié dès le milieu de l’année 2000 aux États-Unis, s’est poursuivi tout au long de 2001, en s’accentuant au second semestre. Les États-Unis et les pays formant la zone euro ont ainsi enregistré un recul de leur activité, au troisième trimestre pour les premiers, au quatrième pour les seconds. La France n’a pas échappé à ce mouvement général : son PIB a diminué de 0,1% à l’automne dernier.
Dans un contexte général de repli de la demande des
entreprises, les événements du 11 septembre ont contribué à accentuer cette
dégradations, en France comme dans l’ensemble de la zone euro.
L’investissement productif de la zone euro a subi un
ralentissement, passant de +8% fin 2000 à -5% fin 2001. En France, ce recul
était de l’ordre de 1⁄2 point fin 2001, alors que la progression de
l’investissement en produits industriels avoisinait 11% à la fin 2000.
La baisse de la demande des entreprises s’est traduite par
un net ralentissement des échanges internationaux. Dès le second semestre de
2000, le reflux des échanges avait touché le secteur des nouvelles
technologies.
Les exportations (y compris le commerce intra-zone) sont
passées de +12% à la fin 2000 à -2% fin 2001, et les importations de +10% à
-4%. Le cycle des importations a été amplifié par celui du secteur des
nouvelles technologies. Celui-ci explique plus de 40% de la baisse des
importations françaises de produits manufacturés observée entre la fin 2000 et
la fin 2001.
La progression de l’emploi salarié concurrentiel s’est
ralenti dès le printemps, après trois années extrêmement favorables. 230 000
emplois auront été créés sur l’ensemble de 2001, contre près de 570 000 l’année
précédente. Cette contraction est d’abord liée au ralentissement de l’activité
économique. Elle s’explique aussi par un ralentissement des effets liés à la réduction
du temps de travail (RTT) après le passage aux 35 heures des plus grosses
entreprises en 2000.
La baisse de l’embauche a pesé sur l’évolution du taux de
chômage. Après avoir décru jusqu’à 8,6% au printemps, celui-ci a augmenté
durant l’été, pour se stabiliser à 9,0% de la population active fin 2001.
L’économie mondiale donne des signes de reprise au début
2002. Ainsi, le secteur des nouvelles technologies, dont la chute a été
l’élément déclencheur du ralentissement de l’économie mondiale en 2000,
semblait retrouver un peu de vigueur.
Dans la zone euro, les dernières enquêtes de conjoncture
font état d’une amélioration des perspectives des entreprises.
La France participe à cette embellie : les perspectives
personnelles de production des industriels se sont nettement redressées.
L’amélioration des perspectives dans les dernières enquêtes de conjoncture
n’est pas propre à l’industrie. On la retrouve également dans les services .
Finalement, après le fort ralentissement de l’activité enregistrée en 2001, allant jusqu’à un léger recul du PIB au quatrième trimestre, l’activité française devrait se redresser progressivement pour atteindre un rythme annualisé proche de 2% conformément au profil attendu pour l’ensemble de la zone euro[30].
Le taux de croissance des « jeunes pousses » du secteur TIC est passé de 3,9% au début 1996, à 6,5% fin 2000. Ainsi, en 2000, plus d'une entreprise sur 15 était créée dans le secteur TIC.
Depuis 1997, la part technologies de l'information dans la croissance globale est estimée à 20% en France. Fin 2001, environ 3 millions de salariés travaillaient dans ce secteur.
Selon des statistiques officielles, fin 2001, plus que 15 millions de français employaient régulièrement Internet. L'ordinateur est devenu un instrument de travail pour plus de la moitié des actifs et un outil d'information et de loisir dans plus d'une famille sur trois.
Le programme d'action gouvernemental pour le développement de la société de l'information (PAGSI) lancé en 1997, a accompagné ces mutations. Cette politique volontariste a été appliquée dans un grand nombre de domaines : usage d'Internet à l'école, administration électronique, soutien à l'innovation, réduction des coûts de communication, développement de point public d'accès à Internet, lancement de plan Large Bande, etc.
Le commerce électronique est défini en France comme la vente ou l’achat de biens ou services au moyen de systèmes électroniques. Les paiements peuvent ne pas être faits en ligne. La moitié des entreprises françaises, environ dispose d’un site sur la toile ; il est utilisé pour la communication, le service aux clients ou le rapport avec des fournisseurs.
La vente directe en ligne semble être encore peu utilisée : fin 1999, seulement 9% d'entreprises industrielles déclarait recevoir des commandes en ligne. Les achats inter-entreprises représentaient environ 6,1 milliards d’euros en 2000, et le commerce de détail 1,2 milliard d’euros.
En France, les secteurs dominants du commerce électronique sont ceux de la vente de billet (transport, tourisme, spectacle,) et les secteurs des produits informatiques et culturels.
Depuis 1998, plusieurs de mesures ont été prises pour améliorer la confiance des consommateurs concernant le paiement en ligne (voir ci- dessous).
Depuis le lancement de PAGSI, l'administration en ligne est une priorité. Les technologies d'information permettent :
· d’améliorer les relations entre l’administration et les citoyens,
· de proposer de nouveaux services
· de moderniser le fonctionnement de L'état en simplifiant les procédures et en plaçant le besoin des citoyens au coeur des procédures administratives.
Sur 4 ans, environ 4200 sites Internet publics ont été ouverts. Fin 2001, la totalité des formulaires les plus récents étaient en ligne, notamment grâce au portail "service-public.fr" (www.service-public.fr).
eAdministration et eTravail en Polynésie Française [34]
La Polynésie Française, territoire français d’outre-mer situé dans le Pacifique Sud à 3.000 km au sud de Hawaii et à mi-chemin entre la Nouvelle Zélande à l'ouest et l’Amérique Sud à l'est, est constitué de plus d’une centaine d’îles répartie sur une superficie aussi grande que l’Europe continentale. En raison de l’éclatement de ce territoire sur de grandes distances et du décalage horaire de 12 heures avec Europe, la Polynésie Française constitue un « terrain » de choix pour expérimenter les solutions TIC en « situation extrèmes » et mesurer leur opportunité. De fait, depuis 2001, 95% des entreprises locales utilisent quotidiennement le courrier électronique sur Internet, et, depuis son île chaque citoyen local peut accéder via Internet à tous les service en ligne de l’administration territoriale.
Pour faciliter l'accès aux services en ligne, et restaurer l’équité de développement entre Tahiti, l’île principale et les autres îles sans oublier les citoyens les plus éloignés (certaines îles ont seulement quelque dizaines d’habitants, voire moins), les autorités locales mettent en place graduellement des point d'accès public à internet ( "Fare Metu Oire") dans les mairies de chaque île.
Cet espace, géré par un employé de mairie, est d’abord destiné à être la fenêtre décentralisée de toutes administrations. Les utilisateurs ont directement accès aux services de celles-ci. Ce point d'accès peut être également utilisé comme station de travail pour la recherche d’information et le télétravail sur internet.
L’équipement des écoles
En 1997, le multimédia n'était pas très présent dans les établissements scolaires. Fin 2001, la formation multimédia est proposée dans tous les établissements de formation des enseignants.
Toutes les grandes écoles hautes, 91% des universités et la moitié des écoles primaires sont branchées à internet depuis 2001. L'intégration du multimédia dans la formation des professeurs et l'offre de contenus pédagogiques adaptés a rapidement progressé.
Le nombre d'élèves par ordinateur a considérablement diminué.
L'ingénierie de l’enseignement à distance
En France, l'intégration du e-learning reste encore embryonnaire comparé à nos voisins d'Outre-Atlantique. Une étude du cabinet Arthur Andersen portant sur un échantillon de 74 grandes entreprises françaises révèle que seules 8 d'entres elles ont mis en oeuvre des solutions d'e-learning, principalement cantonnées aux langues ou à la bureautique[35].
Le Centre National de l’Enseignement à Distance (CNED) a créé une structure spécifique baptisés Ecole d'Ingénierie de la Formation A Distance (Eifad) dont les rôle est de former les professionnels de l’apprentissage à distance.
Depuis 2001, cet institut délivre à destination de pédagogues francophones un cours en ligne sur le sujet d’une durée de six mois [36]..
L’étude la plus récente[37] de l’INSEE montre que la France comble assez rapidement son déficit en équipement avec 57% des personnes de 15 ans et plus qui ont accès à un ordinateur et 38% qui ont accès à l’internet. Un aspect extrêmement important qui ressort de cette étude est le fait que, à ce jour, l’absence d’accès chez soi, sur le lieu de travail ou à l’école n’est pas compensé par la possibilité d’utiliser les équipements dans des lieux publics ou chez des proches. Ceci montre, tout au moins pour la société française, que l’accès reste encore une chose qui relève de la sphère privé en ce qui concerne l’évolution des usages. L’étude en question est précise quant aux populations et aux usages et doit réellement faire réfléchir tant la sphère des décideurs politiques que le milieu patronal quant aux possibilités de diffuser bien plus rapidement et surtout plus largement la prise de conscience de la nécessité de s’approprier très rapidement les outils des TICs par le pan le plus large possible de la population. Il en va de l’adaptation aux nouveaux besoins du marché et donc de l’employabilité et donc aussi de l’intégration sociale d’une plus large couche de la population.
Très concrètement il y a peu de signes indiquant que le
télétravail ait particulièrement progressé en France depuis un an malgré la
perception que de plus en plus de salariés bénéficient de formes de flexibilité
informelles et qu’il semblerait qu’il y ait également plus de nomades. Ce
manque de formalisme de l’évolution des condition de travail n’est probablement
pas dramatique en soi et n’est que le reflet d’une évolution des mœurs au
travail dans un contexte de compétitivité accrue. Ce qui est plus dommage,
c’est qu’une telle évolution de nature plutôt anarchique ne permet pas à
l’entreprise de bénéficier des avantages d’une réelle remise en cause de
l’organisation du travail. En effet, de tels aménagements que l’on pourrait
considérer amiables, permettent d’éviter la négociation de l’aménagement des
conditions de travail. Par contre, ils ont le désavantage de ne pas permettre
la mise en place de nouveaux moyens de mesure de la performance adaptés à une
organisation qui devrait être plus efficace.
Les raisons d’un tel comportement sont probablement historico-culturelles et la publication par l’ANACT d’une étude sur dix cas d’entreprises illustre bien ce propos.
Pour une entreprise, se lancer dans une expérience de télétravail est aussi l’occasion de reposer sous un jour nouveau des questions fondamentales quant à l’organisation du travail, au management, et aux conditions de travail de l’ensemble du personnel.
En effet, le télétravail entraîne une remise en question de l’ “ espace-temps ” classique du travail.
A partir de la réalisation de dix monographies sur ces cas de télétravail, l'étude propose une synthèse structurée autour de thèmes liés aux conditions de travail:
Le télétravail doit bénéficier d'un contexte favorable pour s'installer comme solution pérenne dans l'entreprise. La principale condition est l'existence conjointe d'une offre, de la part de l'organisation et d'une demande de la part des salariés.
Equipement et les outils nécessaires au télétravail
Le télétravail demande un équipement minimum, pour avoir accès à la messagerie, et dans certains cas à l'intranet de l'entreprise. Le plus souvent ce sont des solutions qui supposent un accès à l'internet. Mais d'autres aspects ne doivent pas être oubliés: l'aménagement de l'espace de travail, la possibilité de s'isoler du reste des locaux du foyer, etc…
Télétravail et conditions de travail
Les conditions de "télé"-travail posent un problème, celui du lieu de travail. En effet le télétravail est rarement exercé à domicile 100% du temps, et l'on rencontre le plus souvent du télétravail "pendulaire", c'est à dire avec une alternance entre le travail à domicile et dans les locaux de l'entreprise. Le télétravail peut aussi se rencontrer dans des télécentres. Chaque lieu a sa propre problématique en ce qui concerne l'aménagement de l'espace de travail, le sentiment d'isolement, la possibilité d'échapper aux facteurs de perturbation (bruit, téléphone, etc.)
Pilotage et négociation sociale
Dans quelques cas seulement le télétravail a donné lieu à validation par le CHSCT, et à un avenant au contrat de travail. Il faut souligner que dans la plupart des cas que nous avons étudié, le télétravail s'exerçait de façon plus ou moins informelle, sans que soit actée cette nouvelle forme de travail: il s'agissait plus pour les partenaires d'une forme "d'arrangement personnel".
Télétravail, management et organisation du travail
Le télétravail pose deux problèmes à l'entreprise: celui de son management, car il n'est pas aisé de piloter à distance le travail d'un subordonné, et celui de l'organisation du travail, car il est nécessaire de repenser la répartition des tâches ente le télétravailleur et son collectif de travail. C'est sans doute la plus grande difficulté rencontrée par les entreprises qui introduisent le télétravail dans une organisation existante. Par contre les entreprises qui se sont constituées d'emblée sur un modèle de multi-localisation, le télétravail est déjà présent au départ, et l'organisation du travail est construite sur cette particularité.
Préservation du lien social
Le grand risque pour le télétravailleur est le sentiment d'isolement. Mais le plus souvent, ces difficultés, ont été résolues par le choix d' une forme de télétravail pendulaire, qui permet par un présence régulière dans les locaux de ne pas se couper de ce lieu de socialisation que constitue l'entreprise.
Les “clefs de succès pour la mise en œuvre” du télétravail
On peut les résumer en quelques points clés:
· nécessité d'une démarche réfléchie et concertée dès le départ
· l'entreprise doit investir un minimum de moyens
· une réflexion avec les collègues du télétravailleur doit être engagée pour repenser l'organisation du travail
· le télétravailleur doit avoir une réelle capacité d'autonomie
· les formes de télétravail pendulaire (à temps partiel) sont plus faciles à mettre en œuvre, pour l'entreprise (organisation du travail) et pour le télétravailleur (moins de sentiment d'isolement, préservation du lien social) .
Depuis février 2002, un nouvel élément peut intervenir dans le choix d’une entreprise pour la mise en place du télétravail. En effet, les entreprises soucieuses de répondre favorablement aux critères de notation sociale et environnementale de la responsabilité sociale d’entreprise, se poseront probablement la question de savoir si le télétravail peut contribuer à améliorer leur perception sur le marché. C’est ici qu’il convient d’éviter de prendre les mauvais raccourcis qui consisteraient à dire, par exemple, travailler à la maison tous les jours diminue nécessairement les transports en voiture ou, ne venir qu’une fois par semaine à paris en avion et travailler le reste de la semaine en province contribue à améliorer les effets de la pollution. Les vérités ne sont pas aussi simples. Une étude réalisée pour la DiGITIP[39] cherchant à préciser dans quelle mesure il est possible de recourir au télétravail pour réaliser des économies d'énergie et d'émissions de gaz à effet de serre a permis de conclure :
1 - Il est possible de recourir au télétravail pour économiser de
l'énergie dans le tertiaire et dans les transports, mais ce bénéfice est
essentiellement valable pour le télétravail à domicile, même à temps partiel
Il y a environ 22 millions d'actifs en France, dont 80% utilisent la voiture pour aller travailler. Il y a par ailleurs 15,5 millions de personnes qui travaillent dans le tertiaire, dont l'immense majorité exerce sa profession dans un lieu distinct de son domicile.
Nous avons étudié comment se comparent les consommations d'énergie pour le transport et le confort résidentiel (chauffage, eau chaude, éclairage…) pour plusieurs situations-type. Bien entendu, chaque situation type ne décrit pas de manière exacte une catégorie d'individus bien identifiée, mais la comparaison des ces différentes situations permet de fixer les idées quand aux évolutions globalement favorables et défavorables en termes de consommation d'énergie, et donc de donner des ordres de grandeur sur le gain ou la perte engendrée par une évolution donnée.
Les cas de figure que nous avons pris en compte sont les suivants :
· un travailleur dit "normal"[40]. Pour se rendre à son lieu de travail, il parcourt la distance moyenne domicile-travail deux fois par jour (il déjeune donc sur place) en voiture. Il occupe un bureau dont la superficie est la moyenne de l'espace disponible par salarié du tertiaire (couloirs et annexes comprises).
· un travailleur à domicile. Il ne se déplace pas pour se rendre à son travail et travaille dans une des pièces de son domicile. Notons dès à présent qu'il n'y a économie que si ce déplacement n'est pas remplacé par d'autres déplacements motorisés pendant la journée qui n'auraient pas eu lieu pour un salarié allant "au bureau". Pour la simplicité de ce qui suit, nous supposerons qu'il n'y a pas de corrélation entre déplacements domicile-travail et déplacements dans la journée. Cette hypothèse reste spéculative et demanderait à être confirmée.
· un travailleur en centre de regroupement (ou bureau de proximité). Il se déplace peu pour aller à son travail et emprunte pour ce faire des modes non motorisés (marche, vélo). Son bureau en centre de regroupement occupe un espace identique à celui d'un bureau moyen (annexes comprises).
Les deux dernières modalités pouvant être exercées à temps partiel, nous avons en fait constitué 6 "individus-type" :
· le travailleur normal
· le travailleur à domicile à temps complet,
· le travailleur se partageant entre domicile et bureau "normal"
· le travailleur en centre de regroupement à temps complet
· le travailleur se partageant entre centre de regroupement et bureau "normal"
·
le travailleur se partageant entre domicile et
centre de regroupement
Avec un certain nombre d'hypothèses, les économies permettant le passage de la situation "normale" à l'une des autres situations sont les suivantes.
|
Lieu de travail |
bureau, temps complet |
domicile, temps complet |
domicile, 50% & bureau,
50% |
centre local, temps complet |
centre local, 50% &
domicile, 50% |
centre local, 50% &
bureau, 50% |
|||||||
|
Economie d'énergie de
déplacement, en % de la consommation annuelle moyenne d'un Français |
0,0% |
10,7% |
5,3% |
10,7% |
10,7% |
5,3% |
|||||||
|
Economie d'énergie du
tertiaire, en % de la consommation moyenne par Français |
0% |
34% |
14% |
-7% |
14% |
-4% |
|
|||||||
|
Economie totale, en % de la
consommation moyenne par Français |
0% |
45% |
19% |
4% |
25% |
1% |
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|||||||
Il apparaît donc que le gain n'est pas automatique quelles que soient les modalités. En fait, une modalité qui se développe, celle du télétravail "distant" (salarié habitant à Toulouse et venant travailler à Paris, par exemple) est même susceptible d'être franchement défavorable par rapport à la situation de référence. Ainsi nous avons comparé à la situation "normale" 3 autres cas :
· une personne qui déménage à 200 km de son bureau. Il s'y rend un jour par semaine, en voiture, sur 46 semaines ouvrées, et travaille chez lui le reste du temps.
· une personne qui déménage à 200 km de son bureau, et à 10 km d'une gare. Il se rend à son bureau une fois par semaine, en train (puis en transports en commun), après être allé à la gare en voiture.
· déménage à 500 km de son bureau, où il se rend une fois par semaine en avion (puis en transports en commun).
Le résultat se présente comme suit
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Situation |
1 (200 km, train) |
2 (200 km, voiture) |
3 (500 km, avion) |
|
Evolution par rapport à la
situation de référence (tertiaire compris) |
-29% |
2% |
151% |
Ainsi, seule une personne qui, de banlieusard motorisé en voiture devient travailleur à domicile provincial venant en train de temps en temps, permet de réaliser une économie, les autres cas de figure étant au mieux neutres ; l'usage de l'avion faisant même clairement pencher la balance du côté d'un surplus notable (+150% ) de consommation en énergie.
L'économie d'énergie induite par cette modalité est donc possible, mais non automatique. On retiendra quand même que si les économies d'énergie font partie du but recherché, il est possible d'y parvenir dans ce contexte (le télétravail).
En admettant que 50% des actifs du tertiaire (soit 7 à 8 millions de personnes) se convertissent au télétravail, les économies d'énergie qui en résulteraient pour le pays sont les suivantes, selon les modalités mises en œuvre.
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lieu de travail |
bureau, temps complet |
Domicile, temps complet |
domicile, 50% & bureau,
50% |
centre local, temps complet |
centre local, 50% &
domicile, 50% |
centre local, 50% & bureau, 50% |
|
Potentiel de gain, en
millions de tonnes équivalent pétrole |
0,0 |
11,4 |
4,8 |
0,8 |
6,1 |
0,4 |
|
En % de la consommation
d'énergie en France |
0,0% |
4,6% |
1,9% |
0,3% |